‹ ZoologieChapitre 30 sur 50 · CHAUVE-SOURIS DU PÉROU · texte numérisé non relu

CHAUVE-SOURIS DU PÉROU

Vespertilio innoxius , nob.

PLANCHE 11 , Ficures 7-9.

La Chauve-souris décrite dans la partie zoologique du voyage de /a Favorite, sous le nom de V'espertilio alecto, estune espèce d’Emnballonura, présentant parmi ces animaux une subdivision à incisives de nycticées; aussi avait-elle d’abord été considérée comme une forme particulière dans le genre de ces derniers.

M. de Blainville en a figuré le crâne dans son bel ouvrage sur lOstéographie des animaux vertébrés, à la planche vis du fascicule consacré aux Chéiroptres.

L'espèce du présent article a la queue des véritables Chauves-souris, et, comme les Vespertilions ordinaires, deux paires d’incisives à la mâchoire supérieure. Par ses molaires, elle se rapproche des Sérotines ; elle a de même quatre dents molaires de chaque côté de la mächoire supérieure et cinq inférieurement. Les

autres caracteres sont en rapport avec ceux des espe-

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ces du même sous-genre. La couleur est brun noirâtre; la taille égale celle de la Pipistrelle.

Cette petite espèce de Chauve-souris, dont nous avons observé un seul individu, appartenant au sexe mâle, provient d'Omatopé, au Pérou.

Elle est assez voisine de celle que M. Ale. d’Orbigny a également rapportée de l'Amérique méridionale, et qu'il a figurée dans son voyage, pl. 11, f. 5-6 des Mammiferes , sous le nom de l’espertilio ruber, Geoff. La Chauve-souris de M. d’Orbigny présente, en effet, fa méme formule dentaire que la nôtre, sa taille est aussi très-peu différente. C'est toutefois un animal spécifiquement distinct.

Le Fespertilio caroliniensis appartient aussi à la section des Sérotinoïdes, de même que le l’espertilio dutertræus, Gerv., décrit et figuré dans l'Histoire de Cuba, de M. Ramon de la Sagra.

Le Plecotus velatus que M. 1 s. Geoffroy a fait connaitre, d'apres les exemplaires du Brésil rapportés par M. Auguste de Saint-Hilaire, serait par ses dents une sixième «espèce du même sous-genre, si la forme de ses oreilles et leur ampleur ne tendaient à len éloigner. Ce dernier caractère cependant perdra de son importance, si l’on remarque que lOreillard et la Barbastelle ont également chacun un système de dentition spécial, et qu'on les a même rapportés à des

sous-genres différents.

ve

Genre ÉCUREUIL. — Sciurus, Linné.

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