C. Vertèbre de grenouille, d'après nature. (Gr
e. Corps au centre de la vertèbre.
N, Cavité circonscrite par l'arc noural.
M . Cavité circonscrite par l'arc hémal. fia. Neurapophyses. pa. Parapophyscs.
ne, Neurépine. pi, Fleurapophyses.
M. Zygapophyses. ha, Hémapophyses.
di, Diapophyses. h$* Hémépine.
▲BO VEVRAh (figure 11).
Formant les parties latérales de l'aro, deux nmropophyêôê, na.
Surmontant l'aro une neurépine, ne.
Serrant k Tarticiilation des Tertèbres entre elles, généralement an nombre
de quatre, deux antérienrs et deox poetérienrs, les %ygapophyi$i ((vyoç,
joug, Uen) za.
Dirigées à droite et k gauche, naissant toujoun de l'arc snpérieor ou
neoral et pourant fournir une suxface articulaire pour la côte correspondante
(ex. Mammiftres), deux diapophy$ei (^tà, k trayers) di^,
ABC HÉMAL.
Dirigées k droite et k gauche et naissant du centre ou corps de yertèbre, àenx. parapopkyut (/ra^oc, auprès) pa.
Formant les parties latérales de Tare et faisant suite aux parapophyses, àBuxpleurapophyseê (nrXivpà, cAte)p/. Ce sont les o6tes proprement dites de rtnatomie humaine.
Faisant suite aux pleurapophyses, deux hémapophyiei, ha (appelées en anatomie humaine cartilages costaux, mais en réalité osseuses chez beaucoup d'animaut).
Complétant l'arc au milieu, une himipine, he (cette hémépine n'est autre chose qu'un des articles du sternum).
1. Dans les traités d'anatomie humaine rédigés en français, on confond en général sous le nom commun ^apophyses irantrersen, les diapophyies et les parapophyââi. Ce sont cependant des éléments très distincts et cette manière de fiûre rend la comparaison des diverses yertèbres pres()ue impossible.
Telle est la vertèbre - type ; mais il est facile de voir en comparant entre eux quelques squelettes, que tandis que lare supérieur offre une très grande constance, dans sa composition , l'arc inférieur ou hémal est souvent incomplet, reste souvent ouvert. Tantôt rhémépine fait défaut , d'autres fois Thémépine et les hémapophyses , etc. Ainsi , chez la grenouille , les hémapophyses manquent et les pleura pophyses {jjI. fig. 11, C) sont presque toutes courtes; ce qui a fait dire, d'une manière erronée, que les Amphibies de ce groupe n'ont pas de côtes. En réalité, les côtes de la grenouille sont imparfaitement développées et immobiles.
Tous les Chordés sont, comme nous l'avons indiqué page 43, caractérisés par l'existence d'un cordon cellulaire axial, la corde dorsale (fig. G, ch, et fig. 12, cd). C'est autour de cette corde que se développent les différentes parties des vertèbres cartilagineuses ou osseuses, de telle façon que, lorsque les vertèbres sont constituées , la corde occupe Vaxe des corps ou centres vertébraux.
Destinée à disparaître, sans laisser de traces chez les Vertébrés les plus élevés ( Mammifères, Oiseaux, presque tous les Reptiles ), la corde se conserve plus ou moins intacte chez les autres ( quelques Reptiles, tous les Amphibies, tous les Poissons). En pratiquant une coupe mince, longitudinale ou transversale, au travers d'une vertèbre de grenouille adulte, on constate aisément qu'une portion de la corde dorsale, située dans
le corps vertébral , y persiste pendant toute la vi (fig. 12, B^cd).
vie
Figure 12.
A. OOUPK TRA98VEE8ALB D'UN EHBBYON d'aMFHIBIB,
d'après Van Bambeke.
B. COUPK T1LAKBVBB8ALB d'uNB VBBTiBBB DK OBBNOUILLB ADULTE ,
d'après nataro.
ed, corde dorsale.
m, moelle épinière.
Les vertèbres étant placées à la file les unes des autres, Tensemble des arcs neuraux forme un canal logeant la moelle épinière, le canal rachidien.
