Voyez chapitre VII, J 2, page 2ôl
précèdent et à celles qui suivent par des cordons nerveux de communication longitudinaux et, si Ion examine le système nerveux d'Arthropodes chez les- 'iquels ce système se rapproche de son état primitif (flg. 53, A), on voit que, dans chaque paire, le ganglion de droite est uni à celui de gauche par des commissures transverses.
Uensemble a donc Taspect d'une échelle ou d'une chaîne. On lui donne le nom de chaîne abdominale.
A sa partie antérieure, dans la tète de l'animal, la chaîne est traversée par l'œsophage, de manière qu'un certain nombre de centres céphaliques, les plus anté* rieurs, se trouvent situés au-devant et au-dessus de l'œsophage ; ce sont les centres sus-œsophagiens ou cérébroïdes; tandis que d'autres sont, au contraire, placés en arrière ou sous l'œsophage et s'appellent, par conséquent, centres sous-œsophagiens. Les connectifs qui unissent les premiers aux seconds passent naturellement à droite et à gauche de l'œsophage, d'où résulte un collier nerveux, le coUier œsophagien, comprenant des ganglions au-dessus, des ganglions au-dessous et des connectifs latéraux.
Bien que le plan fondamental reste le même, de nombreux cas de fusion plus ou moins intime viennent altérer la disposition que nous venons de décrire. Non seulement, des paires ganglionnaires se rapprochent d'arrière en avant, de façon à se confondre pour l'œil et à donner lieu, par exemple, dans la région céphalique, à des masses ganglionnaires plus volumineuses
commandant plusieurs somites à la fois; mais, en outre, les ganglions de chaque paire se rapprochent transversalement jusqu*au contact (fig. 53, B), de sorte que, comme chez TÉcrevisse (fig. 51, ch), la chaîne ventrale
Ilgiin 53.
A, PoBTiON DB LA ohaInb mkbvbusb abdomikalb db L*Artemia ««/tira
(d'après Leydîg).
B, Portion db la ohaIkb nbbtbubb db L'ÉcRBYiseB.
faible groasissement (d*après nature),
a Tair, au premier abord, d*an cordon unique muni de renflements ganglionnaires impairs.
Ces principes posés, étudions le système nerveux de la vie animale chez TÉcrevisse. Nous avertissons le lecteur quici, comme en tout, il doit suivre exactement nos indications pratiques, sous peine de ne rien voir de net.
On commence par enlever les muscles qui remplissent Tabdomen et sur lesquels reposait Tintestin moyen. On met ainsi à nu la chaîne ventrale (fig. 51, ch) dans son trajet abdominal. Ensuite, détachant avec des ciseaux la partie frontale du squelette qui était restée adhérente entre les yeux et au-dessus de la base des antennules, on découvre les ganglions sus^BSophagiens (c).
En examinant les parties latérales de Torigine de Foesopbage, dans le voisinage des glandes vertes, on voit immédiatement les connectifs qui relient les ganglions en question aux masses sous-oesophagiennes ; seulement , ces dernières ainsi que toute la partie thoracique de la chaîne restent invisibles.
Si Ton jette un coup-d'œil sur la figure 50, on comprend immédiatement ce qui cache ainsi une portion du système. Cette partie de la chaîne est logée dans un canal formé par des apodèmes des somites du péréion. Il suffit donc d*enlever, comme cela a été fait partiellement, dans la préparation de la figure 51, l'espèce de pont chitineux qui ferme, du côté supérieur, le canal en question, pour arriver sans trop de peine à observer la chaîne nerveuse dans toute sa longueur.
' Voici les faits anatomiques principaux que Ton peut constater :
Les ganglions sus -œsophagiens ou cérébroïdes (fig. 51, c), placés entre les yeux, ont une situation très antérieure; il en nait : les nerfs optiques, une paire de nerfs tégumentaires\ les nerfs antenntdaires (et immédiatement en dehors de ceux-ci, chez les Crustacés où la recherche en a été faite, les nerfs auditifs*)^ les nerfs antennaires. Les travaux récents ont montré que ces centres cérébroïdes sont composés de trois paires ganglionnaires réunies.
De leur bord postérieur partent les connectifs périœsophagiais qui les unissent aux ganglions sous-oesophagiens. Sur le trajet de ces cordons, on observe un petit renflement ganglionnaire représentant une des origines du système nerveux viscéral dont nous parlerons plus tard. Immédiatement en arrière de l'œsophage, les deux connectifs sont unis lun à lautre par une commissure transversale*.
La masse nerseuse sous-œsophagienne (tig. 51, so) est, sans doute possible, formée de la réunion de six