‹ Zoologie du département de la moselleChapitre 18 sur 23 · KM · texte numérisé non relu

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nier valent beaucoup moins que le renard ordinaire d’un beau roux; nos peaux de renard sont plus exportées en Orient, en Russie, en Grèce et en Turquie, que celles de l’espèce que l’on tue en Champagne et aux environs de Paris, laquelle est plus petite que la nôtre et vaut 25 pour cent de moins.

La peau du chat domestique noir ou tigré vaut 40 fr. le cent, et l’angora vaut moins.

La peau de chèvre vaut 2 fr. 25, et celle du chevreau 2 fr. 50 c mes . On expédie ordinairement les peaux de chèvre pour Paris et Strasbourg, tandis que la peau de mouton, qui vaut 75 c mes le demi-kilogramme étant sèche, et celle de l’agneau, qui vaut 1 fr. 25, se travaillent à Metz.

Le poil seul du lièvre est préparé pour être exporté en Amérique , et sert à la chapellerie : cet article est si important que l’un des fourreurs de Metz en prépare annuellement pour une somme de 400000 francs.

Quant au lapin , l’Angleterre , la Belgique et la France seules élèvent la grande espèce de lapin ; l’Allemagne ne possède que la petite espèce, dont la peau a moins de valeur.

Pour se faire une idée de l’importance de cette fourrure, il faut savoir que la ville de Rheims vend plus de 150000 peaux de lapin par an, et Nancy plus de 100000 ; le département de la Moselle n’en fournit guère plus de 70000.

Les environs de Troyes, en Champagne, nourrissent une race de lapins, dits argentés, dont la fourrure seule vaut au moins un franc. C’est un animal d’un bon rapport, et il serait à désirer qu’on élevât en grand nombre cette belle espèce dans notre département.

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