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HofTmann rappelle it/ithne lymphatique

ambidacr aires, pénétrant chacun dans une des gouttières situées sous les articulations des plaques ambulacraires des bras.

Chez la plupart des Échinodermes, des vésicules contractiles , les vésicules de Poli , sont annexées , en nombre plus ou moins grand , au canal annulaire. Les vésicules de Poli* manquent chez V Asteracanthion ; mais on observe, en revanche, à la circonférence interne du vaisseau annulaire et disposés par groupes de deux, de petits corps sphériques que les débutants pourraient fort bien prendre, par erreur, pour les vésicules contractiles en question. Ces corps sphériques, appelés corps de Tiedeynann, de couleur brunâtre, à Tétat frais, ont une texture caverneuse et paraissent être (d'après Hoffmann) les centres de production des éléments cellulaires qui flottent dans le liquide du système aquifère.

Le canal ambulacraire de chaque bras communique, à son tour, par de nombreuses petites branches transversales, avec les cavités des pieds ambulacraires surmontés de leurs vésicules.

Ajoutons, enfin, que les pieds ambulacraires, fermés à leur extrémité externe dilatée en ventouse, possèdent, comme les vésicules ambulacraires et les vésicules de " Poli, des éléments musculaires dans Tépaisseur de leurs parois et que tout le système aquifère est tapissé par un épithélium vibratile.

1. J. X. Poli, naturaliste italien, né en 1746, mort en 1825, auteur d'un ouvrage célèbre sur les Mollusques de la Méditerranée.

Les contractions des vésicules ambulacraires chassent le liquide dans les pieds ambulacraires et les dist^ident. Les vésicules de Poli, quand elles existent, agiraient d'une façon analogue sur Tensemble du système.

Le liquide mélangé deau du système aquifère a donc des actions mécaniques en rapport avec la locomotion ; mais il joue chez les Échinodermes un autre rôle bien plus important : on soupçonnait depuis longtemps et nous Tavions enseigné nous-mème, que, comme le liquide hématique des Vers, il senait aux échanges gazeux et que l'appareil aquifère constituait, en somme, Fappareil respiratoire. M. A. Foettinger*, en découvrant la présence de Thémoglobine dans les globules du liquide de Tappareil aquifère de YOphiactis virens, est venu lever tous les doutes à cet égard*.

1. BuUftifu de rAetuUmie royale de Belgique, 2« série, tome xux, page 402. Mii 1880.

2. Noof atons cra bien faire en réunissant, dans une note spéciale, la liste des animaux Intertébrés chei lesquels on a reconnu incontestablement la présence de rhémoglobine, soit dans les liquides de Tappareil drculatoîre, soit dans les tissus. Les dates que nous indiquons sont celles des publications.

CnusTACia. Laphnia, Chêiroetpkaluê (Bay-Lankester, 1869); Ltrumnthri^ms, davella (Ed. Van Beneden, 1873); jipm produeiu», A pu* etmcri^ formis (Begnard et B. Blanchard, 1888).

Vbb8. XMm^r»^ (Bay-Lankester et Nawrocki, 18(^7); Euniee, Cirrkeh' têtlui, Nireit, TnrMia, Tubiftx, LimnodrUttê, Lumbricuhu, NaU, Ntpkdis, Hirudo (Bay-Lankester, 1871); Aphrodite, Olyctra, Capitdla, Pkorwis Oe même, 1878); ThaUdoêuma (le même, 1881); Httmingia (le même, 1883); autres NémertUnê (Hubrecht, 1875).

Mo|ii«U89UB8. Flanorbii (Bay-Lankester, 1869); Lmnœuê, FâiudÙM (le

Outre cet appareil vasculaire respiratoire, il en existe un autre plasmatique ou nourricier, mais d une étude trop difficile pour faire tenter, par un débutant, des recherches que les naturalistes les plus éminents n'ont pu poursuivre qu'avec beaucoup de peine. Nous nous bornerons donc à dire ici qu'il se compose de vaisseaux clos se distribuant aux divers organes et renfermant un liquide en général incolore dans lequel flottent des éléments cellulaires.

Quant au système nerveux, si l'on n'a en vue que la disposition topographique, il suffit, à la &ce inférieure d'un des rayons de l'Astérie , d'enlever les pieds ambulacraires, pour mettre à nu, au fond de la gouttière, le tronc net^euœ radial (fig. 58, B, n'). H y a ainsi cinq troncs radiaux que Ion a des raisons très sérieuses de considérer, chez les Échinodermes, non comme de simples nerfs, mais comme de véritables centres nerveux ' .

Ils se terminent à la pointe des rayons dans les organes visuels et, à leur autre extrémité, aboutissent, dans la région péribuccale, à un anneau nerveux pentagonal (fig. 58, B, n), qui n'a rien de commun avec l'anneau nerveux antérieur des Mollusques ou des Arthropodes et qui doit être regardé comme formé seulement de commissures réunissant les centres nerveux radiaux les uns aux autres.

même, 1871); Solett, Littorina, Patella, Chiton, Jplyiia (le même, 1873); Area ( le même, date ? ).

ÉcHUfODBBiiES. Ophiactù (Foettioger, 1880).

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