Ansères ou Palmipèdes
Totaux
Total général
Dans ce nombre , on remarquera quelques espèces de passage très-accidentel , telles que le vautour griffon, l’aigle criard, la chouette caparacoch, la grive dorée, la pie-grièche à poitrine rose, le martin roselin, le pipit aux longs tarses, Yallouctte à hausse-col noir, le rémiz, la canepetière, le courtvite Isabelle, le héron aigrette, le crabier, Yhultrier pie, le phalarope plalyrhinque, le grèbe cornu, le pétrel tempête, le sterne arctique, le pélican blanc, Voie d’Egypte, Ycider, le sif (leur huppé, le nyroca; d’autres, enfin , très-rares, quoique ayant niché dans le département, notamment le pic noir, le cincle aquatique.
Nous allons passer en revue les espèces appartenant aux sept ordres, en commençant par les accipitres , qui se subdivisent en accipitres diurnes et en accipitres nocturnes.
Ordre des Accipllre».
Arripilres diurnes.
Le Vautour griffon, vuUur fulvus (Linn.), gyps occidentalis (pr. Bp. consp.) — Un individu provenant des Alpes ou des Pyrénées a été tué près de Rémilly par M. Auguste Rolland, le 15 mai 1842.
L’Aigle commun ou royal , aquila chrysœlos , falco fulvus, (Linn.) — Parait très-accidentellement.
L’Aigle criard, aquila nœina (Briss.) — Tué près de Puttelange, le 1 er décembre 1835.
Le Pyg argue , haliœtus albicilla (Savig.), falco albicilla (Linn.) — Habite les bords de la mer, des fleuves et des lacs. Le Muséum de Metz en possède deux exemplaires, l’un tué en 1812, à Moyeuvre, l’autre tué à Aumetz.
Le Balrusard, pandion haliœtus; falco haliœtus (Linn.)
— On en voit quelquefois sur la Moselle.
Le Circaète Jean-le-Blanc , circaetus gallium (Vieill. — Gm.) falco brachydaclilys (Wolf, et Tem.)
La Buse pattue, buteo lagopus (Cuv.), archibuteo (Brelim.)
— De passage assez rare à l’automne.
La Buse commune , buteo cinereus. — Dont Vieillot et quelques auteurs ont fait, avec des variétés, deux espèces sous les noms de buse changeante et de buse à poitrine barrée. Assez commune et varie beaucoup.
La Bondrée, pemis apivorus (Cuv.), falco apivorus (Linn.)
— N’est pas rare et varie beaucoup dans son plumage.
Le Milan royal, milvus regalis (Cuv.), falco milvus (Linn.) — N’est pas rare dans nos campagnes.
Le Milan noir, milmis niger, (Briss.), falco ater , (Linn.)
— Rare; plusieurs individus ont été tués près de Metz à diverses époques.
Le Faucon ordinaire ou pèlerin, falco commuais f. père gr inus , (Linn.) — Très-rare aux environs de Metz.
Le Hobereau, falco subbuteo, (Linn.), hypolriorchis subbuteo, (Boic. — Pr. Bp.) — De passage rare à l’automne.
L’Émérillon, dont le vieux mâle est le rochier, falco œsalonct lilhofalco, hypolriorchis æsalon, (Boic. — Pr. Bp.)
— De passage assez rare près Metz, habite les forêts élevées.
La Cresserelle, tinnunculus alaudarius, (Vig. — Br.), jalco linnunculus. — Commun sur la cathédrale de Metz, où elle niche ; habite aussi les rochers et les bois.
L’Autour ordinaire, astur palumbarius , (Laeép.), f. palumbarius, (Linn.) — De passage rare à l’automne.
L’Épervier, accipiter nisus, (Br.), falco nisus , (Linn.)
— Commun dans tout le département.
Le. Busard harpaye ou des marais, cirais aruginosus , (Lacép.), falco ru fus et œruginosus, (Linn.) — Habite près des marais et des eaux; très-rare.
Le Busard St-martin ou soubuse, circus ajaneus (Boic.), falco, (Mont.), strigiceps , (Bp.) — De passage à l’automne. J’en ai obtenu, cet hiver, un mâle adulte vivant pris dans un filet aux environs de Metz.
Le Busard montagu, cirais cineraceus , (Montagu.) — Parait très-accidentellement.
Âccipilres nocluraes.
La Chouette caparacoch ou épervière , surnia ulula, (Dum.
— Bp.), slrix funerea , (Lath.) — Des régions arctiques. Trois
individus ont été tués prés Metz, dans l’été de 1834, et l’un de ces sujets se trouve au Muséum de cette ville.
La Chevêche, alhene noctua, (Boie. — Bp.), slrix passerina, (Linn.) — Peu commune; habile les arbres creux.
La Chouette tengmalm, nyetale tengmalmi, (Brehm.), slrix tengmalmi, (Linn.) — De passage accidentel.
La Hulotte , le vieux mâle , dont la femelle est appelée chathuant, symium ululons, (Sav. — Bp.), strix aluco, (Linn.) — Assez rare dans le département, où elle habite les forêts.
L’Effraie , strix flammea, (Linn.) — Commune; habite les églises , les vieux bâtiments , les granges et greniers.
Le Grand-duc, bubo atheniensis, (Aldrov. — Bp.), slrix bubo, (Linn.) — Habite les grandes forêts ; rare. On en a vu nicher dans la forêt de Moyeuvre , dans celle de Rémilly et sur les bords de l’Orne , près de Jœuf.
Le Hibou ou moyen-duc, olus vulgaris, (Flem. — Bp.), strix olus , (Linn.) — Assez répandu dans nos bois.
Le Hibou brachyote ou a huppes courtes , olus bracliyotus, (Boie.), strix brachyotus , (Cm.) — Commun au passage d'automne.
Ordre des Passereaux (Passercs.)
1’ Fissiroslres.
L’Engoulevent d’Europe, caprimulgus europœus, (L.) — Se voit en automne , vers le soir , dans les vergers et près des bois élevés.
Le Martinet commun, cypselus apus , (Illig.) , c. tnurarius, (Tem.) — Arrive après les hirondelles et habite les édilices élevés.
