Substance voisine de la gélatine
situées dans des lacunes à prolongements fins et rayonnants, et la substance fondamentale est très dure, par suite de la présence de sels minéraux, dont les principaux sont le phosphate et le carbonate de calcium (fig. 5, b).
Ainsi modifiées, les pièces principales du squelette prennent le nom d'os. Les os, qui sont percés de nombreuses ouvertures et parcourus par un grand nombre de canaux logeant des vaisseaux nourriciers, sont, de plus, à l'état frais, recouverts d une membrane fibreuse, le périoste, ayant la propriété de produire du tissu osseux par sa face profonde et contribuant ainsi à Taccroissement des pièces osseuses dans les différents sens.
En brisant ou sciant en travers un des os de la cuisse de la grenouille, nous constatons qu'un certain nombre d'os longs des Vertébrés, ceux des membres, par exemple, sont creux. Leur cavité, appelée canal médullaire, est tantôt vide, ne contenant que de l'air, comme chez les oiseaux, tantôt remplie par une substance graisseuse, lamoeUe'.
1. La moelle des os est une sabstance pulpeuse composée d'un tissa conjonctif pea abondant soutenant des vaisseaux sanguins, des nerfe et des cellules de diverses natures.
Chez les Mammifères, on distingue deux variétés de moelle : la motUe adipeuse, jaunâtre, en général localisée dans le canal médullaire des oe longs et contenant une forte proportion de graisse, jusqu'à 96 ^/o ; 1a moelle rtmge, rouge ou rosée ne renfermant que des traces de graisse et logée principale» ment, chez l'homme, dans les extrémités des os longs, dans les os courts, dans
La plupart des os offrent, en différents points, des éminences ou saillies servant soit à l'articulation des os entre eux, soit à l'insertion de muscles ou de ligaments ; xes saillies sont les apophyses {y.no, de, (fuai;, naissance).
L'endosquelette des Vertébrés comprend deux portions principales, l'une axiale, constante, représentée par les charpentes de la tête et du tronc, l'autre appendiculaire qui peut être rudimentaire ou qui peut même manquer tout à fait, constituée par le squelette des membres * .
Portion axiale. On distingue, dans la portion axiale de l'endosquelette des Vertébrés crâniotes, la tête, la colonne vertébrale et des pièces dépendant de cette
les Tertèbres, etc. ; tandis que chez les Rongeurs, tels que le lapin, le cochon d*Inde, le rat, on la retrouve dans le corps des os longs des membres.
Outre des cellules gnisseuses et trois autres formes d'éléments cellulaires que nous ne pouvons di^crire ici, les deux variétés de moelle, la moelle rouge surtout, contiennent des hématobkute* ou émules kimogîobiqmt.
Les hématoblastcs' qui jouent un rdle physiologique extrêmement important, puisqu'ils constituent, comme nous auirons l'occasion de le répéter plus tard, rorigine des globuUa rougeê du sang, sont des cellules analogues aux cellules de la lymphe, mais colorées par l'hémoglobine et munies d'un noyau visible sans le secours des réactiCi.
La lecture des §^ 22, 23 et 24 concernant le sang et la lymphe fournira l'explication de certains termes employés dtins cette note.
1. Les serpents n'ont pas de membres antérieurs et leurs membres posté rieurs sont rudîmentaires. Des poissons inférieurs sont absolument dépourvus de membres (uiirs.
colonne, savoir des côtes développées ou incomplètes, souvent un sternum (fig. 10).
Le squelette de la tête se divise, pour les anatomistes en crâne et en face. Cette distinction n est point arbitraire, ces deux portions se formant chez Fembryon aux dépens de parties différentes et par des procédés différents.
Le crâne de la grenouille, qui n'est qu'en partie ossifié, est une boîte tubulaire renfermant, ainsi que chez les autres crâniotes, comme uniques parties molles, le
Figure 10.
CR
BQUBLKTTB DE LA GBSNouiLLK ; PBOFiL, d*après nature.
( Grandeur naturelle. )
( Quelques-unes des pièces restées cartilagineuses ont été pointillées. )
CB, crâne.
/a, £etce.
m, mandibule.
ffht groupe hyoïdien.
cVf colonne vertébrale.
