‹ Zoologie du département de la moselleChapitre 4 sur 23 · CLASSE. — LES REPTILES · texte numérisé non relu

CLASSE. — LES REPTILES

Le département de la Moselle contient peu de reptiles; cela s’explique facilement par sa température assez froide. Le premier ordre, celui des Chéloniens, n’y est qu’accidentcllement représenté par une espèce ; le second ordre, celui des Sauriens ou Lézards y compte trois espèces; il ne s’y trouve que cinq espèces de celui des Ophidiens ou Serpents ; celui des Batraciens y est représenté par treize espèces.

Ordre de* Chélonien» ou Tortuef.

L’Emys sir.mz, ( genre èmyde, famille des émydiens ouchélotiiens elodiles) (YVagl. — Pr. Bp.) — Au mois d’août "1853, MM. F. Valette et Ory voulurent bien m’adresser celte tortue vivante, qui avait été prise par eux dans une nasse placée dans un bras des eaux mortes de la Moselle, au bas de Jouy-aux- Arches. Des pécheurs de la localité ont annoncé que déjà ils avaient vu plusieurs petites émydes dans les eaux de Jouy.

Cette circonstance est d’autant plus remarquable que la cistude européenne avait seule jusqu'ici été observée à cette latitude, c’est-à-dire en Prusse, tandis que les deux espèces d’émydes ne se trouvent l’une, Yemys caspia, qu’aux bords de la mer Caspienne ; l’autre, Yemys sigriz, qu’en Espagne, en Sicile ou sur les côtes de Barbarie. Il serait étonnant que cette espèce, eût-elle été apportée du Midi dans notre département, pût s'y acclimater et y multiplier.

Ordre de« Sauriens ou Xtézards (Cuv.)

Le Lézard de Schrkibers ou vivipare, lacerla Schreibersiana (Milne Edw.), lacerla vivipara (Jacquin, Dum. et Bibr.) — Sur les vieilles murailles.

La femelle du lézard de Sclireibers fait, vers le mois de juin, de cinq à sept œufs ; quelques minutes après qu’ils sont pondus, les petits sortent parfaitement développés. Ce fait, nouveau pour la science, a été observé pour la première fois en Suisse, parM. Jacquin, et vérifié depuis par divers naturalistes, ce qui a fait donner à l’espèce le nom de vivipare.

Le lézard des murailles, lacerla muralis (Laurenti). — Peu répandu dans le département. On assure que sa chair est bonne à manger.

Le Lézard des souches ou arénicole, lacerla stirpium(Dawl.), !.. arcnicola (Cuv.) — Assez commun sur les murs, les baies, dans les prés et les bois montagneux.

Ordre des Ophidiens ou Serpents (Cuv.)

L’Orvet commun ou fragile, vulgairement Borgne. — Mon venimeux ; très-commun dans les prés, les bois et les vieilles murailles.

La Couleuvre a collier, coluber natrix (Linn.) — Atteint quelquefois plus de l m ,32 de longueur; très-répandue dans les bois, notamment dans ceux de. Gorze et d’Ars-sur-Moselle ; on la mange sous le nom d’anguille de haies.

Une observation curieuse a été faite au sujet de cette espèce et elle s’applique probablement à d’autres. Suivant les circonstances où on la place, une même couleuvre peut être ovipare ou vivipare; ainsi la couleuvre à collier placée à proximité de l’eau ou dans des lieux humides a été ovipare, ce qui est sa condition habituelle ; elle devient vivipare ou mieux ovovivipare, quand on la tient éloignée de toute humidité.

La Couleuvre lisse, colubcr auslriacus (Linn.) — Répandue dans les bois et les terrains pierreux.

La Couleuvre verte et jaune, coluber viridiflavus (Lacép.) — Dans les bois montagneux.

La Vipère commune, ripera bems (Daud.), dont la vipère aspic, ripera aspis (Linn.), est une variété. — Répandue dans les bois et les coteaux rocailleux. Sa morsure est venimeuse.

Ordre des Batraciens (Cuv.)

La Grenouille verte ou commune, rana viridis (Roësel), rana esculenla (Linn.) — Répandue en grand nombre, dans les eaux dormantes surtout.