L’Hirondelle de cheminée, hirundo rustica (L.) — Trèscommune; arrive en avril et part en septembre, époque à laquelle on en voit des bandes considérables réunies sur quelques édifices. Il en existe une variété albinc au Muséum de Metz.
L’Hirondelle de fenêtre, hirundo tirbica (L.), chelidon urbica (Boie. — Bp.) — Arrive plus tard que la précédente.
L’Hirondelle de rivage, hirundo riparia (L.), colyleriparia (Boie. — Bp.) — En été, au bord de la Moselle. On en voit une variété albinc au Muséum de Metz.
Le Bollier d’Europe, coracias yaiTula. — Accidentellement dans le département. Des individus ont été tués dans les cantons de Metz , de Longwy et d’Audun-le-Roman.
Le Martin pécheur commun, alccdo ispida (L.) — On en voit toute l’année le long de nos ruisseaux ; il niche dans des trous en terre, sur les berges escarpées.
2‘ îenuiroslres.
La Huppe d’Europe , upupa epops (L.) — Se fait entendre dans nos bois et nos vergers dans le courant d’avril , et repart en automne.
Le Tichodrome échelette ou grimpereau de murailles , tickodroma muraria (lllig.) — Parait accidentellement dans quelques parties de la Lorraine et des Ardennes.
Le Grimpereau commun, certhia familiaris (Linn.) — Trèscommun; on le voit, grimpant aux arbres , dans les vergers et les bois.
La Sittelle commune ou torchepot , sitta europœa (L.) — Sédentaire ; grimpe le long des arbres dans les bois et les vergers.
Becs-fins (Cnv.) — 1" section : Riverains.
La Roüsserolle , calamolierpe turdoides (Meyer. — Bp.), salicaria (Selby. — Haïti.), sylvia (Lin.— Boie.) — Se trouve ordinairement au bord des étangs et des rivières , dans les roseaux et les saussaies aquatiques, au mois de mai et au mois de juin.
L’Effarvatte ou bec-fin des roseaux , calamohci'pc atvndinacca (Meyer), salicaria (Selby.) — Au printemps dans les roseaux , les saussaies humides.
Le Bec-fin aquatique, calamodyta aquatica (Meyer, — Bp. Consp. p. 287), sylvia (Lath.), salicaria (Selby). — Se voit, mais très-rarement, dans les touffes de joncs de nos rivières et de nos étangs.
Le Bec-fin phragmite , calamodyta phragmitis (Meyer, — pr. Bp. Consp. p. 287), sylvia phragmitis (Bec’nst.), fauvette des joncs (Vieill.) — Cet oiseau est très-commun au printemps dans les roseaux et les saussaies; il nous quitte avant l’automne.
La Locustelle, locusleUa rayi (Gould. 1836), sylvia locustella (Lath.) — Elle est rare; elle se trouve dans les taillis sur les coteaux dans l’arrondissement deMetz, et probablement aussi dans le reste du département.
Becs-fins. — 2* section : Sylvains.
Le Rossignol, philomela luscinia (pr. Bp. Conspcctus gcnerum avium 1850, p. 295), sylvia luscinia (Lath.) — Fait entendre son chant mélodieux dans nos bois et nos jardins, où il arrive vers le milieu d’avril. On l’entend la nuit sur l’Esplanade et dans quelques jardins qui bordent la Moselle dans la ville de Metz. On en voit une variété albine au Muséum de Metz.
La Fauvette orphée, sylvia orphca (Temm.), curruca orphea (Briss. — Boie.) — Rare dans le département, où elle niche cependant.
La Fauvette a tête noire , curruca atricapilla (Briss. — pr. Bp. Consp.), sylvia atricapilla (Lath.) — Commune au printemps et en été dans nos bois et nos jardins.
La Fauvette mélanocéphale , curruca mclanocephala ; sylvia (Lath.), pyrophlhalma mclanocephala (pr. Bp. 1850) — M. Holandre l’a trouvée quelquefois dans le département où on l’avait confondue , sans doute, avec l'espèce précédente.
La Fauvette des jardins , curruca horlcnsis (Briss.) , sylvia hortensis (Bechst.), fauvette (Temm.) — Répandue en été dans nos jardins et nos vergers. Une jolie variété albine fait partie de mon cabinet.
La Grisette, sylvia cinerca (Lath. — Briss.) — Très-commune dans nos jardins, nos haies et nos bois.
La Babillarde, sylvia curruca (Lath. pr. — Bp.)
Le Rouge-gorge, erythacus rubeciUa (Sw.), sylvia rubecula (Lath.) — Très-abondant dans le département à son passage d’automne ; néanmoins , depuis que l’usage des sauterelles, pièges garnissant les allées des bois, s’est répandu dans quelques parties de l’Allemagne, on prend moins de ces oiseaux dans la Moselle. 11 en existe plusieurs variétés albines au Muséum de Metz et dans mon cabinet.
La Gorge-bleue, cyanecula suecica (Briss. — pr. Bp.) sylvia cyanecula (Meyer.) — On en voit quelques individus de passage au printemps et à l’automne, sur les haies, les saussaies et la lisière des bois.
Nota. — Les auteurs modernes font une seconde espèce de la gorge-bleue qui, au lieu d’une tache blanche, a sur la poitrine une tache rousse au milieu du beau bleu qui
couvre , chez le mâle , cette partie et le devant du cou ; ils la nomment cyanecula cœrulecula; mais on lue quelquefois le vieux mâle, ayant le devant du cou et toute la poitrine d’un beau bleu, sans aucune tache blanche ou rousse au milieu. A laquelle des deux espèces devra-t-on alors rapporter l’oiseau possédant cette robe? Doit-on en former une troisième espèce? Ce n’est point probable. Je possède un exemplaire mâle, sans tache sur la poitrine, et tué dans le département au mois de mai.
Le Rossignol de murailles, rulicilla phœnicura (Brebm.), sylvia phœnicura (Lath.) — Assez répandu dans nos bois et nos vergers. Le Muséum de Metz en possède une variété albine.
Le Bec-fin tithys, vulgairement rouge-queue, rulicilla tithys (Brchm.), sylvia tilhys (Scop.) — Très-répandu ; niche même dans la ville de Metz sur les grands édifices.
