Voyez, plus loin, goût, § 16 de ce chapitre
2. Chez la grenouille, les origines du trijumeau, du facial, du glossopharyngien et du pneumogastrique sont caractérisées par des connexions intimes dont l'étude pourrait embarrasser un débutant et dont Texplication exige des connaissances déjà assez étendues en anatomie comparée. Cest donc à dessein que noos éyitons d'entrer dans des détails à cet égard.
Figue 17.
BTtTiMI MBBVIUX DC UL VIB ANIMAL! CHEZ LA QBBNOUILLB.
(Figure demi-théoriqae ; on n'a représenté que les gros troncs ; toute une série de branches a été omise à dessein.) OL, nerfs olfactifs. — OP, yeux et nerfo optiques. — TT, branches du trijameau. — F, nerf facial. Aud, nerf auditif. — G, nerf glossopharyngien, ^ Y, branches du nerf ragne, la postérieure est ici le rameau auriculaire ou CDtané. — 1, lr« paire spinale f. f. d'hypoglosse. — 2, 3, plexus brachial.
— 4, 5, 6, 4«, S** et 6« paires spinales. — 7,8, 9, 10, pletus lombo-sicré.
— CR, nerf crural. — I, nerf sciatique.
branche cutanée très importante , le nerf latéral , animant les téguments des flancs chez les Têtards, les Amphibies inférieurs et les Poissons * .
La moelle épinière (fig. 17) est le centre principal des actes réflexes. Un acte réflexe est un phénomène, un mouvement, par exemple, provoqué dans une partie du corps par une excitation venue de cette partie, et agissant par l'intermédiaire d'un centre nerveux autre que le cerveau proprement dit ou cerveau antérieur. C'est, par conséquent , un acte qui a lieu sans l'intervention de la volonté.
Nous citerons, à ce sujet, l'exemple classique : on décapite une grenouille, ou mieux, ce qui produit un effet encore plus frappant sur les débutants, on pratique une petite incision à la nuque de l'animal et introduisant un corps pointu dans le crâne, par le trou occipital, on écrase et on détruit l'encéphale. L'Amphibie est immobile, on pince l'extrémité d'une patte; la grenouille retire le membre, puis rentre au repos. On excite un autre membre, même fait, etc. Il y a eu une excitation centripète qui s'est propagée jusquà la moelle épinière et, de celle-ci, est partie une excitation centrifuge en sens inverse, réflexe, vers les muscles de la patte excitée, et cela, évidemment, sans qu'il y ait eu rien de conscient, rien de voulu.
Veut-on varier l'expérience précédente, on suspend la grenouille privée d'encéphale à un support ii l'aide d'un petit crochet perçant le menton ; le