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CHAPITRE VIL

Des R eptiles.

L: petit nombre de ces animaux dont nous donnons les planches, atteste les pertes que nous avons faites : on devoit s'attendre, en eflet, à nous voir rapporter des contrées équatoriales une ample récolte en ce genre.

L'aspect plus ou moins hideux de la plupart des reptiles, les blessures si promptement mortelles qu'ils sont susceptibles de faire, sont bien capables d'épouvanter. Maïs, ïl faut en convenir encore ici, comme pour beaucoup d’autres choses, les voyageurs ont grandement abusé du droit de raconter.

Sans vouloir passer en revue tout ce qu'on a dit dé ces animaux, nous nous contenterons de parler de quelques-uns. Aïnsi, par exemple, lorsque nous allâmes pour la première fois au Brésil, nous nous attendions, d'après tout ce qu'on nous avoit débité, à rencontrer des serpens à chaque pas. Il faut croire que le hasard nous a mal servis, puisque, dans cinq mois de séjour à deux époques différentes de l’année, nous avons parcouru une foule de lieux divers, sans presque aucune précaution , et nous n'avons Vu que quatre de ces reptiles : deux n'étoient pas venimeux ; letroisième nous échappa, et le dernier étoit la vipère brésilienne, nommée chrararague à Rio de Janeiro, dont la morsure, selon ce que nous a rapporté M. Langsdorff, peut causer la mort à un homme dans l'espace de quatre heures. Nous ne disons pas que, dans certaines

ZOOLOGIE. . 171 circonstances , ces reptiles ne puissent se montrer en plus grand nombre ; maïs ces cas sont rares et sortent de la règle commune.

De tous les points que nous avons explorés, la petite île de Rawak est celui où les serpens nous ont paru pulluler davantage ; ils glissoient avec vitesse entre les herbes ou tomboïent du haut des cocotiers; mais ils s'enfuyoient promptement à notre pet Dans un seul jour, on en tua cinq, et le reste ao peu-à-peu sans qu'il arrivât d'accidens.

Le Port-Jackson a des couleuvres de sept à huit pieds de long qui ne sont point dangereuses, et que l'on nous apportoit vivantes ; on y trouve aussi un serpent, nommé amant nor, de grandeur moyenne, excessivement venimeux, puisque, si l'on en croit ce qui nous a été assuré, un homme, sur le bord de la rivière Macquarie, auroit-péri de sa morsure en quinze minutes. Nous vimes, à l’hôpital de Liverpool, un convict qui, blessé à la jambe par ce redoutable reptile, avoit enlevé lui-même d'un seul coup de rasoir toute la partie mordue. Nous avons déposé au Muséum de Paris la dépouille d’un individu de cette espèce. |

L'île de France, Bourbon, les Sandwich, les Mariannes, n’ont point de serpens *. Il est à remarquer que ces iles sont volcaniques; et si, à l'appui de ce rapprochement, on citoit quelques-unes des Antilles, qui ont avec elles des rapports géologiques, on pourroit être d'abord disposé à penser que les terrains qui ont subi l’action du feu ne conviennent pas à ces animaux : mais la Martinique, qu'on sait en être infestée, est là pour déposer du contraire.

Si nous passons à un genre non moins redoutable par sa grandeur, sa force et sa voracité, celui des crocodiles, nous verrons encore qu'on a souvent exagéré le danger de s'en approcher. Sans doute nous n'irons pas jusqu'à nier que ces reptiles, poussés par la faim, ne

* Du moins, sil en existe à ile de France, ils sont relégués sur Pilot qui porte leur nom; ce qui auroit besoin d’être confirmé.

uam, nous n'avons trouvé qu'une fois un très-petit typhlops, de deux à trois pouces de longueur.