Le Bec-fin a poitrine jaune ou lusciniole, appelé vulgairement contrefaisant; le grand pouillot, (Cuv.), hyppolats salicaria (Bp sylvia hyppolais (Lath.) — Très-répandu, niche sur les arbres; se voit même dans les villes.
Le Bec-fin sylvicolf. ou siffleur, phyllopncuste sibilatrix (Meyer), sylvia sylvicola (Lath), s. sibilatrix (Bechst.) — 11 n’est pas rare au printemps dans nos bois.
Le Pouillot ou fitis, phyllopnenstc trochilus (Meyer), sylvia trochilus (Lath.)
Le Pouillot a ventre jaune, phyllopncuste ou sylvia flaviventris (Vieil.) — Que l’on soupçonne pouvoir être la même espèce que le pouillot.
Le Bec-fin véloce, phyllopncuste rufa (Meyer, — pr. Bp.), ficcdula (Koch), sylvia (Lath.) — Commune dans nos bois l’été.
Le Bec-fin natterer, phyllopncuste bonellii (Vieill. — pr. Bp.
Consp. p. 289), sylvia natlereri (Temm.) — Arrive dans les bois des environs de Metz dans le courant d’avril.
Le Roitelet ordinaire, rcgulus cristatm (Ray. — Cuv.) — Répandu dans le département; se trouve même dans les jardins des villes.
Le Roitelet triple bandeau ou a moustaches , regulus ignicapillus (Licht. — Bp.), r - mystaceus (Vieil! ) — De passage dans le département au printemps et en automne.
Le Troglodyte ordinaire, troglodytes europæus (Cuv.) — Assez commun. Une variété albine se trouve dans la collection de la ville de Metz.
Le Traqitet motteux , saxicola omanthc (Bcchst.) ^Commun; dans les lieux rocailleux et montagneux de préférence. Le Muséum de Metz en possède une variété albine.
Le Traquet rubicole, pratincola mbicola (Koch. — Bp.), saxicola rubicola (Beclist.) — Dans les buissons et les lieux arides; assez répandu.
Le Traquet tarier, pratincola rubctra (Koch. — Bp.) saxicola mbctra (Bechst.) — Commun dans nos prairies. On en voit une variété blonde au Muséum de Metz.
L’Accenteur MoucnET ou fauvette d’iiiver, accentor moduhtris (Bechst.) — Sédentaire et assez rare ; se trouve dans nos bois et nos haies. Le Muséum de Metz en possède une jolie variété blonde.
La Mésange charbonnière, parus major (L. ) — Commune dans nos bois et nos jardins.
La Mésange petite charbonnière, parus aler (L.) — Principalement dans les bois de pins et de sapins.
La Mésange bleue, parus cœruleus (L.) , cyanistes (Kaup.) — Commune toute l’année.
La Mésange nonneîte, parus palustris (L ), poccila
(Kaup.) — De passage en automne; fréquente les marais des localités boisées.
La Mésange huppée, parus crislatus (Linn.), lophophanes (Kaup.) — Principalement dans les forêts de pins et de sapins.
La Mésange a longue queue, parus caudalus (L.), mc~ cistura eau data (Leach. — Bp.) — Commune dans nos bois en été; en automne et en hiver demeure près des habitations.
La Mésange moustache , calamophilus b i armions (Leach. Ilartl.) , panurus (Koch. — Bp.), parus (Linn.) — A paru quelquefois dans les saussaies au bord de la Moselle.
Le Rémiz ou penduline, œgithalus pendulinus (Vig.), partis (Linn.) — De passage très-accidentel. M. Holandre en a tué un individu dans un fossé , au Saulcy de Metz.
La Bergeronnette grise ou lavandière, ou hociie-queue, motacilla alla (Linn.) — Très-commune au bord des eaux et dans nos fermes pendant le printemps et l’été ; on la voit fréquemment sur les toits. Il en existe deux variétés albines au Muséum de Metz.
La Bergeronnette de printemps, budytes /lava (Cuv. — Bp.), motacilla / lava (Linn.) — Très-commune dans nos prairies humides, où on en prend considérablement à l’automne au filet d’alouettes. Le Muséum de Metz en possède une variété albinc.
La Bergeronnette jaune ou boarule, motacilla boartda (Auct.), palknura (Bp.), sulphurea (Bechst.) — Elle est moins commune que la précédente; au bord des eaux et dans les vallons.
Le Pipit des buissons ou des arbres , vulgairement à Metz Sinsignotte, authus arboreus (Bechst.) — Habite les lisières des bois. Il en existe deux variétés blondes au Muséum de Metz.
Le Pipit farlouse ou Pipit des prés, anthus pratensis (Bechst.) — Répandu dans les prairies humides, surtout au passage d’automne. Le Muséum de Metz en possède une variété albine.
Le Pipit aux longs tarses (Marchant), Pipit Richard (Vieill.), an Unes longipes (Holandre, Faune de la Moselle; annuaire 1825), corydalla (Vig.), longipes (Hol.) — Quelques captures de cette espece rare du midi de l’Europe ont eu lieu dans notre département et figurent dans la collection de M. Holandre. Des exemplaires adultes et jeunes, provenant du Piémont, figurent dans ma collection.
Le Pipit Rousseline, antlius rufescens (Temm.), agrodroma (Sw. — Gm.), campestris (Br.) — Sur les pelouses de nos coteaux.
Le Pipit spioncelle, antlius aquaticus (Bechst.) — Se montre accidentellement ;\ l’automne et en hiver , et habite les lieux humides sur les montagnes.
Le savant auteur du Conspeclus gencrum avium (1 850) ' , page 247, distingue deux espèces différentes confondues sous le nom de aquaticus. L’une qui se retrouve dans le nord del’Afrique et qu’il nomme anthus spinolctta (Linn.), représentée dans la planche 5 , figure 5 , de l’ Expédition d'Egypte; l’autre qui habite jusqu’au nord de l’Europe et qu’il nomme anthus obseurus (Gm.), figurée planche 138 des Oiseaux d’Europe de M. Gould.
Le Cincle plongeur, cinclus aquaticus (Bcchst.) — Rare aux environs de Metz; il a été observé sur le ruisseau de Saint-Julien. On assure qu’il niche au bord des rivières de la Crusne et de la Chiers.
