‹ ZoologieChapitre 23 sur 67 · BAD 20 PE T2 VC AM NMCMTEE · texte numérisé non relu

BAD 20 PE T2 VC AM NMCMTEE

CE scare, dont la tête est grosse maïs peu élevée, ressemble beaucoup aux labres proprement dits. Son museau est obtus; sa mâchoire supérieure se dirige un peu en haut, et l'inférieure s’arrondit pour aller à sa rencontre : elles sont égales entre elles, armées de dents pointues, dont les supérieures sont en crochet et rayonnantes ; les plaques pharyngiennes ont aussi des dents. Les lèvres sont rétractiles; la langue obtuse, cartilagineuse ; le front aäplati; les yeux grands, rapprochés et placés au sommet de la tête. Les joues sont écailleuses, le bord de l’'opercule membraneux, et les ouïes bien ouvertes. La courbure du dos est à peine sensible, tandis que le ventre forme au contraire une saïllie très-remarquable. Les nageoires dorsales, pectorales et ventrales se correspondent à leur origine : la première a vingt rayons mous; les secondes, arrondies, en ont douze, de même que l'anale et la caudale; les ventrales sont petites.

Les écaïlles, larges, assez serrées et membraneuses , sont arrondies ; plusieurs d'entre elles, trèslongues, couvrent la base des rayons de la queue, qui est ronde. La ligne latérale est ramifrée, presque droite jéque vers le lobe de la queue, où elle se courbe fortement sans s'interrompre.

La couleur de ce scare est verdâtre, avec des taches rougeûtres sur les écailles ; le sommet de la tête est brun; la caudale et les pectorales sont ponctuées de brun pâle.

Sa longueur est de troïs pouces dix lignes; sa hauteur, de quatorze lignes, et son épaisseur, de cinq.

Nous l'avons rapporté de l'île Vaïgiou.

Voyage de l'Uranie. — Zoologie. A7

GENRE PICAREL. — Sysaris. Cuv.

PICAREL RAILLIARD. — Smaris MAURITIANUS. N.

PLANCHE 44, fig. 3.

Smnaris, corpore plumbeo ; spims pinnæ dorsalls novem; caudä valde

bifurcä.

B:.6.1D.2: Piio. Vilén A Ci 20

CE smaris a quelques rapports de forme avec le c/upea sprattus de nos côtes; il a le dos un peu arrondi, la tête assez grosse, l'œil grand, très-rapproché de la commissure des mächoires, dont l'inférieure dépasse un peu la supérieure; toutes deux n'ont que des dents à peine perceptibles. Les narines ont chacune deux orifices. Les oufïes sont grandes, et l'opercule présente en arrière une pointe membraneuse sur laquelle repose un piquant osseux. La membrane branchiostége a six rayons ; le premier arceau branchial seul est pectiné dans sa partie concave. |

La nageoire dorsale, élevée d'abord , décroît insensiblement jusque près de la queue; elle est formée de neuf rayons simples et de seize branchus. L'anale en a troïs des premiers et douze des derniers ; les pectorales en ont dix-neuf. Les ventrales sont réunies au corps par une membrane, et la caudale est très-fourchue. On remarque, vers les dernières vertèbres de la queue, une saïllie osseuse sous-cutanée, formant un petit crochet immobile, dirigé en arrière. L'anus occupe la partie moyenne du corps.

Les écailles sont lâches ; celles qui recouvrent la tête sont plus serrées; les abdominales offrent de légères stries, formant des lignes

ZOOLOGIE. 291 longitudinales qu'on ne peut voir qu'en les examinant attentivement. La ligne latérale, presque droite, est placée vers le tiers supérieur du poisson.

La couleur de ce smaris est plombée en-dessus et sur les flancs, et légèrement argentée sous le ventre. Sa longueur est de quatre pouces.

Nous l'avons rapporté de l'île de France, et dédié à M. Raïlliard, lun des officiers de /'Uranie.

GENRE GERRÈS. — GERrRES, Cu.

GERRÈS DE VAIGIOU. — GERRES vVAIGIENSIS. N.

Gerres, corpore argenteo subluteo; ore protractih; spinis pinnæ dorsalis novem; squamus latis; caudà valdè bifurcä.

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