AB
artère abdominale supérieure.
C, Globvleb sanguins du sang frais.
D, Qlobvleb banguins après action de Tacide osmique et du picrocarmin.
£) Spbbmatozoïdes.
Figure 6\.
iCKBVISSE MALK DIBSiQU&K.
rÉcrevisse sont portées par les bases des pattes-mâchoires et des pattes locomotrices.
En réalité, ces organes respiratoires disposés ici sur quatre rangs, ne sont ni tous identiques, ni tous portés par les membres.
On constate l'existence : P de lamelles foliacées garnies de filaments branchiaux ; nous leur avons déjà donné le nom simple de lamelles branchifères. Ce sont les podobranchies de M. Huxley*. Elles sont portées par l'article basilaire des pattes-mâchoires 2 et 3 et par celui des quatre premières pattes locomotrices; 2** de six branchies proj^rement dites, fixées sur la membrane flexible qui unit au thorax les articles basilaires des appendices que nous venons d'indiquer; 3** de cinq autres branchies vraies, situées un peu en arrière des précédentes et insérées sur la membrane d'attache de la troisième patte-mâchoire et des quatre premières pattes; 4*» enfin de branchies, dont deux rudimentaires, fixées sur les somites mêmes d'où dépendent les membres locomoteurs 3, 4 et 5. (Pleurobranchies de Huxley.)
La disposition de l'appareil branchial de l'Écrevisse (d'un seul côté) peut donc se résumer comme il est indiqué au tableau suivant :
1. HuxLET. On the cUutificaUoH and the dittributùm oftke Croft^hn. (ProceedÎDfçs of tbe zooj. Society. Juin, 1878.)
somm.
APPBKDICES.
F01M>BEANCHIB8.
BBAMCHIB8 F. P. D.
PLKVIOBSAMCIUXS.
Pemptognithe
Hectognathe
l'*pfttte
2« pfttte
3« patte
Rodimentatre.
é*^ patte
Badimentaiie.
d« patte
En thèse très générale, chez les Arthropodes branchies, les branchies sont, ou des pattes profondément modifiées, ou des appendices de Tarticle basilaire des pattes, soit thoraciques, soit abdominales. Tantôt les branchies sont visibles à l'extérieur du corps; tantôt, comme chez TÉcrevîsse et les autres Crustacés décapodes, elles se recourbent dorsalement le long des flancs de ranimai et sont cachées par la carapace et un repli tégumentaire (fig. 50, ca).
Chacune des branchies de TÉcrevisse est, en réalité, un appendice cutané dont la charpente comprend donc, partout, une couche chitinisée externe et une couche de cellules chitinogènes internes. Sa forme, admirablement conçue pour amener une énorme multiplication de surface, est, chez la branchie proprement dite, celle d'un panache composé d'un axe médian et d'une série de barbules ou filaments branchiaux cylindriques, longs et grêles.
Il n y a pas, à proprement parler, de réseau capillaire dans ces organes. La cavité intérieure de chacun des filaments cylindriques est divisée en deux conduits par une cloison délicate ; l'un de ces conduits reçoit le sang veineux amené par le canal afférent qui longe Taxe de la branchie; lautre sert au retour du sang artérialisé qui passe ensuite dans le canal efférent.
Les branchies des décapodes étant immobiles, un mécanisme spécial est nécessaire pour renouveler rapidement Teau aérée à leur surface. L'eau pénètre dans la cavité branchiale de TÉcrevisse par la fente longitudinale comprise entre le bord inférieur de la carapace et la base des péréiopodes; elle en sort constamment par un canal s'ouvrant antérieurement sur les côtés de la bouche, dirigée dans ce mouvement par les oscillations continuelles d'une lame chitineuse ou valvule, annexée à l'article basilaire de la mâchoire de deuxième paire (tritognathe). (Fig. 49, 3, v.)
Les trachées des Insectes sont des tubes aérifères situés dans l'intérieur du corps, s'ouvrant en général à la surface de celui-ci par des orifices nommés stigmates, et se terminant par des extrémités closes, après s'être ramifiés et subdivisés à peu près comme des vaisseaux.