Le Merle noir, (ardus merula (Linn.) — Commun dans nos
1 S. A. le prince Charles Bonaparte.
bois. Il en existe au Muséum de la ville de Metz et dans mon cabinet plusieurs variétés albinos tuées dans le département.
Le Meule a plastron, turdus torqualus (Linn.) — De passage en avril et à l’automne.
La Grive dorée, turdus aurais (Holandre, 1825), orcocincla withii (Gould, — Eyton.) — De l’Asie. Le Muséum de la ville de Metz en possède un individu pris en septembre 1 788, avec d’autres grives, dans les bois de Rczonvillc , arrondissement de Metz.
La Draine , turdus viscivorus (Linn.) — De passage à l’automne.
La Litorne, turdus pilaiis (Linn.) — De passage au printemps et à l’automne.
La Grive ordinaire, turdus musicus (Linn.) — Commune. 11 en existe des variétés albinos au Muséum de la ville de Metz et dans mon cabinet.
LcMauvis, turdus iliaais (Linn.) — De passage en mars, octobre et novembre. On en voit deux variétés blondes au Muséum de la ville de Metz.
Le Petrocincle ou merle de rociie, pelrocinda saxatilis (Vig.), turdus saxatilis (Lath.) — Du midi de la France et de l’Europe. Un individu tué en 1 789 , sur l’église des Grands- Carmes, à Metz, fait aujourd’hui partie de ma collection.
Le Loriot d’Europe , oriolus galbula (Linn.) — Habite l’été dans les bois , dans les vergers au temps des cerises , fruits dont il est très-friand; nous quitte à l'automne.
Le Gobe - mouche gris, muscicapa grisola (L.) — N’est pas rare l’été dans nos vergers. On en voit une variété albinc au Muséum de la ville de Metz.
Le Gobe -mouche a collier, muscicapa albicnUis (Tcmra.) — De passage an printemps et à l’automne près de Metz;
niche en été dans quelques forêts des arrondissements de Thionville et de Sarreguemines.
Le Gobe-mouche bec-figue, muscicapa luciuosa (Tcmm.) — De passage au printemps et en automne dans les environs de Metz.
Le Jaseur d’Europe , bombicyvora gamda (Temm.) — Du nord-est de l’Europe ; de passage rare dans le département.
La Pie-grièche grise , lanius cxcubitor (L.) — Assez répandu en été dans les buissons et les bois.
La PlE-GRIÈCHE A TÊTE ROUSSE, lütliuS rufllS (BnSS.) —
En été dans nos vergers.
La Pie-grièche écorcheur, lanius collurio (L.) — Sur les lisières des bois et dans nos vallées. Il en existe des variétés albines au Muséum de Metz et dans mon cabinet.
La Pie-grièciie a poitrine rose, lanius minor (L.) — Du midi. Deux exemplaires ont été capturés dans l’ilc Chambière et m’ont été apportés , l’un dans les premiers jours du mois de juin 1853 , l’autre le 5 juillet suivant.
3' Coniroslres.
Le Geai glandivore, gamilus glandarius (Br.), cornus (L.) — Très-commun. Il en existe une belle variété entièrement blanche au Muséum de Metz.
Le Casse-noix, nucifrago caryocatades (L ) — Paraît de temps à autre ; il a été très-abondant à l’automne en 1821 , en 183G, en 184G, en 1850; très-commun sur les Alpes suisses , en Suède et en Nonvége ; plus rare en Auvergne et dans le Jura.
La Pie, pica caudata (Briss. — Ray.) , cornus (L.) Commune dans les bois, les plaines et les vergers. On en voit une variété entièrement blanche au Muséum de Metz.
Le Corbeau, corvus corax (Linn.) — Le corbeau est rare dans notre département; on le voit sur les rochers escarpés, et il niche près de Sierck et au bord de la Sarre. M. le conseiller Innocenti en a tué en 1840, près de Fouligny, un exemplaire qui est au Muséum de Metz.
La Corneille noire, corvus coronc (L.) — Niche dans les bois ; on en voit des bandes nombreuses à l’automne et en hiver.
La Corneille mantelée, corvus coruix (L. ) — On en voit un grand nombre dans nos campagnes à l’automne et en hiver.
Le Freux, corvus frugilegus (L.) — Se mêle aux corneilles, dans nos campagnes, à l’entrée de l’hiver.
Le Choucas , corvus monedula (L.), lycos, (Boie. — Bp.)
Le Martin roselin, pastor rosetts (Temin.) — Une femelle tuée en 1794, près Metz, au milieu d’une bande d’étourneaux, fait partie de mon cabinet.
L’Etourneau commun, stumus vulcjaris (L.) — Se rassemble en troupes très-nombreuses à l’automne.
Le Gros -bec commun, coccothraustes europœus (Selby.) — Sédentaire ; vit dans les vergers et les grands bois.
Le Chardonneret, carduelis clegans (Steph.) f ring ilia carduelis (L.) — Il est sédentaire dans les vergers, les bois et les haies. Le Muséum de Metz en possède une variété albine.
Le Tarin , carduelis spinus (Br.) fringiüa (Linn.) — De passage en octobre.
Le Cini, serinus meridionalis (Brehm.), fringilla serinus (Linn.) — Quelques couples viennent au printemps nicher dans les vergers des environs de Metz.
On élève en domesticité beaucoup de Serins des Canaries,
serinus canaria (Linn.) — Ils sont bien acclimatés et ne redoutent pas les rigueurs de l’hiver.
On obtient des métis par le croisement du serin avec le chardonneret , la linotte et le bouvreuil. Un bouvreuil noir, qui fait partie de ma collection , provient d’un croisement semblable. On compte aujourd’hui environ trente races oij variétés de serins.
Le serin des Canaries, que Bufïon appelle le musicien de la chambre , a changé de plumage et môme de forme en changeant de climat. En Europe, quelques-uns seulement sont verts ou grisâtres ; généralement le serin est jaune ou blanc jaunâtre, tandis qu’à Ténériffc il est d’un gris verdâtre avec des taches oblongues brunes. C’est vers le quinzième siècle que l’on a introduit en Europe le serin des Canaries.
La Linotte ordinaire ou des vignes, linaria cannabina (Br.), fringilla cannabina (L.) — Très-commune et sédentaire. On en voit une variété albine au Muséum de Metz.
