Four les parois antérieures da péréion
2. Farre décrit et figure ce nerf comme distinct chei le homard. ( On tht organe ofhearing in Cruttaeea, Philos, transactions, 1848, 2^ partie, p. 238.)
3. Cette commissure transversale a été longtemps considérée comme propre aux Crustacés ; mais les recherches de H. V. Liénard prouient qu'elle existe chez presque toutes les formes d'Articulés. {Bechercheê mr fe êgtUme nerreux de$ Arthropodet, Bullet. de TAcad. rojale de Belgique, 2« série, tomexux, no 3, 1880.
paires ganglionnaires. Les nerfs principaux qui en proviennent se rendent aux différentes paires de gnathites : mandibules, mâchoires et pattes-mâchoires.
Le reste de la chaîne ventrale comprend onze paires de centres, en général assez régulièrement espacés. Cinq paires de ganglions thoraciques fournissent des nerfs aux péréiopodes. Cinq des paires suivantes ou abdominales donnent des branches nerveuses aux muscles de Tabdomen et aux pléopodes. La dernière ou onzième, un peu plus volumineuse (invisible dans notre figure), résultant vraisemblablement, encore une fois, de la fusion de plusieurs paires, donne des nerfs multiples aux uropodes et au telson.
Les nerfs naissent toujours des ganglions. Cependant, comme cela est indiqué figure 51, ch, on voit des nerfs partir, en apparence, des cordons connectifs longitudinaux. Chaque fois qu*utilisant le microscope, on suit le trajet de ces nerfs, on constate que, simplement accolés aux cordons, ils émanent bien réellement du ganglion qui est situé immédiatement en avant de leur origine apparente.
De nombreuses expériences faites sur des Insectes et des Crustacés ont permis de déterminer avec assez de certitude le rôle des différents centres nerveux des Articulés.
Nous résumerons en quelques mots les résultats obtenus par M. Emile Yung :
P Les propriétés générales du tissa nerveux font analogues k celles de ce même tissu ches les Vertébrés.
2^ Lm gingUon» oérébroldet tout le siège de U Tolo&té «t de U coordÎMlioB des moaTements. Ce sont des centres sensitifr et moteurs ponr les appendiees sensoriels, jenx, antennes, etc.
Z^ La masse sons-cesophagienne est le centre sensitif et moteor ponr tons les gnathites.
40 Les raeines des nerfr irradiant de la chaine rentzale sont h la fbb motrices et sensitiTes.
5® Chaque ganglion est nn centre de sensibilité et de monTcment ponr le somite anqoei il appartient; mais la sensibilité est inconsciente et les monTements sont réflexes lorsque le ganglion est séparé de ceux qui le précèdent.
6^ Les ganglions thoraciqnes et abdominaux se comportent de la même fiiçon ; le«r destruction entraîne l'abolition des mouTcments Tdontaires dans les appendices situés en arrière.
70 Chaque pcviiott de la chaîne agit d'une manière directe snr le o6té du corps qui lui correspond. Il n'y a pas d*entrecrDi8eaent dans le paieonrs dss fibres nenreuses * .
Le système nerveux viscéral ou de la vie organique est dune dissection beaucoup plus difficile, aussi nous bornerons-nous à des indications théoriques.
Il se compose de deux groupes de très petits centres nerveux et de nerfs délicats : un groupe antérieur et un groupe postérieur.
Le groupe antérieur ou systètne stomatogastrique prend origine de la masse sus-oesophagienne et constitue un plexus nerveux muni de ganglions et accompagnant rintestin buccal. Chez TÉcrevisse, il est relié aux petits renflements ganglionnaires que nous avons signalés sur
\. De la iirueture intime et det fonctions du t^stètne ner€$HX cuttrtU des Crmtaeée déeapodet, (Thèse.) Paris, 1879, et ArchiTes de Zoologie expérimentale de Lacaze-Dathiers. Volume yii.
le trajet des connectife përi-cesophagiens et, outre de nombreuses branches destinées aux muscles de la partie renflée de Fintestin buccal et à la glande digestive, il fournit, sous le nom de nerf cardiaque, un cordon nerveux au cœur*.
Le groupe postérieur émane de la chaîne nerveuse yentrale. Chez les Insectes, il comprend : V^ un cordon impair, reposant sur la face supérieure de la chaîne et fournissant de distance en distance des paires nerveuses recevant des filets de renforcement venant des ganglions du système nerveux de la vie animale*. 2^ un groupe de nerfs naissant du dernier ganglion abdominal et se distribuant aux viscères abdominaux et aux organes génitaux.
Chez rÉcrevisse, on ne connaît, jusqu*à présent, que des filets provenant du dernier ganglion abdominal, et animant Tintestin terminal et Tintestin moyen.
Ajoutons que le cœur des Crustacés renferme des cellules nerveuses automotrices analogues aux petits centres nerveux des parois du cœur des Vertébrés (voir page 152).
Organes des sens. Nous exposerons brièvement ce qui concerne les organes de l'ouïe et de la vue.