soient quelquefois assez hardis pour attaquer l'homme sur la terre et en plein jour; maïs il faut dire aussi que le plus souvent ils fuient à l'aspect de cet être supérieur et n'attendent pas ses coups. C’est du moins ce que rapportent plusieurs voyageurs, et ce que nous avons constaté à Timor, lorsque, dans les marais de Babao , nous fimes une chasse à ces reptiles, qui y sont en grand nombre. Conduits par un Timorien à la vue perçante, qu'un des chefs de cette colonie hollandaise, M. J. M. Tielman, nous avoit donné pour guide, nous en vimes trois ; et malgré toutes nos précautions pour en approcher de très-près, afin de les tirer avec la certitude de les atteindre, nous ne pümes y réussir : ces monstres amphibies senfuirent du plus loin qu'ils nous aperçurent, ‘en regagnant la mer, sur les bords de laquelle ils se trouvoïent. Voïlà un fait dont fut témoin une partie de notre état-major. Cependant nous devons ajouter que les crocodiles se montrent assez fréquemment dans la rivière de Coupang, qu'ils viennent ordinairement de nuit sur le rivage, à la marée montante, et que, dans l'espace de cinq ans, nous at-on dit, cinq personnes avoient eu le malheur d’être dévorées par ces monstrueux reptiles, que quelques naturels ont encore en vénération. Nous trouvâmes, dans les marais de Babao, la tête osseuse d’un crocodile de l'espèce à deux arêtes | crocodilus biporcatus |, que nous avons déposée dans les galeries d'anatomie comparée du Muséum.

Les timides lézards nous ont par-tout offert leurs nombreuses tribus, si l'on en excepte les îles Malouines. Nous nous rappelons tous qu'à Timor nous étions quelquefois éveillés par le cri singulièrement aspiré du gros gecko à gouttelettes, dont la couleur est fauve et le regard affreux.

Diverses espèces de ces reptiles abondent aux îles Mariannes, et, pour mieux dire, par-tout entre les tropiques. Aux Sandwich, cependant, ils sont en petit nombre. Le peuple les a en horreur. Sur l'île de Wahou, l’un de nous, revenant un jour chargé de col-

ZOOLOGIE. 173 lections, avoit fixé.sur son chapeau , avec une grosse épingle, un petit scinque à deux raies : à cette vue, trois ou quatre cents insulaïres, assemblés auprès des jeux, les quittèrent pour l’entourer en témoignant leur étonnement. Il n'étoit point gêné dans sa marche, car il lui sufhisoit d'avancer rapidement-sur eux, pour que l'approche de l'animal qu'il portoit les fit reculer avec précipitation. Toutefois nous vimes un de ces hommes qui avoit osé se faire tatouer sur les joues des figures de lézards; aussi le montroit-on avec des gestes où se peignoit l'effroi qu'inspirent ces reptiles, qui du reste sont aussi innocens là qu'ailleurs.

Sous-GENRE TORTUE DE TERRE. — 7rsrupo. Brongn.

TORTUE NOIRE. — Tesrupo NIGRA. N.

Testudo, toto corpore migro; testä gibbä, scutellis dorsalibus priori (4 61704"

posteriorique altius in medio elevatis, cunctis loricæ margine striatrs,

lateribus subcarinatis.

Les enveloppes de cette tortue ont douze pouces de longueur et huit de largeur. La carapace est très-bombée, arrondie, et le disque composé de treize écailles; des cinq qui forment la rangée du milieu , deux ont un diamètre transversal plus considérable que les autres; plusieurs sont protubérantes à leur centre, maïs sur-tout l'antérieure et la postérieure. Toutes sont régulièrement et concentriquement striées; ces stries suivent dans leur direction la forme des plaques.

Les bords de la carapace sont garnis de vingt-trois lames irrégulières, dont les deux premières forment, par leur disposition, une échancrure en avant. La postérieure, impaire, est plus large. Près des pattes de derrière, on en remarque deux qui se sont trouvées génées dans leur développement. Celles qui correspondent aux membres et au cou se déjettent en-dehors. Ces lames, dans leur réunion avec le plastron, forment une carène arrondie.

Le plastron se compose de seize pièces, dont huit en avant, une paire beaucoup plus large au milieu, et six en arrière : les deux premières sont arrondies et courbées en bas; les postérieures assez profondément échancrées. Toutes offrent des stries concentriques et parallèles entre elles.

Le cou de l'animal est long; la tête grosse, élargie sur les côtés; les mandibules profondément dentées, très-saïllantes, sur-tout l’inférieure, dont le bec plus aïgu est logé sur celui d'en haut. L'œil est noir.

