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Toyei

renfle en un ganglion, ganglion intervertéh^al (fig. 18, g), contenant à la fois des fibres et des cellules nerveuses.

Le tronc rachidien court t qui fait suite au ganglion est donc un tronc nerveux mixte composé de fibres motrices et de fibres sensitives associées; il en est de même des branches qui en émanent. Celles-ci sont au nombre de deux chez la grenouille et les autres Crâniotes.

P Une branche ascendante dorsale rd, peu importante, destinée aux muscles et à la peau du dos ;

Figure 18.

FIGUSB THÉOBIQUB DB LA DISPOSITION DES RACINES NBBVEUSB8 ET DBS EAPPOBTB DU STBTÈMB NBBTEUX DB LA VIE ORGANIQUE OU GBAND SYMPATHIQUE (EEPSiSENTi EN NOIB) AVEC LE BTSTÈME NBBTEUX DB LA VIE ANIMALE.

M, moelle épinière. — rf, raoînes dorsales. — r, racines ventrales. — ^, ganglion intervertébral. — ^ tronc rachidien mixte. — rdy rameau dorsal. — re^ rameau communicant. — ba^ branches antérieures ou ventrales. — s, système neireux de la fie organique ou grand sympathique.

2** Une branche descendante, branche antétneure ha, plus volumineuse, allant animer les parois latérales et inférieures du tronc. A la hauteur des membres, quelques branches antérieures se distribuent à ces organes**

Enfin, tout près de leur origine, les branches antérieures fournissent chacune un petit rameau communicant (rc) par lequel le système nerveux de la vie animale est mis en continuité avec le système nerveux de la vie organique.

Nous venons de voir que les origines des nerfs rachidiens sont constitués par deux racines. Tune ventrale et motrice, l'autre dorsale et sensitive. Si Ton coupe la racine ventrale d'un nerf rachidien, en respectant l'autre, les organes auxquels ce nerf se distribue sont paralysés, n'effectuent plus aucun mouvement; aucune excitation motrice ne pouvant plus leur arriver de la moelle ; mais ils continuent à être sensibles. Si la section a porté, au contraire, sur la racine dorsale, la faculté d'effectuer des mouvements persiste, mais la sensibilité a disparu.

A la hauteur des points d'émergence des nerfs spinaux, il existe, chez la grenouille, une disposition qui pourrait embarrasser un débutant. Ce sont de petites masses d'un blanc crayeux, appliquées à droite et à gauche de la colonne vertébrale (face ventrale de

1. Les Iranehtê antérieuret étant les principales, sont seules représentées dans la figoie 17. Le mot antérieur n'est exact que pour Vliomme; il raudraît mieux dire brtineheê renirales.

ranimai). Il est important d'en expliquer la nature pour éviter des méprises.

- Chez la grenouille, comme chez tous les Vertébrés, la moelle, de même que les autres centres ner\'eux, a des enveloppes d'aspect membraneux ; la plus externe accompagne les origines de chaque nerf spinal jusqu'à la sortie du canal rachidien, puis se confond, en partie, avec le périoste des vertèbres et la gaîne propre de^ nerfs. Ici, elle forme, autour du ganglion intervertébral, un petit sac rempli de cristaux microscopiques de carbonate de calcium * .

Chez la plupart des Vertébrés, les branches antérieures des nerfs spinaux forment plusieurs plexus d'où partent ensuite les nerfs périphériques. La grenouille est encore un animal utile à étudier à cet égard ; ces plexus y étant bien simples et seulement au nombre de deux de chaque côté.

Le premier ou plexus h^achial (fig. 17, 2, 3) est formé aux dépens des nerfs rachidiens deux et trois; il fournit, comme branches terminales, les nerfs de l'extrémité

1. En écrasant un de ces sacs, dans une goutte d'eau, sur une plaque de verre, et observant au microscope, on assiste à un phénomène curieux : la très légère solubilité des cristaux dans Teau chargée naturellement d*un peu d'acide carbonique , amène dans le liquide des changements locaux de composition ; de là des actions moléculaires qui impriment aux cristaux des déplacements plus ou moins rapides dans divers sens. Phénomène connu sous le nom de mouvement brownien. Cest le botaniste Bobert Brown qui signala le premier ces mouvements purement mécaniques des particules en suspension dans un liquide.

antérieure. Le deuxième plexus, plexus lombo-saa^é (fig. 17, 7, 8, 9, 10), résultant des anastomoses des quatre derniers troncs rachidiens, donne naissance au nerf crural et au nerf sciaiique qni animent le membre postérieur.

