ENCÉPHALE
DI LA 0BBN0UILLE.(Gr.6.)
ea,
cerveau antérieur.
cm,
cenreau moyen.
cp.
cerreau postérieur.
nerfs olÉsictifs.
lobea olfactifs.
hémisphères.
lop.
lobes optiques.
cervelet.
moelle allongée.
C'est aux hémisphères et, d'une façon générale, à Tensemble du cerveau antérieur que sont dévolues les fonctions les plus élevées de l'innervation. Ainsi, Us sont le siège de la spontanéité volontaire, celui d'une partie des instincts ; c'est-à-dire d'une partie des excitations déterminant les actes ayant pour but la conservation de l'individu et sa reproduction.
La grenoiiiUe dont on a enlevé les hémisphères cérébraux a son attitude habitnelle; seulement eUe reste immobile, absolument stupide; eUe est devenue imcapable d'effectuer spontanément un mouvement quelconque. EVe n'exécule que les mouvements déterminés par une excitation extérieure. Ainsi, eUe ne mange pas seule et ne fiiit aucun effort pour s'emparer des petites proies qui lui sont offertes. Elle n'avale d'aliments que si on les lui introduit dans l'arrière bouche, etc.
Les hémisphères sont, enfin, le siège de l'élaboration intellectuelle des sensations et de leur transformation en idées. Aussi voyons-nous ces renflements surpasser en volume les autres parties de l'encéphale chez l'homme, la généralité des Mammifères, les Oiseaux, et diminuer considérablement d'importance chez les Reptiles, les Amphibies (grenouille) et les Poissons.
Le cerveau moyen de notre grenouille (fig. 16, cm) se compose aussi de deux lobes renflés, placés à droite et à gauche de la ligne médiane; ce sont les lobes optiques. A la face inférieure de l'encéphale on y voit aboutir les nerfs de la vision ou nerfs optiques (fig. 17, op). Les lobes en question ne sont pas, à proprement parler, les foyers de réception des impressions visuelles; ces foyers sont ailleurs dans le cerveau. Les lobes optiques sont, d'après les recherches expérimentales, les
centres des actions réflexes consécutives à l'action de la lumière sur les yeux, autrement dit, les centres d où émanent les excitations produisant les divers mouvements déterminés par la vision des objets ou par l'influence de la lumière ; ainsi certains mouvements des membres, la rotation de la tète tournant les deux yeux vers le point à regarder, la dilatation ou la contraction de la pupille, etc.
Le cerveau postérieur de la grenouille (fig. 16, cp) et de l'ensemble des Vertébrés est représenté par la moelle allongée et ses dépendances. Chez l'animal qui nous occupe, la moelle allongée, très large, presque aussi large que la reste de l'encéphale , offre à sa face supérieure une dépression en forme de losange, la fosse rhomboïdale, qui n'est autre chose que le quatrième ventricule ou ventricule postérieur à nu (fig. 15, vp).
Au-dessus de la fosse rhomboïdale et immédiatement en arrière des lobes optiques , passe , comme un petit pont, une bandelette transversale. Cette bandelette est le cervelet, excessivement réduit ici , comme chez une partie des Reptiles (fig. 16, c). Chez les Oiseaux et les Mammifères , le cervelet augmente notablement de volume et offre des incisions profondes à sa surface ' .
1. On divise souvent l'encéphale, et cela en partant excIusiTement de sa forme chez l'homme, en cerveau (représenté principalement par les hémisphères), eêrcelet et moeUe allongée. Cette subdivision artificielle qui n'est basée ni sur l'embryologie, ni sur l'anatomie comparée, est celle qui a cours dans le vul<;aire. Il était utile de la signaler ici , pour que le lecteur rectifie des idées préconçues.
Le cervelet n'émet pas de nerfs ; il n'a aucune influence ni sur Finstinct ni sur Tintelligence ; cette portion de l'encéphale paraît être le centre d'équilibration et de coordination des mouvements. L'ablation du cervelet ou la destruction de certaines portions seulement, amènent des troubles dans la locomotion et dans la station ; l'animal prend des positions bizarres et, s'il se déplace, c'est d'une façon incertaine, comme chez l'homme en état d'ivresse.
Quant à la moelle allongée, il en naît des groupes de nerfs qui comptent parmi les plus importants, et elle est le centre de propriétés nerveuses d'une valeur capitale. Ainsi, elle préside au mécanisme de la déglutition ; elle est l'organe central des mouvements d'expression ; le centre de tous les phénomènes qui se rattachent au mécanisme de la respiration ; elle contient le centre modérateur ou d'arrêt des mouvements du cœur ; elle a une influence directe, chez les Vertébrés supérieurs, sur la nature des sécrétions urinaire et salivaire, etc.
Les troncs nerveux qui émanent de la moelle allongée naissent par paires, comme, du reste, tous les troncs sortant directement des centres nerveux de la vie animale. Ce qui existe à droite, se répète symétriquement à gauche. Si, dans la description, nous nommons les nerfs au singulier, il est bien entendu qu'il existe deux nerfs répondant à chaque nom et occupant les deux moitiés de l'individu (fig. 17).
Ceci dit, les principaux troncs prenant origine dans la moelle allongée sont : le nerf trijumeau (fig. 17, tt).
distribuant surtout ses rameaux à la face des Vertébrés, lui donnant la sensibilité générale par ses filets sensitifs et animant les muscles masticateurs par ses filets moteurs. Le nerf facial (fig. 17, f), nerf principalement moteur, qui excite les contractions des muscles expressife ou tout au moins superficiels de la face. Le nerf auditif (fig. 17, Aud.), nerf sensoriel de Taudition. Le nerf glossopharyngien (fig. 17, g), spécialement distribué aux régions linguale et pharyngienne de l'origine du tube digestif. Le tronc qu'il fournit à la langue est, chez les Mammifères, un des nerfs sensoriels qui président à la perception des saveurs' . Enfin, le nerf vague ou pneumogastrique (fig. 17, v), nerf en général aussi remarquable par l'étendue de sa distribution que par la multiplicité des phénomènes auxquels il préside. Il se distribue , en effet , à l'appareil respiratoire , à une grande partie de l'appareil digestif, au cœur, et tient sous sa dépendance la plupart des phénomènes physiologiques dont ces appareils ou ces organes sont le siè^e". Chez la grenouille, il fournit de plus un rameau auriculaire qui se distribue à la peau de l'épaule et qui peut être considéré comme le dernier vestige d'une