. Les pattes de devant sont par-tout recouvertes d'assez larges écailles polygonales et arrondies : aux pattes de derrière, ces grandes écailles n'existent qu'en-dedans; celles du dehors sont excessivement petites. Les ongles, au nombre de cinq pour les premières et de quatre pour les dernières, sont séparés, forts, aplatis, et arrondis à leur extrémité. La queue est courte.

La couleur générale est noire , plus claire au centre des grandes plaques dorsales , ainsi que sur la tête et aux mächoires. Les ongles sont d'un noir foncé.

Cette tortue vient de la Californie : elle fut donnée vivante, aux îles Sandwich, à M. de Freycinet, par M. Meek, capitaine du navire américain l’Aigle de Boston.

GENRE SCINQUE. —- Scicus. Daudin.

SCINQUE JAUNE ET NOIR, male. — Scincus NIGRo-LUTEUS. N.

Scincus, corpore nigro, luteo variegato; caudä tereti, apice obtus ; pedibus æqualibus, digitis humanos simulantibus.

CE bei animal est le seul objet d'histoire naturelle échappé au naufrage, qui puisse rappeler à l’un de nous le fatigant voyage qu'il fit au-delà des Montagnes-bleues de la Nouvelle-Hollande.

Nous nous en procurämes deux individus. Le premier, exposé dans un chemin sablonneux à un soleil ardent, digéroit les insectes dont son estomac étoit rempli. Aïnsï, les précautions que nous primes pour en approcher doucement afin qu'il n'échappät pas, étoient bien inutiles, car nous le trouvâmes engourdi et donnant à peine quelques signes de vie. Le’ second se trouvoit absolument dans le même état, et nous pûmes le porter une grande partie de la nuit dans la poche sans que le mouvement du cheval le tirât de sa torpeur. Cette manière d'être paroît plus spécialement appartenir à l'espèce qui nous occupe, puisque nous en avons vu beaucoup d’autres très-agiles, quoique leur ventre fût gonflé par les alimens qu'ils avoient pris.

Ce scinque se fait d’abord remarquer par sa grande taille, qui est de dix-huit pouces, par sa grosseur, qui en a sept de circonférence, et par ses formes arrondies et raccourcies, relativement au développement total. La queue a cinq pouces de longueur, ce qui n'est pas tout-à-fait le tiers de l'animal.

La tête est triangulaire, aplatie, fortement renflée sur les joues;

ZOOLOGIE. 197 le museau obtus, arrondi; les narines, larges, ovalaires, percées au milieu d’une écaille. La gueule est bien fendue ; la langue, aplatie, très-légèrement bifurquée et pouvant saïllir au-dehors. Les dents sont fortes, obtuses, comme usées, très-espacées sur-tout à la mâchoire inférieure, où elles sont au nombre de trente-deux: on en compte vingt à celle d’en-bas. Le conduit auditif est tapissé de fines écailles, et de plus grandes en recouvrent l'ouverture, qui est très-étroite et dirigée en arriere.

Au milieu de la tête sont placées quatre écailles impaires, en y comprenant celle du bout du museau, et douze symétriques, en retranchant celles des narines : toutes sont rugueuses, élevées et irrégulières. L'œil est jaune et les paupières squammeuses. On remarque à la mächoiïre supérieure, du côté gauche, six lames écaïlleuses, quadrilatères, verticales, et cinq seulement à droite.

Les pattes antérieures et postérieures sont aplaties latéralement, coudées et dirigées en arrière; elles sont terminées par des espèces de mains, dont les doïgts ont dans leur longueur les mêmes rapports que ceux de l'homme, et sont armés d'ongles épais, peu crochus, couverts en-dedans d’une seule rangée d'écaïlles. Nous avons dit que les membres étoïent de même longueur; la seule différence que présentent ceux de derrière, c'est d'avoir les doigts moins larges et un peu plus longs que ceux de devant.

Le corps est aplati en-dessus, arrondi sur les côtés et sous le ventre. L'anus est situé un peu en arrière de l'insertion des extrémités postérieures. La queue, grosse, prismatique à son origine, finit par s’arrondir, et se termine en pointe obtuse.