Pour nous en faire une idée nette, il faut évidemment abandonner un moment l'Écrevisse et avoir recours à un autre type. Tous les Insectes proprement dits peuvent convenir à la rigueur, mais il vaut mieux, pour un débutant, s'adresser à une forme dont les téguments ne soient pas recouverts par des poils ou autres productions
masquant les orifices respiratoires. On s'adressera donc de préférence soit à une chenille ou larve nue (Ver à soie, chenille de Sphinx, larve de Hanneton, etc.), soit à un Coléoptère, comme le Hanneton ' .
Chez ces Insectes, on observe, sur les régions latérales du corps de la chenille, sur les côtés de la région dorsale des premiers anneaux de Tabdomen du Coléoptère, des ouvertures étroites entourées chacune d'un petit cadre chitineux. Ce sont les stigmates par lesquels Tair entre dans le système trachéen.
Si, ensuite, on ouvre l'animal sous Teau, comme pour le disséquer, on trouve la surface de tous les organes, muscles, tube digestif, organes génitaux, glandes, etc., parcourue par d'innombrables ramifications tubulaires blanches ou à éclat argenté par réflexion, noirâtres par transparence au microscope. Ces tubes ou trachées doivent l'aspect que nous venons de signaler à la colonne d'air qui les remplit. Souvent, comme chez le Hanneton, ils présentent, sur leur trajet, des renflements ou ampoules, véritables réservoirs pour l'air que rinsecte doit respirer pendant le vol. Mais nous laisserons cette particularité de côté, pour insister sur la structure du tube trachéen ordinaire.
Toute trachée est une dépendance des téguments et peut être considérée comme un prolongement en forme de tube que ceux-ci, à chaque orifice stigmatique,
1. Après loi tfoir enlevé les élytres, ou étais chitineax représentant les ailes sntérienres, et les ailes proprement dites.
envoient dans Tintérieur du corps. Il en résulte que le tube trachéen est constitué par deux tuniques principales : une externe cellulaire (fig. 52, e), épithéliale, en continuité avec la couche chitinogène de l'exosquelette; une interne cuticulaire, chitineuse, en continuité, aux bords du stigmate, avec la couche chitineuse de ce même exosquelette (c).
Comme la cavité des trachées doit rester béante pour la libre pénétration de l'air à Tintérieur, la cuticule chitineuse interne est renforcée par un épaississement en forme de moulure ou de côte saillante disposée en hélice à tours rapprochés. Ce dernier caractère est très facile à vérifier sur de gros troncs trachéens, à l'aide du premier microscope venu.
Le mécanisme respiratoire , c'est-à-dire celui par lequel se renouvelle l'air dans le réseau des trachées, est assez simple. L'animal modifie alternativement la capacité du système par le rapprochement et l'écartement des arceaux dorsaux et sternaux qui composent les somites abdominaux. (L'allongement et le raccourcissement alternatifs de l'abdomen est un genre de mouvement respiratoire beaucoup moins répandu '.)
Quant à la respiration en elle-même, on comprend parfaitement que le sang de la circulation lacunaire rencontrant partout sur son trajet les ramifications
1 . Voyez notre tniTail : Jteehircheê expérimejttaleë tur Uê mouvtmmU reêpiratoirti dei InHctet, (Mémoires de l'Académie royale de Belgique. Collection in-4<», tome xlt, 1884.)
trachéennes à parois très minces et chargées d^air ' , il s'établit facilement des échanges gazeux qui, chez les
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1. Les recherches de M. Graber ont montré que le sang subissait même le contact de Tair immédiatement avant son entrée dans le cœur, ou Taissean dorsal ; ce dernier reposant, en effet, dans le sinus péricardiqne, sur un Téritable coussin de terminaiions trachéennes.
Insectes de certains groupes, TAbeilIe, par exemple, sont extrêmement actifs et rapides*.
Il resterait à décrire comment le système trachéen devient très simple chez les Péripatides et comment il afTecte, chez les araignées et les scorpions, une stmcture anormale qui lui a fait donner, quoique assez à tort, le nom de poumons*, mais cela nous entraînerait beaucoup trop loin. Ce qui précède suflSt pour faire apprécier les différences qui séparent les deux formes d'organes respiratoires des Articulés : la branchie et la tracbée.