La Linotte de montagne, linaria montana, fringilla (Gm.) — Du nord; très-rare et de passage accidentel.
La Linotte boréale, linaria borealis , fringilla borealis (Tem.) — Habite le nord de l’Europe et émigre de temps à autre dans le département de la Moselle, où on l’a observée en novembre 1825 et 1835.
La Linotte cabaret, linaria rufescetis , fringilla rufcsccns (Vieill.) — Parait chaque année à l’automne.
Le Moineau domestique, passer domesticus (Briss.), fringilla domcslica (Linn.) — Très-commun dans les villes, les villages et les fcimes. On en rencontre souvent des variétés albines, et chez M. de Courcelles, au château de Monlignylès-Metz , il s’est trouvé , plusieurs années de suite , de jeunes moineaux blancs qui , ayant été élevés en cage, commençaient à revêtir, à la première mue , la livrée ordinaire.
Le Muséum de Metz et ma collection en possèdent plusieurs variétés albines.
Le Fiuqitet, passer montanus, fringilla montana (L.) — Très-commun dans les campagnes et au bord des ruisseaux plantés d’arbres. Le Muséum de Metz en possède une variété albinc.
La Soulcie, fringilla pdronia (L.) — De passage à l’automne.
Le Verdier, fringilla chloris (Temm.) — Commun dans nos vergers et nos bois. Le Muséum de Metz en possède une variété entièrement jaune jonquille et une variété blanche.
Le Pinson ordinaire, fringilla calcbs (L.) — Très-commun. Le Muséum de Metz en a une variété albinc.
Le Pinson d’Ardennes , fringilla menti fringilla. — Parait souvent en grand nombre à l’automne et en hiver. 11 en existe plusieurs variétés albines dans ma collection et au Muséum de Metz.
Le Bruant jaune, emberiza citrinella (L.) — Commun dans les vergers, à la lisière des bois et sur les haies. Le Muséum de Metz en possède une variété entièrement jaune.
Le Bruant zizi , emberiza cirlus (L.) — Se trouve quelquefois dans les vergers.
Le Bruant ortolan, emberiza horlulana (L.) — Passe en petit nombre à l’automne.
Le Bruant fou, emberiza cia (L.) — Assez rare; se voit seulement vers la fin de l’automne.
Le Bruant df. roseaux , emberiza schœniclus (L.) , schœnicola arundinacea (Bp. Consp. p. 4GB.) — Se voit en été dans nos saussaies au bord de la Moselle.
Le Bruant proyer, emberiza miliaria (L.) — Il n’est pas rare dans nos prairies.
Le Plectrophane ou Bruant de neige, plectrophanes nivalis (Meyer), embcriza nivalis (L.) — Du nord de l’Europe. On en a pris un grand nombre dans l’hiver rigoureux de 1788, pendant l’automne de 1833 et en janvier 1843.
Le Plectrophane ou Bruant montain, plectrophanes laponica (Meyer), embcriza calcarata (Tcmm.) — Du nord de l’Europe, d’où il a émigré quelquefois dans notre département, notamment à l’automne en 1825 et en 1833.
L’Alouette des champs, alauda arvensis (L.) — Trèscommune dans nos champs. Des passages nombreux ont lieu dans le courant d’octobre et on en prend beaucoup. Le Muséum de la ville en possède une variété noire , quatre variétés blanches et six variétés blondes. Il en existe aussi plusieurs variétés dans ma collection.
L’Alouette cochevis ou huppée, alauda cristata (Linn.), galerida (Boie.) — Nous arrive très-accidentellement de la Champagne ou des Ardennes.
L’Alouette calandrelle, alauda calandreUa (Bonclli), phi- Icrcmos (Brehm.), alauda brachydactyla (Temm.) — Du midi. Accidentellement dans le département ; un exemplaire a été tué en 1840.
L’Alouette a hausse-col noir, pliileremos (Brehm.), otocoris (Pr. Bp. Comp. p. 24G.), alauda alpeslris (Linn.) — Du nord. Le Muséum de la ville en possède un exemplaire pris aux environs de Metz, dans l’hiver de 1788, et qui a fait partie du cabinet de M. le baron Marchant.
Le Bouvreuil commun , pyrrhula vulgaris (Temm. ) — Niche l’été près de St-Avold et dans les Ardennes; de passage à l’automne près de Metz.
Le Bec-croisé commun ou des pins, loxia curviroslra iL.) — Habite les forêts de pins dans le nord de l’Europe et se montre de passage irrégulier dans notre département.
Les vieux mâles sont d’un rouge vif; les femelles , d’un brun lavé de jaunâtre et de verdâtre ; les jeunes ressemblent à la femelle, mais ils ont les parties inférieures couvertes de mèches brun noirâtre. On voit des mâles d’un beau jaune citron
Ordre «les Grimpeurs (scansorcs.)
Le Dryopic noir, dryopicus murlius (Malh.) , picus marlius (Linn.) — M. de Mecquencm, conservateur des forêts, a observé, en 1838, un couple de dryopics noirs nichant dans la forêt de Falkenstein, canton de Bitchc. C’est le seul exemple de l’apparition de cette espèce qui se trouve plus fréquemment dans le Jura.
Le Pic épeiciie , pi eus major (Linn.) — N’est point rare dans nos vergers et dans les bois.
Le Pic mar, pi eus médius (L. ) — Il existe, mais en petit nombre, dans le département; il paraît moins rare dans les forêts de chênes du canton de St-Avold.
L’Epeichette , pi eus minor (L.) — En petit nombre dans nos bois et nos vergers.
Le Chloropic vert, chloropicus vindis (Malh.), picus viridis (Linn.) — Répandu dans nos bois et nos vergers.
Le Culoropic cendré, chloropicus canus (Malh.), picus canus (Linn.) — En petit nombre dans le département.
Le Torcol, yunx torquilla (Linn.) — Arrive au printemps; on le voit grimper le long des arbres de nos vergers.
Le Coucou commun, cuadus ca7iorus (Linn.) — Nous arrive dans le courant d’avril et disparaît en automne; habite les bois.
Ordre des colombes on Pigeons
(columbæ.)
Le Ramier , columba palumbus (L.) — Habite nos grands bois et nos parcs.