Les écailles de la partie supérieure du corps, depuis la tête jusqu'à la queue, sont rugueuses et non luisantes; toutes sont osseuses, formées de plusieurs petites pièces réunies les unes aux autres: celles des parties latérales de la poitrine sont infiniment plus petites et plus minces; en général, elles sont ou arrondies ou subtrian-

gulaires. Le dessous de la queue offre trois rangées d’écaïlles poly- Voyage de l'Uranie. — Zoologie. 29

r78 VOYAGE AUTOUR DU MONDE.

gonales, dont celles du milieu, beaucoup plus larges, affectent la forme et la disposition des écaiïlles abdominales de cértaïins serpens.

La couleur générale est noire; les côtés des joues, le dessous de la gorge, sont jaunes: des plaques de la même couleur, mélangées de verdâtre, occupent la poitrine, le ventre et le dessous de la queue.

Sur le dos, les taches sont d’un plus beau jaune, et se tiennent par des lignes déliées de la même couleur, au nombre de six ou sept, qui vont de l'occiput au bassin. La première maculature est impaire, et commence au haut du cou; elle est suivie de deux autres parallèles; puis de trois rangées composées de quatre et de trois taches, qui vont finir au bassin : la queue en est pareïllement marquée ; elles forment un demi-anneau en-dessus et sont alternes en-dessous. Sur les flancs, quelques-unes de ces taches ont un point noir au milieu. Les membres ont aussi sur leur longueur des lignes ponctuées de jaune.

On aperçoit mieux et plus distinctement l'arrangement de ces taches sur l'animal que dans le dessin, où elles paroïssent un peu confuses; ce qui tient à ce qu'on ne peut pas voir tout le dos.

La grosseur de ce reptile, hors de proportion avec ses membres mal conformés, doit contribuer à son défaut d'agilité, et lui donner

une allure rampante.

SCINQUE A FLANCS" NOIRS. — Scincus viTTaTUs. N.

PLANCHE 42, fig. 1.

Scincus, suprä fuscus, subtis albus; vittä lateral nigrä ; cauda quadrangulatä , squamarum dupl: serie distinctä ; pedibus posticis penultimo

digito longiore enstructis.

LA longueur de ce reptile est de près de neuf pouces, y compris la queue, qui en forme plus de la moitié.

La tête est alongée, aplatie; le museau gros, arrondi; les dents peu saïllantes.et serrées; l'ouverture du conduit auditif ovalaire et libre; le dos plane. La queue, quadrilatère à son origine, légèrement arrondie ensuite, un peu comprimée latéralement vers la pointe, se présente, par la disposition des écailles, sous deux aspects différens, comme nous le dirons bientôt.

Les pieds de devant, moins longs que ceux de derrière, sont munis de doigts grêles, onguiculés et inégaux. Les extrémités postérieures sont absolument celles des lézards ordinaires, c'est-à-dire que le quatrième doigt dépasse de beaucoup les autres. Selon M. Cuvier, les espèces munies de ce caractère seroïent susceptibles de former un nouveau genre, que nous proposerions de nommer sencosaure [ SCINCOSAUTUS À; comme participant des scinques et des vrais lézards. Les deux individus que nous allons décrire en feroïent partie. Il est même possible que ces animaux, qui proviennent de la Nouvelle- Hollande, remplacent sur cette terre les vrais lézards, qu'on n'y a pas, que nous sachions, encore trouvés.

Tout le dessus du corps est brun; la tête est couverte de taches noirâtres. On remarque sur l’occiput une sorte de croissant plus ou moins bien marqué, tourné en avant, de chaque côté duquel part une raie noire, prolongée bientôt par des points qui vont jusqu'au milieu de la queue. Une ligne semblable occupe toute l'épine dorsale.

Une bandelette noire, large d'environ trois lignes, prend au conduit auditif, parcourt les flancs, et versé le bassin dégénère en petits carrés, qui se touchent et finissent à la queue. Elle est parsemée de lignes transversales formées de taches blanchâtres, et bordée en-dessus, sur les côtés du dos, d’une raie blanche. Au-dessous de la bandelette noire existent des points irréguliers de la même couleur. Une semblable disposition se fait remarquer à l'extérieur des membres.

Le dessous du corps est d’un blanc bleuâtre, tacheté , de même

que le dedans des pattes, d'une foule de petites lignes longitudinales noirâtres formées de points très-rapprochés.

