‹ Zoologie élémentaireChapitre 41 sur 165 · Vulgairement pruM · texte numérisé non relu

Vulgairement pruM

renferme ïhumeur aqtieuse, liquide incolore , se rapprochant beaucoup de l'eau pure par ses propriétés optiques.

Le reste de la cavité du globe oculaire est rempli par le corps vitré, masse transparente, d'aspect gélatineux, destinée surtout à soutenir les parois.

La face interne de ces parois nous offre encore à considérer la choroïde et la rétine. Au point de vue de l'ordre de superposition, la sclérotique, ou charpente de Fœil est doublée au dedans par la choroïde; la choroïde est doublée elle-même par la rétine.

La choroïde est à proprement parler, la couche vasculaire de l'œil ; c'est une couche de nature conjonctive, servant de soutien à un réseau vasculaire extrêmement riche.

La rétine est l'écran nerveux sur lequel vient se peindre, au fond de l'œil, l'image des objets extérieurs. Le nerf optique, après avoir traversé la sclérotique, puis la choroïde, s'étale littéralement, de façon à former une couche nerveuse tapissant le fond et les parties latérales de l'oi^ane , jusque dans le voisinage du cristallin.

La texture histologique de la rétine est trop compliquée pour l'exposer ici, mais nous pouvons cependant donner quelques notions sommaires qui ne seront pas sans utilité.

La rétine offre deux surfaces : une interne en contact avec le corps vitré, une externe en contact avec la choroïde. C'est cette dernière qui est excitable par la

lumière; de sorte que les rayons qui, après avoir traversé le cristallin et le corps vitré, frappent la couche nerveuse, doivent encore traverser celle-ci pour aller influencer les éléments terminaux sur sa face opposée.

Ces éléments terminaux, très délicats, juxtaposés, tous perpendiculaires à la direction générale de la rétine, ont tous aussi leurs extrémités tournées du côté de la choroïde. Les uns sont en forme de petits prismes (bâtonnets rétiniens); les autres, moins nombreux, plus courts et distribués entre les précédents, sont en forme de quilles terminées en pointe (cônes rétiniens).

Les extrémités des cônes et des bâtonnets sont en rapport avec une couche de cellules pigmentaires à pigment foncé, revêtant donc toute la face externe de la rétine et remplissant Toffice de la couche de matière colorante noire dont on enduit Tintérieur des instruments doptique (microscopes, lunettes, etc.), afin d'éviter des réflexions nuisibles de rayons lumineux.

D'après tout ce que nous avons exposé touchant le système nerveux et les organes des sens, ce n'est pas la rétine qui voit, pas plus que ce n est Toreille qui entend ou la langue qui goûte les saveurs. Mais lexcitation produite par la lumière sur les cônes et les bâtonnets est transmise par le nerf optique à lencéphale, et c'est là que se fait le travail de perception. Une expérience décisive suffit à le prouver : la section des nerfs optiques rend l'animal aveugle. Nous avons tenu à insister sur ceci, parce qu'il règne en général, à cet égard, des idées très fausses.

La rétine examinée sur le cadavre est incolore ; mais si Ton emploie certaines précautions, si Ton observe, immédiatement après la mort, la rétine d'un animal maintenu au préalable, pendant quelque temps, dans lobscnrité et décapité également à Tabri de la lumière, on constate que la rétine est rouge. La rétine de la grenouille, par exemple, est d*un rouge vif. Cette coloration est due à ce &it que la portion terminale ou externe des b&tonnets renferme une substance rouge isoluble par certains dissolvants et auquel on a donné le nom de pourpre rétinien ou ért/thropsine.

Le pourpre rétinien disparaît assez rapidement sous Tinfluence de la lumière, même chez Tanimal vivant, et se régénère dans Tobscurité. On s'est beaucoup occupé de cette question dans ces derniers temps, et c'est ce qui nous a engagé à ne pas la passer entièrement sous silence.

L'œil est protégé contre une trop vive lumière ou le contact de corps étrangers par les paupières. Il est, de plus, mis en mouvement par des muscles s'insérant d'un côté sur la sclérotique et de l'autre sur la paroi de l'orbite. Nous ne décrirons pas ces parties qui offrent moins d'intérêt que le globe oculaire lui-même et dont l'analyse occuperait une place que nous pouvons mieux consacrer à l'exposé de faits importants.

INDICATIONS TOPOORAPHIQUES PRÉALABLES CONCERNANT LES ORGANES DE LA VIE VÉGÉTATIVE.

L'animal tué par un des procédés indiqués plus haut est fixé, sur le dos, par les quatre membres. La peau est fendue comme pour commencer à écorcher (page 47), On ouvre ensuite, avec les ciseaux, la cavité du tronc, depuis Fangle entre les cuisses jusqu'au menton. On enlève le sternum et toute la moitié stemale de la ceinture scapulaire, par deux coups de ciseaux un peu en dedans des aisselles. On rabat et fixe à droite et à gauche, à Faide d'épingles , les muscles de la paroi abdominale.

Les viscères, laissés en place, se présentent avec la disposition relative suivante : sur la ligne médiane , dans la région que recouvrait le sternum, le cosur qui, en général, bat encore*. Toujours sur la ligne médiane et un peu en arrière de la pointe du cœur, une vésicule sphérique verte, de la grosseur d'un tout petit pois, la vésicule biliaire, puis, quelques millimètres plus bas, une petite sphère rouge, la rate. Enfin, plus en arrière encore, la cavité abdominale est remplie par les replis tortueux d'un canal, Vintestin moyen.

1. L'aaatomiste débutant ne doit pas croire, à Taspeat de ces mourements du cœur, qu'il commet une cruauté et qu'il dissèque un animal Tirant. La grenouille est bien morte ; mais, chez les Amphibies, comme nous l'expliquerons plus tard, les mouyements du cœur persistent remarquablement longtemps . (Voyei } 23.)

A droite et à gauche de la vésicule biliaire, deux masses charnues, lisses, volumineuses, d*un rouge brunâtre : c'est le foie.

Plus en dehors, à droite et à gauche du foie et du cœur, deux sacs membraneux, ovales, pleins d'air, à parois garnies de nombreuses boursouflures, les poumons. :Çnfin, s'il s'agit d'une femelle, les parties latérales de Tabdomen sont souvent remplies et même distendues par deux paquets considérables de petits grains noirs tachetés de blanc. Ce sont les ovaires, et les grains sont des CBufs.

Cela suffit pour le moment. Nous ne parlons pas d'une foule d'organes que nous allons apprendre à reconnaître. Cette première topographie est presque indispensable, et nous avons personnellement vu des étudiants, il est vrai peu attentife aux explications, commettre, à propos des viscères de la grenouille, des bévues franchement ridicules.

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