Le Bizet, columba livia (Br.) — Il est le type de la plupart de nos pigeons de colombiers.
Le Pigeon colombin, columba amas (Gm.) — On le trouve dans nos bois de haute futaie , et il est de passage au printemps.
On élève en domesticité , dans le département, beaucoup de pigeons qui sont des variétés provenant du croisement de plusieurs races entre elles ; telles sont le pigeon mondain, le mondain paltu et huppé , le mondain frisé , le mondain coquille, le mondain messager, le pigeon grosse-gorge, le pigeon tournant , le pigeon paon , le pigeon culbutant , le pigeon hirondelle, le pigeon tambour ou glouglou, le pigeon nonnain ou à capuchon, le pigeon à cravate, le polonais, le romain et le pigeon turc.
La Tourterelle, turlur auritus (Sclby) columba turlur, (Linn.) — Arrive dans nos bois et dans nos parcs dès la fin d’avril. On élève en domesticité la tourterelle à collier, turlur risorius, columba risoria (Linn.) Originaire d’Afrique.
Ordre des Galliimcces (gallinae.)
On élève dans beaucoup de parcs et de fermes plusieurs espèces qui ne sont jamais à l’état sauvage dans notre département , savoir :
Le Paon domestique, pavo cristatus. — Cet oiseau, ori-
ginairc de l’Inde, est mentionné dans la Bible 1 comme un objet d’un grand prix ; on y voit que les paons étaient au nombre des choses précieuses dont il était fait présent à Salomon par d’autres princes. Ce n’est qu’à l’àge de trois ans que le mâle a revêtu son plumage adulte.
Le Faisan commun, phasianus colchicus (Linn.) — Originaire de l’Asie mineure. Se trouve en Allemagne et sur le Rhin à l’état sauvage.
Le Faisan doré ou tricolore, phasianus piclus (Linn.), thaumalea (Wagl.)
Le Faisan argenté, phasianus nyclhemcrus (Linn.)
Le Dindon , meleagris gallopavo (L.) — C’est vers l’an 1518 ou 1520 que l’importation du dindon eut lieu en France; selon quelques auteurs, ce serait sous le régne de François 1 er , au commencement du seizième siècle ; c’est à tort qu’on l’a attribuée aux Jésuites. Les dindons sauvages habitent, non l’Amérique méridionale, comme on le croit généralement, mais bien l’Amérique boréale, depuis le 11 e degré de latitude nord jusqu’au 42 e , et se trouvent dans les parties incultes des Etats-Unis, sur le Mississipi , le Missouri , dans les monts Alleghanys et jusqu’à l’isthme de Panama. Une espèce , magnifique par la richesse de ses couleurs , a été trouvée dans la baie de Honduras.
La Peintade, numida meleagris (Linn.) — Originaire d’Afrique.
Le Coq, phasianus gallus (Linn.) — Originaire de l’Inde; on élève aussi un grand nombre de variétés de coqs et de poules. Il est à regretter que dans le département de la Moselle, où certaines localités font un si grand
' Chroniques. L. 11. cliap. IX. — Liv. «les Reis, lie. III. cliap X
commerce de volailles , on ne s’occupe pas d’élever les belles espèces de la Bresse et de la Normandie.
Le Tétras auerhan ou Coq de bruyère, tetrao urogallus (Linn.) — On en voit quelquefois dans les forêts de Bitche.
La Géli.notte, bonasia sylvestris (Brehm.), tetrao bonasia (Linn.) — On en voit quelquefois aux environs de Bitche et de Longwy. C’est un gibier très-délicat.
La Perdrix grise, perdix cincrea (Bris.) — Sédentaire et commune. Le Muséum de Metz en possède plusieurs variétés albines.
La Perdrix rouge, perdix rubra (Bris.) — Très-accidentellement dans le département.
La Caille, coturnix commuais (Mœhr.), perdix coturnix (Lath.) — Commune; arrive vers la fin d’avril pour nous quitter en automne. On en voit une variété toute blanche au Muséum de Metz.
Ordre des Gralles (Echassiers), Grallæ (Linn).
P Pressiroslres (Cuv.)
L’Outarde barbue ou grande Outarde, otis larda (Linn.) — De passage de temps à autre dans les environs de Metz et dans l’arrondissement de Thionville; on en a vu plusieurs fois des passages composés de plus de quarante individus. C’est un oiseau qu’on devrait chercher à élever en domesticité ; il est très-probable qu’il exigerait moins de soins que le dindon. La chair de l’outarde est un mets excellent.
L’Outarde cannepetière , otis tetrax (Linn.) — Une femelle a été tuée dans le département à l’automne de 1808 , et un mâle en janvier 1885.
L’Ædicnème criard ou courlis de terre , œdicnemus cre-
pilans (Temm.), œdicnemus curoponts (Vieill.) — De passage accidentel.
Le Colrt-vîte Isabelle, cursorius isabellinus (Meyer.) — Un individu a été pris aux fdets, en 1832, près de Metz, et faisait partie de la collection de M. Meslier de Rocan; il est aujourd’hui au Muséum de la ville de Montmédy.
Le Vanneau uuppé, vanellus cristatus (Meyer.) — Parait en troupes nombreuses en automne et au printemps.
Le Pluvier doré, charadrius pluvialis (L.) — Très-abondant au printemps et à l’automne.
Le Pluvier guignard , eudromias morineUus (Boie) , charadrius (Linn.) — Rare ; de passage à l’automne.
Le Grand Pluvier a collier , œgialites hiatiaila (Boie) , charadrius (Linn.) — En été sur les rives de la Moselle.
Le Petit Pluvier a collier, cegialites minor ( Boie), charadrius (Linn.) — Plus commun que le grand pluvier. En été sur les bords de la Moselle.
!’ Cullriroslrcs. (Cuv.)
La Grue cendrée, grus cinerca (Beclist.) — Passe en grandes bandes à l’automne et en mars.
Le Héron cendré, ardea cinerca (Lath.) — N’est pas rare.
Le Héron pourpré, ardea purpurea (Linn.) — De passage rare dans notre département. On en cite irois captures près de l’étang de Luppy et une dans l’arrondissement de Rriey.
L’Aigrette, egretta (Pr.Bp.), ardea egrclta (Linn.) — On n’en cite qu’une capture qui a eu lieu sur la Nied en 1822.