Il, urostyle.
omf omoplate.
cOf coracoîdien.
sê, sternum.
il, ilium.
is, ischion.
h y humérus.
r, radius et cubitus
soudés.
er, carpe.
mCf métacarpiens.
d, doigts, /if, fémur, a', tibia et péroné
soudés.
tOf tarse.
mtf métatarsiens.
or, orteils.
ceneau et ses enveloppes. A son extrémité postérieure, il présente un orifice assez large, le trou occipital, par lequel passe la portion des centres nerveux appelée moelle épinière. Ce trou est limité à droite et à gauche par deux pièces osseuses, les occipitaux latéraux, articulés avec la première pièce de la colonne vertébrale par l'intermédiaire de saillies arrondies revêtues d'une mince couche de cartilage (condyles occipitaux).
La face, que nous ne pouvons définir ici que d'une façon élémentaire, est beaucoup plus compliquée que le crâne. Elle est constituée par l'ensemble des pièces nombreuses qui soutiennent et protègent les organes des sens, de la vue, de Todorat et du goût. Parmi ces pièces , nous citerons celles qui constituent les mâchoires.
La mâchoire supérieure qui seule porte des dents chez la grenouille, est formée de quatre os, les deux maxillaires, placés à droite et à gauche , et les deux intermaxillaires (prémaxillaires, os incisifs) enchâssés entre les précédents. Tandis que la mâchoire supérieure est solidement reliée au reste de la tête, la mâchoire inférieure ou mandibule est douée, au contraire, d'une grande mobilité ; elle reste en partie cartilagineuse et est articulée avec le crâne, dans la région temporale, non d'une manière directe, comme chez les Mammifères, mais par l'intermédiaire de pièces suspensives très ana logues à celles qui s'observent chez les Reptiles et les Oiseaux.
A la partie inférieure de la tête, dans l'espace limité
par les deux branches de la mâchoire inférieure, on trouve suspendu, chez les Vertébrés, un arc solide composé, en général, d'une pièce médiane servant de support à la base de la langue, et de deux longues tiges grêles décomposables chacune en trois osselets styliformes, articulés bout à bout. Le dernier de ces osselets s'unit d une manière variable avec la région postérieure .et latérale du crâne (fig. 10, gh).
Cet ensemble constitue ce que j'appellerai le groupe hyoïdien et ceque Ton nomme vulgairement Vos hyoïde chez rhomme et les Mammifères. Il se trouve représenté chez la grenouille par une petite plaque cartilagineuse en forme de bouclier, reliée aux régions temporales du crâne par deux tiges cartilagineuses très délicates et offre, de plus, en arrière, deux petites cornes osseuses divergentes.
Le groupe hyoïdien a, comme caractère général, de soutenir toujours l'appareil respiratoire, en partie ou en totalité. Lorsque la grenouille est encore à l'état larvaire, à l'état de têtard, son appareil respiratoire, constitué par des branchies, est supporté par quatre paires d'arcs cartilagineux dépendants de la partie postérieure du bouclier hyoïdien. Les arcs qui portent les branchies des Poissons sont également reliés à la partie postérieure de l'hyoïde. Chez les Vertébrés à respiration aérienne ou pulmonaire, comme l'homme, par exemple , l'orifice du canal par lequel l'air arrive aux poumons est soutenu par l'os hyoïde, qui lui sert ainsi plus ou moins de cadre ou de charpente.
Colonne vertébrale. (Épine dorsale, Rachis, etc.) Elle continue Taxe dont la partie antérieure est représentée par la tête, et se compose d'une série d'anneaux osseux appelés vertèbres.
Une vertèbre-type comprend : P une pièce centrale, généralement en forme de cylindre, le corps ou centre de la vertèbre; celle-ci sert de support à 2^ deux arcs osseux, l'un dorsal, toujours complet, entourant la moelle épinière, c'est Yarc neural (veGpov, nerf), l'autre ventral souvent incomplet, protégeant les parties centrales ou axiales de l'appareil circulatoire sanguin et appelé, pour ce motif arc hémal (xîixa^ sang). (Fig. 11.)
Les pièces assez nombreuses qui constituent les arcs vertébraux ont reçu un peu abusivement le nom général d'apophyses; quelques-unes seulement sont des apophyses véritables, mais toutes peuvent porter des apophyses vraies. Nous énumérons ci-après (fig. 11) les parties principales entrant dans la composition des deux arcs.
Figure 11.
he
A . Vertèbre théorique.
B. Premièi-e vertèbre dorsale du chien» d'après nature (figure réduite),