Elle varie beaucoup. La variété la plus répandue a les parties supérieures du corps d’une belle teinte verte, irrégulièrement marquée de taches brunes ou noirâtres d’une égale grandeur et elle offre trois bandes dorsales jaune d’or.

La Grenouille rousse ou muette, rana temporaria (Linn.) — Habite les lieux humides, où elle est très-commune ; retourne à l’eau à l’automne.

Les grenouilles multiplient considérablement; on a calculé que chaque femelle pond annuellement de 600 à 1 ,200 œufs qui sont disposés en chapelet. Au bout de quelques jours, l’œuf est brisé parle têtard. Puis, après deux ou trois mois, le têtard se change en grenouille, sa peau se fend sur le dos et on voit naître un animal de forme très-différente qui conserve encore cependant une queue qui finit par disparaître. On a trouvé des grenouilles vivantes dans des eaux thermales, et même à une température de 37° Réaumur.

Les grenouilles passent l’hiver en léthargie, dans la vase et en bandes considérables, ou cachées dans des trous.

La Raine commune, h y la arborea ou viridis. — Habite en été les arbres et les buissons et fréquente les eaux au printemps.

Le Bomrinator ou crapaud sonnant ou pluvial, bombinalor bombinus (Wagl. Dum. Bibron), bufo bombinus (Daud.) — Très-commun dans les eaux stagnantes.

L’Alyte ou crapaud accoucheur, alyles obsletricans (Dum. cl Bibr.), bufo obstétricaux (Wolf. Laur.) — Parait rare.

Le Calamite ou crapaud des joncs, bufo viridis (Bibron.), bufo calamita (Daud.) — Se trouve l’hiver dans les caves dans les campagnes, et l’été au pied des murs des jardins.

Le crapaud commun, bufo vubjaris (Daud.) — Répandu dans les lieux humides et obscurs; au pied des murs.

La Salamandre maculée ou terrestre, salamandra maculosa (Laur.), sal. vulgaris. — Vit dans les bois humides sous les pierres; on la trouve fréquemment dans le vallon de Vaux. M. de Nicévillc et M. A. Malherbe en ont recueilli des exemplaires pour le Muséum de Metz. Cette espèce est ovovivipare, à la différence des triions ou salamandres aquatiques.

La Salamandre noire, salamandra nigra. — Rare.

Le Triton crêté, triton cristalus (Daud.), salamandra cristala (Lalr.) — Commun dans les mares et les eaux stagnantes.

Le Triton ceinturé, triton cinctus (Daud.), salamandra cincla (Latr.) — Dans les eaux stagnantes et les fossés.

Le Triton ponctué, triton pundatus (Daud. Dum. flibron), salamandra punctala (Latr.) — Commun dans les eaux stagnantes et dans les fossés.

Le Triton palmipède, triton palmatus (Daud. Dum.), salamandra palmata (Cuv.) — Dans les eaux stagnantes.

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v classe. - les poissons.

V* SÉRIE. OSTÊROrTÉRYClEHS OU POISSONS OSSEUX.

Ordre de* AcanthoptÉrygien*. (Cut.)

La Perche commune, perça fluvialilis (Linn.) — On trouve communément dans la Moselle et dans plusieurs de nos rivières ce poisson délicat qui dépasse rarement 30 centimètres.

La Grémille commune ou perche goujonnière , acerina ccrnua (Cuv.) — Est commune dans la Moselle ; elle atteint tout au plus 15 centimètres de longueur.

Le Chabot commun ou têtard , chabot de rivière (Cuv.) , cottus gobio (Linn.) — Se tient sous les pierres dans les rivières et les ruisseaux.

L’Epinoche commune, (jaslerosteus (Cuv.), aculealus (Linn). — Très-commune.

L’Épinochette , gasterosleus pungitius (Linn.) — La plus petite espèce de poisson d’eau douce de France; se trouve dans la Rosselle. Les espèces de ce genre construisent, au fond des ruisseaux, des nids de forme conique ; M. Coste m’a

mis à même d’observer ce fait curieux dans un des bassins établis à Paris dans la cour du Collège de France.

