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MUSCLES

Les muscles que le vulgaire appelle viande \ sont,

comprenait encore que le fascicule concernant le squelette et les muscles. L'ouTiage ayant été complété depuis avec la collaboration de B. Wiedersheim, nous aTons été amené k lui emprunter quelques fidts.

1. Ce mot était indispensable. Il est destiné k supprimer toute équivoque. Bien des personnes qui possèdent une certaine instiuction générale confondent déplorablement les termes de muscles, tendons, nerfs, etc.

Figure 7.

MUB0LE8 DE LA QBENouiLLE. (Face Yentrale, d'après nature.)

a a\ gastrocnémien ou muscle du mollet, a étant contracté est plus renflé que «'.

avons-nous dit, les parties actives de l'appareil locomoteur. Ce sont eux qui déplacent, écartent ou rapprochent, en un mot, font mouvoir, les unes par rapport aux autres, les difl'érentes pièces articulées d'une façon mobile qui entrent dans la composition du s(|uelette.

Très pâles chez les Vertébrés à température variable comme les Reptiles, les Amphibies (grenouilles) et les Poissons , les muscles sont d'un rouge plus ou moins foncé chez les Vertébrés à température constante (vulg. à sang chaud), les Mammifères et les Oiseaux.

Il existe deux catégories de muscles. Ceux de la première pourraient être appelés muscles du squelette ; en effet, ou bien ils sont insérés exclusivement sur la charpente squelettique dont ils meuvent les leviers, ou bien, s'insérant d une part sur le squelette, ils se terminent d'autre part, soit sur la peau qu'ils plissent ou qu'ils tendent , soit sur quelques organes spéciaux mobiles, comme le globe de l'oeil, l'oreille externe de beaucoup de Mammifères (lapin), etc. Ces muscles obéissent en général directement à la volonté.

Ceux de la seconde catégorie, étendus sous forme de couches musculaires plus ou moins minces, font partie des parois des organes creux concourant aux fonctions de nutrition et de reproduction, parois de l'estomac, des intestins, des vaisseaux, etc., auxquelles ils donnent la propriété de se contracter (fig. 26). Ils sont soustraits à l'influence de la volonté ; les mouvements qu'ils déterminent ont lieu le plus souvent sans que l'individu en ait conscience.

On peut donc, dans de certaines limites, diviser les muscles en volontaires et involontaires, divisions qui répondent à peu près à celles de muscles du squelette et couches musculaires des viscères.

Arrêtons-nous aux muscles du squelette et examinons, comme exercice, le volumineux muscle du mollet de la grenouille (fig. 7, a)\ nous y constatons, ce qu'on observe ordinairement dans tout muscle : P une portion moyenne charnue ou musculaire proprement dite, et 2** deux extrémités d'insertion ou tendons sous la forme de cordons fibreux incolores, très résistants, s'insérant sur le squelette.

Détachons un tout petit fragment de la portion charnue du muscle; dilacérons-le, à sec, sur une plaque de verre, à laide d aiguilles, recouvrons d'une lamelle de verre mince, mais sans addition d'eau ni d un autre liquide ' et examinons au microscope avec un grossissement d environ 300. Nous nous assurons immédiatement que le muscle est composé de fibres (les faisceaux prirnitifs ) disposées parallèlement dans le sens de la longueur du muscle étudié, et une observation plus attentive nous montre, en outre, que ces fibres sont finement striées en travers ; offrant une succession de petites bandes transversales alternativement claires et foncées (fig. 8).

Tandis que ce caractère important de lexistence d'un

1 . Ce procéùc de rexaiiicn à sec, le plus simple pour un commençant , montre le strié tronsvci-sal avec une netteté très suffisante.

strié Iransversal s observe , par exemple , dans les muscles du squelette des Vertébrés et dans tous les

muscles indistinctement ^^" ®' des Articulés , on en

remarque l'absence dans les couches musculaires des viscères des Vertébrés et dans les muscles locomoteurs de beaucoup d'animaux inférieurs. De là un autre j groupement des muscles

en muscles à fibres striées et muscles à

FAX8CEAUX PBlMITIFh OU FIBBU ^J^^^ ^^^^^^

d'un muscle de grenouille. '

(Gr. 300.)D»aprè8 nature. Q"^"® QUe SOit sa tex-

lure histologique , le tissu musculaire vivant possède une propriété dominante caractéristique qui a reçu le nom de contr^actilité ou irritabilité musculaire. C'est la propriété remarquable que présentent les fibres musculaires de se contracter, de se racccourcir, à la suite d'une excitation soit physiologique, soit artificielle. Par excitation physiologique ou normale, on entend ici l'action nerveuse, c'est-à-dire l'excitation spéciale que transmettent les nerfs aux muscles dans lesquels ils se terminent*.

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