Le Crabier, ardea coma la (L.) — On en cite une capture prés de Metz.
Le Blongios, ardeola (Boie.), ardea minuta (Linn.) — Niche dans les saussaies de Longeville et de Montigny.
Le Grand Butor, botaurus slellaris (Steph.), ardea (Linn.) — Assez rare; se trouve sur nos étangs.
Le Bihoreau, nyclicorax europœus (Steph.), ardea nyclicorax (Linn.) — De passage accidentel; dans les roseaux, au bord des rivières.
La Cigogne blanche, ciconia alla (Briss.) — De passage au printemps et en automne.
La Cigogne noire, ciconia nigra (Bechst.) — De passage accidentel. On en a tué dans les arrondissements de Metz, de Briey et de Thionville.
3" Longiroslres. (Cuv.)
L’Ibis vert ou falcinelle, ibis faleinellus (Mœhr.) — Rare. De passage accidentel.
Le Courlis d’Europe, numenius arquala (Lath.) — De passage aux environs de Metz, mais en petit nombre.
Le Corlieu, numenius phœopus (Lath.) — Rare.
La Barge a queue noire, limosa melanura ( Leisl. ) — De passage; reste dans les environs de Metz.
La Barge a queue ratée, limosa rufa (Briss.) — Rare.
Le Chevalier aboyeur, glottis (Kaup) , totanus gloltis (Bechst.) — Assez rare; se trouve quelquefois sur la Moselle.
Le Chevalier arlequin , totanus fuscus ( Leisler. ) — De passage à l’automne, mais en petit nombre.
Le Chevalier sylvain, totanus glareola (Temm.) — De passage accidentel sur la Moselle.
Le Chevalier gambette, totanus calidris (Bechst.) — De passage à l’automne sur la Moselle.
Le Chevalier cul-blanc, totanus ochropus (Temm.) — On le voit quelquefois sur la Moselle au printemps et à l’automne.
Le Chevalier guignette, lotanus hypoleucos (Tentm.), actilîs (Boie.) — De passage régulier au printemps et à l’automne.
L’Avocette a tête noire, rcciirvirostra avocetla (Linn.)
— De passage accidentel.
L’Echasse a manteau noir, himantopus mclanoptcrus (Linn.)
— Se montre de temps à autre dans la vallée de la Moselle. Le Bécasseau maubècue, tringa cinerea (Linn.) — Rare.
Le Bécasseau cocorli, pelidna (Cuv.), tringa subarquala
(Temm.) — Raie.
Le Bécasseau brunette ou variable, tringa variabilis. — N’est pas rare à l’automne sur les bords de la Moselle. Le Bécasseau échasses , tringa minuta (Leisl.) — Très-rare. Le Bécasseau temmia , tringa temmia (Leisl.) — Rare.
Le Combattant, macheles pugnax (Cuv.) — Se montre quelquefois au commencement du printemps, mais ayant encore sa livrée d’hiver. Une belle série de mâles, en livrée de noces, existe dans ma collection.
Le Sanderling variable, calidris arenaria (lllig. ) — Paraît très-accidentellement sur les bords de la Moselle.
La Bécasse ordinaire, scolopax rusticola (Linn.) — De passage au mois d’avril et à l’automne dans nos bois, où elle niche quelquefois. Le Muséum de Metz en possède une variété entièrement blanche.
La Bécassine royale ou double Bécassine , gallinago major (Leach, Gray.) , scolopax major (Linn.) — Parait rarement.
La Bécassine commune , gallinago scolopacinus (pr. Bp.) , scolopax gallinago (Linn.) — Dans les marais et les prairies humides; passe au printemps et à l’automne. Le Muséum de Metz en possède deux variétés albines.
La Bécassine sourde, gallinago gaüimtla (Leach, Gray.), scolopax gaUinula (Linn.) — Rare.
L'Huitrier pie, haanatopus oslrulegus (Liim.) — Habite les côtes maritimes; un individu tué le 11 novembre 1837, près d’Anoux, figure dans ma collection.
4' Hacrodactjles (Cuv.)
Le Râle d’eau, rallus aquaticus (Linn.) — Assez répandu dans nos prairies humides et nos marais.
Le Râle de genêt, orlygomelra crex (Linn., Gray.), crex pratensis (Bechst.), rallus crex (L.) — Dans les taillis.
Le Râle marouette, orlygomelra porzana (Gray, L.), rallus porzana (L.) — Dans les marais ; assez rare.
Le Râle poussin, orlygomelra pusilla (L.), rallus pusülus (Gm.), ortyg. minima (Pallas.) — De passage accidentel.
La Poule d’eau commune, gallinula chioropus (Linn.) — Assez commune.
5‘ Pinualipêiks (Cuv.)
La Morelle ou foulque macroule, fulica atra (Linn.) — Commune. Le Muséum de Metz en possède une variété albinc.
Le Phalarope platyriiinque, phalaropus plalyrhyncus (T.), phalaropus fulicarius (Linn. Gray.) — Un exemplaire a été tué en octobre 1840, à Rémillv, par M. Ch. Valette.
Ordre des Amères ou Palmipèdes.
1* Laïuclliroslres (Cuv.)
Le Chénalopex ou Oie d’Egypte, ehenalopex œgypliacus (Steph.), a nas œgypliaca (Latli.) — Trois individus de cette
espèce élevée avec succès dans quelques parcs en France, ont été tués, en décembre 1833, sur un étangprèsdeRémilly.
L’Oie cendrée ou première, anscr férus (Briss.), anas anscr férus (Meyer.) — De passage l’hiver, mais en petit nombre. Cette espèce qui a le bec entièrement jaune orange , tandis que l’oie vulgaire a le bec coloré de noir et d’orange, est la souche de toutes les races d’oies élevées en domesticité.
L’Oie vulgaire ou sauvage ou des moissons, anser segelum (Bris.), anas segelum (Gm.) — 11 en passe beaucoup au commencement et à la lin de l’hiver .
L’Oie rieuse ou a front blanc, anscr albifrons (Briss.), anas (Linn). — De passage rare.