Système nerveux de la me végétative, système nerveux splanchnique, grand sympathique (fig. 18, 8s), En continuité avec le précédent, contractant de nombreuses anastomoses avec lui, le système nerveux du grand sympathique se compose aussi de nerfs et de centres. Les nerfs contiennent, en général, une forte proportion de fibres sans myéline. Les centres nombreux sont de petites masses renfermant des cellules nerveuses dont les prolongements forment les fibres nerveuses des cordons du système. On donne à ces petits centres le nom de ganglions.

Dans son ensemble, le grand sympathique des Vertébrés consiste essentiellement en deux longs cordons ner\'eux commençant dans le crâne, puis s'étendant de la télé à la queue de Tanimal, sous la colonne vertébrale, à droite et à gauche de Taxe formé par les corps de vertèbres. Chacun de ces cordons présente sur son trajet de nombreux ganglions, lui donnant l'aspect d'une cha'me ganglionnaire.

Aux ganglions aboutissent des rameaux communicants, des ganglions eux-mêmes, émanent des filets périphériques. Le système du sympathique est relié, en eflet, 1^ à la plupart des nerfs crâniens, tels que le trijumeau, le facial, le pneumogastrique, etc.; 2^ à toutes

les branches ventrales des troncs rachidiens. Les filets périphériques forment des plexus offrant fréquemment des ganglions sur leur trajet; ils se distribuent au cœur, à l'appareil respiratoire, à l'appareil digestif, aux organes génitaux, en accompagnant surtout les vaisseaux sur lesquels ils ont une action très importante.

Ces nerfs sont des nerfs vaso-moteurs, c'est-à-dire excitateurs de contractions dans la couche de fibres musculaires lisses qui entre dans la composition des parois des vaisseaux sanguins. Ils règlent donc le calibre des vaisseaux et, par suite, la quantité de liquide nutritif distribué aux différents organes*. Il résulte de là que, outre quelques propriétés spéciales que nous passons sous silence, le grand sympathique a une influence générale sur la nutrition, les sécrétions, la respiration et la chaleur animale.

Le grand sympathique de la grenouille s'observera facilement, au moins dans son trajet extra-crânien, à la face ventrale de l'animal, à droite et à gauche de la colonne vertébrale. Il est en rapport intime, à l'origine, avec le groupe du trijumeau et du facial; il traverse ensuite la paroi crânienne pour en sortir par le même

1. Les fibres nerreoses Taso-motrices n*oiit pu seulement le sympathique comme origine; des centres nenreux vaso-moteurs paraissent distribués tout le long de la moelle épinière. De plus , des expériences fiûtes sur la grenouille, entre autres, semblent prouver l'existence de petits centres nerveux Taso-moteun locaux situés le long des vaisseaux eux-mêmes. H existe des nerfo vaso-dilaUtâUfê ; nous devons nous borner ici k en signaler Texistence*

orifice que le pneumogastrique; puis il passe sous forme de cordon, au-dessous des nerfs spinaux, envoyant aux intestins des branches importantes pourvues de ganglions et accompagnant les vaisseaux.

L*ëtude du système nerveux de la grenouille et de tous les Vertébrés montre que celui-ci est disposé suivant un plan tel que les mêmes éléments se répètent de distance en distance. Nous venons de constater, en eflet, qu'à la hauteur de chacune des vertèbres du rachis existent une paire de ganglions intervertébraux, deux branches dorsales ou ascendantes, deux branches antérieures ou descendantes et une paire de ganglions du gi'and sympathique {fig. 18). La segmentation du système nerveux des Vertébrés est, par conséquent, aussi clairement établie que celles du système musculaire et du squelette.

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