Ordre des Malacoptérygien* abdominaux.

La Carpe ordinaire, cyprinus carpio (Linn.) — Commune dans les rivières et étangs. Quand les carpes sont bien nourries , elles croissent vite et parviennent à une grosseur considérable. Ainsi, on en a pêché, dans plusieurs lacs de l’Allemagne septentrionale, qui pèsent plus de 15 kilogrammes, et Pallas et Lacépède citent des carpes monstrueuses, du poids de 35 et 45 kilogrammes, qui auraient atteint jusqu’à un mètre et demi de long. Iluflon assure que la carpe peut vivre plus de 200 ans. Cette espèce a été introduite en Angleterre vers 1650. La carpe à miroir ou la reine des carpes (Duham.), cyprinus specularis (Lacép.), est une race anormale qui est rare dans ce département.

Le Carassi.n ou l’Hamburge, appelé la carousche noire à Metz , cyprinus carrassius (Linn. — Cuv.) — Dans plusieurs étangs et pièces d’eau ; a au plus 1 5 à 20 centimètres de long et pèse de 250 à 500 grammes. Celte espèce a été introduite dans la Lorraine par le roi Stanislas.

Le Carassin blanc, carousche blanche à Metz ; cyprinus slriatus (Hol.) — Se trouve dans les fossés de Metz; une variété plus petite existe dans l’étang de Bellelanche.

La Bouvière , bourguignon ou carpe de Vallicres des pêcheurs de Melz; cyprinus amants (Linn.) — Cette petite espèce se trouve dans nos ruisseaux et dépasse rarement 0 m ,04.

Le Barbeau commun, barbus (Cuv.) commuais, cyprinus barbus (Linn.) — Commun dans la Moselle ; atteint rarement jusqu’à 60 centimètres.

Le Goujon commun, gobio (Cuv.) vulgaris. Cyprinus gobio (Linn.) — Très-répandu dans nos rivières et ruisseaux; ne dépasse pas souvent 12 à 15 centimètres.

La Tanche ordinaire , tinca vulgaris (Cuv.), cyprinus tinca (Lion.) — Habile les eaux stagnantes et limoneuses; sa taille ordinaire est de 25 centimètres ; on a cité des individus de 0 m ,00 c et de 7 à 10 kil. , mais ce sont de rares exceptions.

La Brème commune ou grande Brême , abramis communis (Cuv.), cyprinus brama (Linn.) — Habile les étangs et les rivières tranquilles. Les brèmes peuvent atteindre de grandes dimensions ; Lacépède annonce qu’elles ont quelquefois plus de 0 ,n ,50 de long et pèsent 10 kil. ; mais ordinairement elles ne dépassent pas 0"\40

La Petite Brême, abramis blicca (Cuv.), cyprinus blicca et talus (Gm.) — Dans la Moselle et dans les eaux tranquilles. Longue de 15 à 20 e .

La Brême de buggenhauen, abramis Buggenhagii (B1J, cyprinus (L.) — La brème- rosse des pêcheurs de Metz; assez rare dans la Moselle; ne dépasse pas O 1 ",^ au plus.

Le Ciievenne, meunier ou DOBULE. Le meunier (Cuv.), leuciscus dobula (Klein.) , cyprinus (L.) — Assez commun dans les rivières et les ruisseaux , surtout près des moulins ; parvient à plus de 50 centimètres de long.

Le Gardon ou ide , leuciscus idus (Kl.), cyprinus (L.) — Dans les eaux pures ; un individu a été pris dans la Moselle, près de Metz , le 2 janvier 1843.

La Hachette, leuciscus dolabralus (Cuv. et Val.), cyprinus dolabrata (Hol.) — Bare ; se prend au commencement du printemps dans la Moselle.

La Vandoise ou Vauboisf. , gravelel des pêcheurs de Metz ; leuciscus argentcus (Agassiz.) — Commune dans les endroits peu profonds de la Moselle; c’est la meilleure espèce parmi les poissons blancs; elle dépasse rarement 30 centimètres.