1. Il est accélérateur des mouvements du cœur et non modératenr comme le pneumogastrique des Vertébrés. (Voir notre trarail déjà cité tur U cœur deê Oruitaeii déeapodeê, note de la page 821.)
2. Cattib, BertrOge zwr Kennlnm der ehorda iupra êpinaUê der LêpidopUra tmd det centmUn, ptriphirmhên und êympathiichên NtrveuiyêUmt dtr BMttp$n. (Zeitsehr. f, wiss. soologie xxxr, Band. 1881, page 304.)
Uorgane auditif est aujourd'hui bien connu chez les Crustacés et a été retrouvé avec les mêmes caractères fondamentaux, chez les Insectes, par V. Graber et P. Mayer'. Il a, dans le plus grand nombre des cas, son siège dans des appendices antennaires. Chez les Crustacés décapodes, il est logé dans Tarticle basilaire de Tantennule ' et se compose d'une capsule chitineuse, ouverte ou fermée, garnie intérieurement de soies auditives délicates, à la base desquelles aboutissent les terminaisons nerveuses d'un nerf accompagnant le nerf principal de l'antennule.
À l'intérieur de ces capsules existent des otolithes qui, dans les capsules fermées, sont des corps solides sécrétés par l'animal, et qui, dans les capsules ouvertes, sont, au contraire, des corps étrangers, des grains de sable, par exemple, que le Crustacé lui-même y introduit après la mue.
Chez l'Écrevisse, les capsules sont ouvertes et l'on retrouve facilement, à la face dorsale de l'article basilaire des antennules (fig. 51, ot), leurs orifices protégés, chacun, par une petite brosse de poils chitineux*.
1. V. Orabbh , Ueber nette otocyêtenartige Simtetorgane der ItneeUti, (Àrch. f. mikr. Anatomie. 1878, Bd. xvi.) — P. 3fATKB, Sopra certi ùrgani di êento neUe antenne dei ditteri, (Atti. d. B. Acad. dei lineei. Série m, Tolame 3, Borne, 1879.)
2. Nous avons indiqué, page 118, l'exception offerte par les Mysu.
3. Ces poils ne sont pas les soies auditifes ; celles-d sont k fitttérmtr de la capsule. Xous saTons par expérience avee quelle âtcilité déplorable les débutants commettent des erreurs aussi énormes que celle que nous signalons.
Organes visuels. Les organes visuels des Arthropodes sont en général multiples et consistent soit en yeux simples diversement groupés, recevant chacun un nerf optique propre, comme les huit yeux que nous I>ouvons voir aisément à la loupe sur la partie antérieure de la tète des Araignées communes de nos maisons ou de nos jardins; soit en agrégations d*yeux, en connexiom avec Fextrémité d*un cordon nerveux unique, réunis en très grand nombre sous un tégument commun divisé -en fecettes polygonales, et portant, par suite, le nom ^yeux composés. Des yeux de cette catégorie s'observent chez rÉcrevisse, le Crabe, le Homard et la plupart des Insectes.
En examinant la partie terminale convexe d'un œ;l pédoncule d'Écrevisse, on voit, à la lumière réfléchie et avec un grossissement suffisant, que la surface est divisée en une très grande quantité de facettes généralement quadrilatères ' . Ces facettes, formées aux dépens de la cuticule chitineuse devenue ici transparente, constituent les petites cornées d'autant d'éléments visuels, ou si l'on veut d'autant d'yeux, fusiformes, serrés les uns contre les autres et rayonnant tous de l'extrémité du nerf optique vers ces cornées * . ,
L'étude pratique de l'œil composé demandant une
1. Les facetter cofaéeniies sont souveat hexagonales chez les Insectes.
2. Chez beaucoup d'Arthropodes, mais non chez tous, chaque facette cornéenne est très convexe du côté interne, se transformant ainsi en une rentable lentille.
main exercée, il nous est impossible de donner ici autre chose qu*un plan général.
Le nerf optique se renfle à son extrémité en un bulbe nerveux convexe. Ses éléments, irradiant dans tous les sens, viennent aboutir, à la périphérie de ce bulbe, dans la base des yeux fusiformes cités plus haut. Chacun de ceux-ci se compose d*un 1)âtonnet allongé, bâiannei optique, constitué, lui-même, de deux portions différentes placées bout à bout.
La première portion du bâtonnet optique, la rétù nule \ en forme de cône tronqué, très long proportionnellement à sa largeur, est à son extrémité inférieure effilée, en continuité avec les éléments du nerf optique et séparée latéralement des réfinules voisines par une couche de pigment.
Les rétinules de FÉcrevisse sont teintées en rose tendre ; le pigment est d*un brun noirâtre.
La rétinule est évidemment un élément percepteur pour la lumière ; le pigment joue le même rôle que celui de l'œil des Vertébrés.
La deuxième portion du bâtonnet optique, le corps cristaUtnien* , interposée exactement entre la rétinule et la cornée, est hyaline et assez fortement réfringente. Le corps cristallinien est simplement ovoïde chezTÉcrevisse. II doitprobablementètreregardécommeun organe destiné à produire la convergence des rayons lumineux.