‹ Zoologie élémentaireChapitre 57 sur 165 · Dcnomination assez impropre (voyez pages · texte numérisé non relu

Dcnomination assez impropre (voyez pages

s'ouvrant, en définitive, dans le cloaque (fig. 33, u).

Les oviductes sont tapissés par un épithélium vibratile dans toute leur étendue; les œufs y cheminent lentement, sous Finfluence des cils épithéliaux : ils s'y entourent , en outre , d'enveloppes protectrices dont nous allons dire un mot.

Au moment cù il vient d'entrer dans l'oviducte, l'œuf de la grenouille est une petite sphère nue, blanchâtre dans sa portion inférieure, noire dans sa portion supérieure et limitée extérieurement par une mince membrane. Mais si nous examinons des œufs de grenouille récemment pondus et réunis en amas souvent considérables à la surface de l'eau des mares, nous voyons que chacun d'eux est entouré d'une couche épaisse de matière transparente que l'action de l'alcool étendue délimite très bien.

Après la ponte, les parois des oviductes vides paraissent assez minces; avant la ponte, au contraire, elles sont épaisses. On peut s'assurer qu'elles comprennent, dans l'épaisseur de leur muqueuse, une grande quantité de glandules tubuleuses qui sécrètent les couches propres de mucine * entourant chaque œuf individuellement. Après la ponte , ces enveloppes protectrices

1. D'après P. Giacosa, Élude sur la composition chimique de f œuf et de ses enveloppes (Archives italiennes de Biologie, t. II, fiiscicule II, page 226. Paris 1882) la substance glaireuse qui entoure Tœuf de grenouille pondu est de la mucine pure.

La mucine n'est pas un albuminoïde, mais un dérivé des substances albuminoîdes, elle en diflf^rc bcancoup par ses propriétés.

gonflant beaucoup au contact de l'eau, maintiennent par conséquent les œufs à une certaine distance les uns des autres et leur permettent de bénéficier à peu près tous également de l'action de la lumière et du contact de Teau aérée.

OI^GANES MALES*.

Les organes mâles principaux sont : 1° les testicules, 2** les canaïujo défét*ents par lesquels les produits des testicules parviennent jusqu'à l'orifice génital.

Envisagé d'une manière générale, le testicule des Vertébrés crâniotes peut être regardé comme une glande composée, formée, chez les Vertébrés supérieurs, de la réunion de nombreux tubes sécrétoires très étroits et sinueux , les canalicules séminifères. Il en est encore à peu près de même chez la grenouille et chez les Poissons téléostéens (truite, brochet, etc.); mais, chez les autres Amphibies (crapaud, triton, salamandre, etc.) et chez les Poissons élasmobranches (raies, requins), le testicule qui ressemble à une glande en grappe est constitué par une réunion de vésicules sphériques pédonculées.

Le testicule, quelle que soit sa texture, produit un liquide spécial, le sper^me, tenant en suspension des éléments anatomiques, les spermatozoïdes, très vraisemblablement de nature cellulaire, animés de mouvements et ayant, comme nous l'avons déjà donné à entendre, un rôle d'une importance capitale.

Les spermatozoïdes des Vertébrés n ont que de très faibles dimensions, quelques centièmes de millimètres de longueur * . Ce sont des éléments incolores, transparents, filiformes, offrant à une de leurs extrémités un renflement globuleux, piriforme ou cylindrique. Les anciens naturalistes, qui y voyaient des animalcules, les animalcules spermatiqiœs, avaient nommé l'extrémité renflée, tête, et lappendice filiforme, queue ; dénominations encore usitées aujourd'hui dans les descriptions.

Les procédés modernes ont permis de constater que tout spermatozoïde de Vertébré se compose en réalité de trois parties ou segment se comportant différemment au contact de Teau et des réactifs : P un segment antérieur, le renflement ou tète, 2® un segment moyen plus ou moins apparent intermédiaire entre la tête et la queue, 3® un segment postérieur représenté par le filament caudal*.

L'observation microscopique du sperme frais montre que les spermatozoïdes se déplacent ; ils eflectuent des mouvements ondulatoires dans lesquels la tète se déjette

1. Cest là le cas général. Certains Amphibies tels que le DUccglouus pietuê de la région méditerranéenne ont des spermatozoïdes atteignant 2 millimètres de longueur.

2. Le segment mojen a l'tû décrit pour la première fois par Schweigger- Seidel (Archiv f. Mieiakop, Anatomie, 1. 1866).

La genèse des spermatozoïdes indique que la tête est très probablement au noyau de cellule, le segment moyen du protoplasme cellulaire et la queue un cil ou un flagellum.

successivement à droite et à gauche. Ils progressent ainsi, Textrémité renflée en avant. Les mouvements paraissent très vifs ; mais il ne faut pas oublier qu'ils sont exagérés par le grossissement.

Très facilement altérables, les spermatozoïdes perdent leur motilité par une foule de causes. Chez la plupart des Vertébrés, le contact de l'eau suffit pour produire ce résultat. Chez d'autres (beaucoup d'Amphibies et de Poissons), dont les œufs sont fécondés au sein de ce liquide, les spermatozoïdes supportent naturellement l'action de l'eau plus longtemps \

Quant.au canal déférent, tantôt il constitue un canal indépendant, tantôt, comme chez les Amphibies, il est confondu avec les voies urinaires et servant alors, à la fois, à l'écoulement de l'urine et du sperme, porte le nom de canal urospermatique. Enfin chez des Poissons inférieurs, la lamproie, par exemple, les spermatozoïdes tombent dans la cavité abdominale et sont expulsés par un pore génital.

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