Le Nase ou nez , appelé aucon à Metz ; leuciscus nasus (Klein.), cyprinus nasus (Linn.), chondrosloma nasus (Agas-

siz.) — Ce poisson blanc est très-abondant dans la Moselle ; à l’époque du frai, c’est-à-dire à la fin d’avril et au commencement de mai , tous les individus répandus dans une assez grande étendue de la rivière, se rassemblent par bandes nombreuses cju’il est facile de suivre jusqu’au moment où, se fixant pour l’acte du frai, ces bandes se réunissent et forment alors des masses compactes si inertes que l’on peut prendre ce poisson à la main ou au panier.

Une variété entièrement rouge a été pêchée dans la Seille, dans l’été de 1849, et figure dans la collection de M. Holandre.

La Rosse ou Rousse, leucisctis rulilus (Cuv.), cyprinus (L.) — Commune; en janvier 1845, on en a pris une variété rouge dans la Seille.

Le Rotbnglb ou Sauve, leuciscus erylhrophtalmus (Bl.) cyprinus (Linn.) — Se trouve dans la Moselle, dans la Seille et dans nos étangs. Long de 20 à 30 centimètres.

L’Ablette, leuciscus alburnus (KL), cyprinus (Linn.), aspius alburnus (Agassiz.) — Commun dans la Moselle. On sait que les ablettes sont d’un vert jaunâtre sur le haut du dos , et brillent du plus bel éclat d’argent sur le péritoine. La matière qui leur donne ces couleurs produit l’essence d’Orient employée pour la fabrication des perles fausses. Il existe plusieurs autres espèces dont la nacre sert à fabriquer de fausses perles. Longueur: 10 centimètres au plus.

L’Ablette alburnoïde , leuciscus alburnoides (de Selys, Valenc.), aspius (Agassiz, Selys.) — Assez commun.

Le Spirlin biponctcé, mésaigne à Metz, leuciscus biponclatus (KL), cyprinus (L.) — Dans la Moselle.

Le Véron, leuciscus phnxinus (KL), genre phoxinus (Agassiz .), cyprinus (L.) — Très-commun dans nos ruisseaux et dépasse rarement fi centimètres.

La Loche franche pu barbottf., cebitis barbatula (Linn.) —

Très-commune dans nos ruisseaux, et se tient sous les pierres; elle a quelquefois 15 à 18 centimètres.

La Loche de rivière ou a queue rouge , c. spirula (Cari.) , satouillc des pêcheurs de Metz ; cobitis tœnia (L.) — Dans la Moselle et la Nied.

Le Brochet commun, esox lucius (Linn.) — Ce poisson est commun ; il croît trés-vîte ; selon divers auteurs, dès la première année, il atteint souvent un pied de longueur, 15 pouces à deux ans, 2 pieds à trois ans, et cette progression se continue si la nourriture est abondante. Ainsi, dans le Volga on en trouve du poids de 20 kilog. et de 2 m 27 de longueur.

Le Saumon ordinaire, salmo salar (Lin.) — Il vient des mers arctiques, d’où il entre dans les rivières au printemps. On en prend dans la Moselle à cette époque , et quelquefois en été et à l’automne. On peut reconnaître le mâle de cette espèce à un petit tubercule relevé sur la symphyse de la mâchoire inférieure. On le suppose âgé de deux ans lorsqu’il pèse 6 à 8 livres ; à l’âge de 5 à 6 ans, il pèse 10 ou 12 livres et parvient bientôt à un développement considérable. — On prend quelquefois de fort beaux saumons auprès du Pont-des- Morts, à Metz.

Le Bécard, salmo hamatu-s (Cuv.) — C’est une erreur que de regarder le bécard comme le mâle du saumon. Le dos du bécard est plus gris ; le corps est couvert de nombreuses taches rouges , la chair en est moins rouge ; on en prend quelquefois dans la Moselle.

Il serait possible, je pense , de multiplier cette espèce dans la Moselle plus facilement que l’espèce ordinaire.

La Truite saumonée, salar trutta (Valenc.), salmo trutta (Linn.) — On en trouve dans la Chiers et dans les petites rivières des Ardennes ; elle a de 60 à 70 centimètres de long; quelques individus de cette espèce pèsent 4 ou 5 kil.

