‹ ZoologieChapitre 1 sur 67 · CHEZ PILLET AÎNÉ, IMPRIMEUR-LIBRAIRE, RUE CHRISTINE, N · texte numérisé non relu

CHEZ PILLET AÎNÉ, IMPRIMEUR-LIBRAIRE, RUE CHRISTINE, N

‘4 ” + Le Voyage autour du Monde par les Conetes PUr: rame et la Physicienne,

» + se compose des divisions suivantes : sue D

Là TS © HISTOIRE DU VOYAGE, 2 vol. 2n-4.° et Atlas de 110 à Planches in-folio ; 2.° RECHERCHES SUR LES LANGUES DES SAUVAGES, 1 sl in-4° ; 3.° ZOoLOGIE, 1 vol. 22-/.° et Atlas de 96 Planches zx -folio ; LÉ 4 PORTE; 1 vol. in-4. et Atlas d'au moins 110 Planches #»- -folio ; VATIONS DU PENDULE et DE MAGNÉTISME, ! nd en deux paies; :

: 6 Menorose 1 vol. in-£,; mn a Ho onEs 1 vol. in-7.° et Atlas de 29 Planche grand in. ol $ : +

PRÉFACE

L'ouvrace que nous offrons au public forme la section de Zoologie du Voyage des corvettes /'Uranie et la Physicienne. Ce ne pouvoit être un traité systématique : aussi nous sommes-nous bornés à ne présenter que l’ensemble des objets nouveaux de zoologie que nous avons recueillis pendant une circumnavigation de plus de trois années. L'histoire naturelle ne se rattachoit que d'une manière secondaire aux travaux du Voyage; cest pourquoi les recherches propres à enrichir le domaine de cette science furent confiées aux médecins de la marine, chargés en même temps du service de santé de l'expédition. Nous avons fait tous nos efforts pour répondre à ce qu'on attendoit de nous; et si, malgré le terrible naufrage qui nous a privés d'une partie précieuse de nos collections *, les débris que nous avons sauvés peuvent fixer un instant l'attention des savans, nous serons assez récompensés des peines que nous nous sommes données, et des privations que nous avons

souffertes pendant une navigation longue et périlleuse.

* Notamment les oiseaux de la Nouvelle-Hollande et les insectes des îles des Papous et du Port-Jackson.

PRÉFACE

L'ordre général que nous avons suivi est celui qui existe dans / Règne animal de M. Cuvier; ouvrage classique et familier à tous ceux qui s'occupent de zoologie. On trouvera parmi Îles poissons quelques nouveaux genres établis par ce savant, et qu'il se propose de faire connoître bientôt dans un grand ouvrage sur cette classe d'animaux.

Chacune de nos grandes classes est précédée de quelques considérations générales, relatives à ce que nous avons pu observer sur les mœurs et les différences que présentent les individus qui sy rapportent.

Parmi les mammifères et les oiseaux dont nous parlons, quelquesuns existoient déjà dans les collections, et étoient décrits sans être figurés : des dessins d'une assez grande dimension, faits et gravés par les premiers artistes de la capitale, et quelques particularités, résultat de nos propres remarques, dont nous Îles avons accompagnés, nous ont semblé devoir offrir, sur ces espèces, des notions plus précises et plus complètes.

Nous avons cru pouvoir adopter en zoologie un usage suivi, depuis assez long-temps, par les philologues français; celui de ne pas latiniser les noms propres d'hommes, de ne pas Îles défigurer en leur prêtant une tournure étrange, méconnoissable et quelquefois ridicule. Pour prouver cet inconvénient, les exemples soffriroient en foule ; nous nous

bornerons à un seul. Quelques étrangers voulant latiniser

PRÉFACE

le nom d'un savant helléniste français ( M. Courier ), l'ont appelé, les uns Cursor, Cursorius, les autres Courierus, Courierius, &c. Pourroit-on bien se persuader que ces noms, dont quelques-uns n'ont pas une physionomie fort latine, ne désignent quune même personne !

Nous devons à la complaisance de M. le professeur de Blainville quelques anatomies de mollusques marins; à M. le baron de Férussac, la nomenclature des coquilles terrestres que nous avons rapportées; et à M. Lamouroux, la description de nos polypiers flexibles. Nous saisissons ici avec plaisir l'occasion de témoigner à ces Messieurs toute notre gratitude. Nous remercions également MM. Gall, Valenciennes, Latreille, Temminck, Godart, Régley, et MM. les professeurs Geoffroy Saint-Hilaire et Cordier, des conseils qu'ils ont bien voulu nous donner; nous sommes sur-tout vivement pénétrés des honorables témoignages de bienveillance que

M. le baron Cuvier nous a prodigués.

Paris, Juin 1824.

Quoy.

P. GAIMARD.

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