On divise, en général, la colonne vertébrale dos Vertébrés supérieurs en un certain nombre de régions
caractérisées par la forme des vertèbres qui les composent, par la présence ou Fabsence de côtes développées, par l'articulation de quelques vertèbres avec la ceinture pelvienne, etc. Dans la colonne de la grenouille, composée en tout de onze vertèbres, on ne peut discerner que trois régions, une région présdcrée de huit vertèbres, une région sacrée ou pelvienne d'une vertèbre, une région coccygienne ou caudale, en forme de long stylet, offrant à son origine des traces de deux vertèbres distinctes.
Les pleurapophyses de la vertèbre pelvienne sont fortes et articulées avec les os du bassin. Ceux-ci que nous décrirons plus loin, représentent fort probablement chez les Vertébrés, les parties latérales et supérieures d'un arc hémal.
Enfin , le stylet mobile qui constitue la région coccygienne porte le nom spécial à'urostyle (oipà, queue, arûXoç, style), il provient de l'ossification de la portion terminale de la gaine de la corde dorsale (fig. 10, t(). Un urostyle s'observe également chez les Poissons à squelette osseux, mais il se confond bientôt avec les éléments qui servent de base à la nageoire caudale.
Portion appendiculaire. Membres. liCS membres, presque toujours au nombre de quatre chez les Vertébrés, se distinguent en membres antérieurs et postérieurs (supérieurs et inférieurs chez l'homme). Chacune de ces paires, entre lesquelles on observe, du reste, un parrallélisme de structure très marqué, est reliée h la
portion axiale du squelette, c est-à-dire au tronc, par une ceinture cartilagineuse ou formée de pièces osseuses : la ceinture scaptdaire ou épaule, pour les membres antérieurs, la ceinture pelvienne au bassin, pour les membres postérieurs.
Il résulte des recherches modernes sur Tanatomie comparée de Tendosquelette que ces deux ceintures représentent très probablement des arcs vertébraux inférieurs. Les rapports de la ceinture pelvienne avec les extrémités des pleuropophyses d'une vertèbre sacrée (grenouille) ou de deux vertèbres sacrées (Reptiles, etc.) rendent cette manière de voir à peu près incontestable pour la ceinture postérieure. En outre, les homologies existant entre celle-ci et la ceinture scapulaire montrent que la ceinture antérieure peut être interprétée de la même façon. Nous nous bornons à indiquer ce point intéressant. De plus longs développements dépasseraient les limites de notre cadre.
La ceinture scapulaire de la grenouille (fig. 13) comprend , de chaque côté , P une omoplate restée en grande partie cartilagineuse , recouvrant les pleurapophyses de quelques vertèbres antérieures dont elle est séparée par des muscles,
Figure 13.
CBINTUBE BCAFULAIRE
DB LA GBBNouiLLE, d'après nuture.
(Voir fig. 10.) a, sternum. cl, clavicale.
0 0, omoplate, h, haméros droit.
cOf eoracoidien.
et, 2**, un coracoïdi€n\ reliant lomoplate au sternum. Le coracoïdien concourt, avec Tomoplate, à la formation de la cavité articulaire qui reçoit la tête de Tos du bras.
La plupart des Mammifères* semblent ne pas posséder de coracoïdien. Cette pièce osseuse, rudimentaire chez les animaux en question, s'est soudée à l'omoplate dont elle paraît alors constituer une dépendance sous la forme d'un tubercule plus ou moins saillant*.
En règle générale, comme chez notre grenouille, les deux omoplates composent donc la moitié supérieure de la ceinture, les deux coracoïdiens la moitié inférieure.
Parallèlement au coracoïdien de la grenouille et en avant de lui, une bandelette cartilagineuse, s'étendant aussi de l'omoplate au sternum, renferme dans son bord antérieur un petit osselet allongé, la clavicule. La clavicule manque chez un très grand nombre d'animaux (cheval, bœuf, par exemple). Bien qu'elle prenne souvent un grand développement (chauves-souris, oiseaux, etc.), elle n'est , probablement , qu'une pièce surajoutée.