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La Trüitf. vulgaire, salar Ausonii (Val.), salmo fario (L.)

— Habite la Chiers, la Crusne et la Sarre. La truite a ordinairement 0 m 30 à 0 m 50 de long, et pèse alors l k ,19 à 0 k ,30. On en pèche cependant du poids de 2 à 3 kilog.

L’Ombre chevalier ou l’Umble, salar umbla (Val.), salmo umbla (L.) — Un jeune individu de cette espèce a été pris dans notre département. Longueur ordinaire : 0 m 35.

Le Salmlet ou saumoneau du Rhin, salar rlicncnsis. — Plusieurs auteurs pensent que ce petit poisson est une espèce distincte ; le verdâtre du dos forme, avec le blanc du ventre, des zigzags dans chacun desquels est une tache rouge. — On en a pris, en 1838, deux individus dans la Moselle.

L’Ombre commune, thyniallus commuais (Cuv.), salmo (L.)

— Se trouve dans la Chiers et la Crusne.

L’Alose, alosa vulgaris (Cuv.), clupea alosa (L.) — Elle atteint jusqu’à 1“ de long, mais elle a ordinairement moins de 55 e ; elle remonte, au printemps, de la mer dans les rivières, et on la trouve au mois de mai dans la Moselle.

Ordre des Malacoptcrygicns *ohbranchiena (Cuv.)

La Lotte commune ou de rivière, Iota vulgaris (Cuv.), gadus (L.) — On en trouve dans la Moselle, dans les grandes eaux, à la fin de février.

La Plie, Flet ou Picaud, platessa (Cuv.), flcsus, pleuronccles (Linn.) poisson de mer plat qui remonte accidentellement dans les rivières. 11 dépasse rarement 0 m 40 de long. On en a pris un individu dans la Moselle, à Metz.

Ordre dej Malacoplérygieni apode* (Car.)

L’Anguille commune, murœna anguilla (Linn.) — N’est pas rare dans nos rivières. Les anguilles chassent la nuit, et dans les chaleurs de l’été, elles aiment à sortir de l’eau, et vont

quelquefois très-loin au travers des herbes, mangeant les petits reptiles, les colimaçons et meme certaines plantes, entre autres les pois. Il serait très-facile de multiplier l’anguille dans tous nos étangs, dans nos pièces d’eau, et même dans toutes les mares du département.

SÉRIE. — Choxdioftértgiens ou poissons cartilagineux.

Ordre des Sturioniens ou Chondroptérygiens à branchies libres.

L’Esturgeon ordinaire, acci penser sturio (L.) — Long de 6 à 7 pieds. Les esturgeons habitent la mer; au printemps, ils remontent le Rhin en bandes ; la femelle vient déposer ses œufs dans ce fleuve. Cette espèce remonte jusque dans la rivière de Moselle. L’exemplaire offert par M. Mary, au Muséum de la ville de Metz, a été pris au mois de mai 1835 , prés de Sierck.

Ordre des Chondroptérygiens à branchies fixes.

La Lamproie ordinaire ou grande Lamproie , petromyzon marinus (Linn.) — La longueur de la lamproie est de 0™ 60 à 1 ra , elle est marbrée de brun sur un fond jaunâtre ; ce poisson habite les mers et il remonte au printemps dans les rivières. On en prend quelquefois dans la Moselle , près de Metz.

La Lamproie de rivière ou sept-ceil , petromyzon fhiviatilis (Linn.) — On en prend quelquefois dans la Moselle; la longueur de ce poisson est de 0 m 30 à 0 m 50; argentée, noirâtre ou olivâtre sur le dos.

L’Ammocète lamproyon ou lamprillon , ou suce-pierres , ammocetcs branchialis (Dupa.), petromyzon (L.). — • Elle est longue de 0 m 1 6 à 0 m 22, grosse comme un fort tuyau de plume; elle se trouve dans la Moselle et dans plusieurs ruisseaux où elle adhère aux pierres par la bouche. Elle est assez commune près de St-Avold.

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