Les écailles sont luisantes et douces au toucher, sous le ventre sur-tout. Elles sont composées de plusieurs pièces, comme dans . l'espèce précédente. Celles de la queue diffèrent selon fendroit où on les examine : depuis le bassin jusqu'à son milieu , elles sont larges , un peu pointues et égales, cependant, toutà-fait en-dessous , il en existe une seule rangée d’un peu plus grandes et polygonales qui s'y prolongent jusqu'à l'extrémité. Les écaïlles du reste de la queue sont beaucoup plus petites, plus serrées, et ont cela de remarquable qu'à la rangée supérieure, elles deviennent très-larges et polygonales. Les taches qui viennent du haut du corps finissent à cette portion de la queue, dont l'extrémité est terminée par un petit cône pointu qui ne paroît point être l'effet d'une rupture.

C'est au point de jonction des deux parties squammeuses que la queue de cet animal se rompt très-facilement.

La langue nous a paru à peine divisée à sa pointe.

La rade de Sydney au Port-Jackson est la patrie de ce scinque. Ce ne fut pas sans peine que nous nous en procurämies deux individus non loin de l'aiguade de Neztral-Bay. H habite aussi sur lîle Bruny, près de l'ile Van-Diémen.

SCINQUE QUEUE COMPRIMÉE.—ScIncus coMPRESsICAUDA. N.

PLANCHE 42, fig. 2.

Seincus, caudä compressä ; corpore longiori; dorso longitrorsim virgato

lineâ subalbä, nigricantibus lineis utroquè comitat.

CE saurien a onze pouces de longueur, sur lesquels la queue en prend sept. La tête est triangulaire , très-aplatie en-dessous, légerement convexe en-dessus. Le museau est obtus; la mâchoire

ZOOLOGIE. 187 supérieure recouvre un peu celle d'en-bas. L'œil est brun et les paupières jaunes. Le bord antérieur du méat auditif est garni d’une membrane à trois dentelures jaunätres.

Les extrémités antérieures sont plus courtes que les postérieures. Elles ressemblent, pour la conformation des doigts, à celles des lézards proprement dits. Le thorax est très-aplati, de même que le dos. La queue, grosse à sa naïssance, diminue insensiblement, et finit par être très-déliée à son extrémité : le dessus et le dessous en sont légèrement arrondis , maïs les côtés sont comprimés, de sorte que son plus grand diamètre est vertical, comme on peut le voir par la coupe qui accompagne le dessin.

Une ligne droite blanchätre parcourt le dos depuis le commencement du cou jusqu'à l'origine de la queue; cette ligne, divisée dans sa longueur par une strie brune, est accompagnée, à chaque côté, de deux raïes plus larges ponctuées de blanc.

Les flancs, la partie supérieure de la queue, l'extérieur des membres, sont tachetés de points noiratres, tandis que le dessous du corps, de la queue, et le dedans des pattes, reflètent une teinte bleuâtre.

Les écailles, quoïque lisses, paroïssent rugueuses; ce qui tient a ce quelles sont plus relevées, moins bien appliquées les unes sur les autres que dans l'espèce précédente; et comme la plupart sont blanches vers leur extrémité, elles ont l'air d'être encore plus inégales. Elles sont aussi formées de pièces juxta-posées. Ces diverses nuances font d’abord ressembler ce scinque au /acerta muricata de White, surtout quand on le voit par le dos; mais le plus léger examen suffit pour ne pas les confondre.

Le Port-Jackson est la patrie de ce scinque.

Sous-GENRE RAINETTE. — Æy14. Laurenti.

RAINETTE FAUVE. — Hyra Fuzva. N.

Hyla, corpore fulvo ; dorso lneä longitudinal nigrä notato.

CETTE rainette, qui est d'une grande taille, a une couleur générale fauve, parsemée de quelques légères marbrures de brun clair. Une ligne noirâtre prend entre les deux narines «et finit au milieu du dos ; une raïe brune règne tout autour de la mâchoire inférieure ; le derrière et les articulations fémorales sont d'un brun foncé ; l'extrémité de chaque phalange est revêtue en-dessous de deux ou trois houppes visqueuses.

La patrie de cette rainette est le Brésil. Celle-ci a été trouvée à Rio de Janeiro, sur la route du jardin botanique. à

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