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Bojftnus a donné une description de ces organes dès

2. Le cadre restreint de cet ourrage ne nous permet pas d'aborder la

Appareil respiratoire. Nous avons déjà dit, à propos du manteau et de la chambre palléale, que cette dernière est toujours le siège de l'appareil respiratoire. Les organes affectés à la respiration des Mollusques sont, en effet, constamment formés aux dépens des parois de la chambre en question.

Dans le plus grand nombre des cas, les Mollusques ofirent la respiration aquatique.

La chambre palléale, traversée par un courant d'eau déterminé soit par des contractions du manteau, soit par le mouvement de cils vibratiles, présente à sa face interne de grands replis ou des expansions diversement découpées qui, parcourues par le sang de Tanimal, constituent des branchies. Les branchies des Mollusques

description d'autres organes sécrétoires curieux que présentent de nombreux MoUusques. Nous signalerons cependant deux sécrétions intéressantes entre tontes :

10 Chez la plupart des Céphalopodes, un organe sacciforme, la poche à enere, s*ouTre dans la cavité du manteau et produit la matière pigmentairc d*un brun foncé utilisée dans TaquareUe sons le nom de sépia. Lorsque l'animal est inquiété, attaqué par un poisson, par exemple, U expulse brusquement Teau de la cavité respiratoire et le contenu de la poche à encre. Le recul lui permet de fuir en arrière avec vitesse, mais il laisse dans Teau, à l'endroit qu'il cccu> paît, un nuage noirâtre de sépia qui le dérobe k la vue de l'ennemi. Le nom de iuktviuchen donné en flamand à la seiche et à d'autres Céphalopodes rappelle ce fait. 20 Des Gastéropodes du genre murex (m, iruneulus, m, brandttrigj possèdent dans la chambre branchiale une glande spéciale distincte du rein, dont le produit d'abord incolore prend rapidement, sous l'influence de la lumière, une belle couleur pourpre ou violette. Cest la pourpre des anciens.

peuvent afiecter trois dispositions principales que nous indiquerons brièvement :

a) Les branchies, au nombre de quatre, deux de chaque côté du corps, sont de grandes lames demielliptiques, couvertes de cils vibratiles. (Mollusques lamellibranches. )

Ou bien les deux bords du manteau des Lamellibranches sont en grande partie libres, et Teau entre dans la chambre palléale par la fente comprise entre ces bords. (Lamellibranches asiphonés : Moule, par exemple.)

Ou bien les bords du manteau sont unis et se prolongent du côté anal ou postérieur de Tanimal en deux tubes cylindriques séparés ou renfermés dans une gaine commune et dont l'ensemble forme ce que Ton appelle le siphon. L'eau aérée, chargée de particules alimentaires, pénètre par un des tubes; celle qui s'est chargée d acide carbonique et qui tient en suspension les produits urinaires et les résidus de la digestion sort par l'autre. Des muscles spéciaux servent à la rétraction du siphon. (Mollusques lamellibranches siphonés : Mactre, par exemple, fig. 44, C, o.)

h) Les branchies, au nombre de deux ou de quatre, à situation symétrique, ont la forme de pyramides aiguës, composées soit d'un grand nombre de petites lamelles serrées les unes contre les autres, soit de nombreux plis contournés. (Mollusques céphalopodes.)

c) Les branchies, rarement symétriques, parfois constituées par im organe impair, sont des appendices lamelles, pinnés ou pectines, rappelant souvent ime

plume par leur axe et leurs lamelles. (Gastéropodes branchies.) Elles sont situées, par rapport au cœur, en avant de cet organe (Gastéropodes prosobranches , 7rpo(7«, en avant, exemples : Buccin, Paludine); ou en arrière (opisthohr anches, oirtaSsy, en arrière, à la partie postérieure du corps; exemple : Doris).

Chez un certain nombre d'opisthobranches, le manteau est rudimentaire et les branchies complètement à nu. Mais, dans la règle, les branchies des Gastéropodes sont contenues dans une chambre palléale dont roriflce peut être une ouverture simple ou peut offrir des bords prolongés en un tube, le siphon respiratoire.

Enfin, des Mollusques gastéropodes, en petit nombre, les Gastéropodes ptdmonés, TArion, les Limaces, les Hélices, les Limnées, les Planorbes, etc., respirent Tair en nature. Leur appareil respiratoire qui résulte encore une fois d'une modification des parois de la cavité du manteau, porte la dénomination depoumœi.

Si, à l'aide de ciseaux, on découpe à la région dorsale du manteau de TArion ime ouverture circulaire d'un centimètre à im centimètre et demi de diamètre, tangente par le bord droit à lorifice respiratoire, on constate que le manteau recouvre, comme une voûte, une cavité ou sac respiratoire dont le plafond, mis à découvert par l'opération que nous venons d'indiquer, est une membrane mince, parcourue par un réseau vasculaire très riche, formant des mailles nombreuses. Des troncs de retour auxquels on pourrait donner le nom de veines pulmonaires, convergent de la périphérie

vers rextrémité postérieure du poumon et finissent par se réunir pour aboutir à Toreillette.

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