Le Cravant, bei'nicla brcnia (Steph., Pallas.) anas bemic/a (Linn.) — On en a tué deux au milieu d’une bande, à Ay, en janvier 1849; l'un de ces individus a été donné au Muséum de Metz par M. Pierre, ancien conseiller de préfecture.
Le Cygne tuberculé ou domestique, cygnus olor (Linn .), anas o/or (Gin.) — On en élève sur beaucoup de nos pièces d’eau ;
Le Cygne sauvage ou a bec jaune, cygnus musicus (Bechst), anas cygnus (Gm.) — De passage dans les hivers rigoureux et souvent en très-grand nombre.
Le Tadorne, ladorna vu/ panser (Leach, Flem.) anas taoma (Linn.) — Très-accidentellement.
Le Siffleur, mareca penelops (Steph.), anaspene/ops (Lin.) — On en voit beaucoup au passage de mars.
Le Pilet ou canard a longue queue, daftla acuta (Leach), danas (Linn.) — De passage au printemps.
Le Canard sauvage ou ordinaire, anas boschas (Linn.) — Commun pendant tout l’hiver.
La Petite Sarcelle ou Sarcelle d’hiver, qucrqmlula crecca ^Steph.), anas crecca (Linn.) — Parait en petit nombre au double passage.
La Sarcelle d’eté, cyanoplerus querquedula (Eylon), anas querquedula (Linn.) — N’est pas rare.
LeCmpEAU ou ridenne, chmUelasmus strepera (Gray), a nas strepera (Linn.) — Se voit rarement.
Le Souchet, spalula clypeala (Boie), anas (Linn.) — Rare.
Le Siffleur huppé, branla rufma (Boie. Gray.), anas (Linn).
— On n’en cite qu’un exemplaire tué dans le département; il fait partie de la collection de M. Holandre.
Le Morillon, fuligula aristata (Boie), anas fttligula (Linn.)
— Peu nombreux au passage de mars.
Le Milouinan, fuligula marila (Steph.) anas (Lin.) — Rare.
Le Milouin, nyroca fer i na (Flem.), anas fcrina (Linn.) — Assez abondant à son double passage d'hiver et de printemps.
Le Nyroca ou canard a iris blanc, nyroca leucophtalmos (Flem.), anas nyroca (Linn.) — De passage très-accidentel.
Le Garrot, clangula glaucion (Flem.), anas (Linn.) — De passage l’hiver.
L’Eider, somate.ria mollissima (Leach), anas (Linn.) — Une jeune femelle a été tuée, en 1853, par M. Auguste Rolland, près de Rémilly, et se trouve dans sa collection.
Le duvet précieux de cette espèce, connu sous le nom d’édredon (eiderdun, duvet d’eider), sert à garantir l’intérieur du nid de l’oiseau, qui est composé de fucus.
Le meilleur duvet, que l’on nomme duvet vif, est celui que l’eider s’arrache pour garnir son nid et que l’on recueille dans ce nid même; c’est le plus fin et le plus délicat. On en fait jusqu’à trois récoltes par an en Islande, en Laponie, et en Norwège.
Le Grand Harle, mergus mcrganser (Linn.) — On en voit quelques-uns à l’automne et en hiver.
Le IIarlk huppé, mergus serralor (Linn.) — Peu commun.
La Piette ou Hahle piette, mergellus albellus (Selbv), mergus (Linn.) — Il en passe quelques-uns dans l’hiver.
2* Les Brachypferes ou Plongeurs (Cuv.)
Le Plongeon imbrim, colgmbus glacialis (L.) — 11 en parait quelquefois lors des grandes crues d’eau de la Moselle ; mais ce ne sont que des jeunes.
Le Plongeon cat-marin, cohjmbus scjdentrionalis (Linn.) — Accidentellement. M. Ilolandre en possède un qui a été tué près de Maizières en 1839.
Le Grèbe huppé, podiceps cristatus (Lalh.) — On en voit quelquefois l’hiver sur la Seille.
Le Grèbe cornu ou esclavon, podiceps cornutus (Lath.) — Un mâle a été tué au mois de mai 1823.
Le Grèbe jougris, podiceps l'ubricollis (Lath.) — Rare.
Le Grèbe castagneux, podiceps minor (Lath.) — N’est pas rare. Niche dans l’étang de Rémilly.
3* Les Longipennes (Cuv.)
Le Thalassidrome tempête ou oiseau de tempête, thalassidroma pelagica (Vig.), proceïUtria pelagica (Linn.) — Un sujet a été tué aux environs de Thionville en 1822.
Le Stercoraire pomarin, leslris pomarinus (Temm.) — Parait quelquefois. On en a tué à diverses époques dans les arrondissements de Metz et de Thionville.
Le Goéland a manteau noir, larus marinus (Linn.) — On en voit quelquefois sur la Moselle.
Le Goéland a manteau bleu, larus argentalus (Gm.) — Se montre très-accidentellement sur la Moselle.
Le Goéland a pieds jaunes, larus flavipcs (Meyer). — Rare.
La Mouette a pieds bleus, luruscanus (Linn.) — Trcs-rare.
La Mouette tridactyle, lams tridactylus (Lath.) — Paraît accidentellement. Le 22 février 1854, on a pris sur la Moselle, dans l’intérieur de Metz, quatre individus vivants.
La Mouette rieuse ou a capuchon brun, larus pdibundus (Leisler.) — Se montre assez fréquemment sur la Moselle.
La Sterne ou Hirondelle de mer pierre-garin, stema hi~ rundo (Linn.) — Se montre quelquefois sur la Moselle à l’automne et au printemps.
La Sterne arctique, stema arctica (Tem.) — Très-rare; un individu a été tué près de Sarreguemines , le 4 juillet 1832.
La Sterne épouvantail, stema nigra (Linn.) — On en voit de temps en temps sur la Moselle.
Le Pélican blanc, pelecanus onocrolalus (Linn.) — Trèsaccidentellement. Un jeune d’un an, tué le 4 octobre 1835 sur l’étang de Fouligny, a été donné au Muséum de Metz par M. Auguste Rolland.
Le Cormoran commun, phatacrocorax carbo (Bris.), caria cormoranus (Meyer.) — On en tue de temps à autre. Le Muséum de Metz a reçu, en mai 1853, un jeune tué par M. d’Asnières.
AHDUVZ VERTÉBRÉS.