‹ Zoologie médicale (volume 2)Chapitre 3 sur 96 · VIII TABLE UES MATIÈRES · texte numérisé non relu

VIII TABLE UES MATIÈRES

Ordre des Schizotarscs 419

Ordre des Hololarscs 421

CLASSE TROISIÈME. — Arachnides 428

Ordre des Scorpionides . 430

Ordre îles Aranéides 440

Ordre des Galéodcs 451

Ordre des I'halangides 452

Ordre des Acaridcs 453

CLASSE QUATRIÈME. — Crustacés 473

Sous-classe des Xypliosures 476

Ordre des Limules 477

Sous-classe des Podophlhalmes 477

Ordre des Décapodes 477

Ordre des Stomapodes 484

Ordre des Phyliosomes 485

Sous-classe des Edriophthalmes 486

Ordre des Isopodes 486

Ordre des Amphipodes 488

Ordre des Lémodipodes 489

, Ordre des Pycnogonidcs 489

Sous-classe des Branchiopodes 490

Ordre des Phyllopodes 490

Ordre des Trilobites 490

Sous-classe des Enlomostracés 492

Ordre des Daphnoïdcs 492

Ordre des Cyproïdcs 493

Sous-classe des Cyclopigènes 493

Ordre des Siphonostomes 494

Ordre des Lernéides 495

Ordre des Copépodes 490

Sous-classe des Cirrhipèdcs 496

Ordre des Auatifes 497

Ordre des Balanes 490

Sous-classe des Linguatules ' 499

Ordre des Linguatules 499

Sous-classe des Mysoslomes 502

Ordre des Mysostomés 502

CLASSE CINQUIÈME. — Rotateurs 503

Ordre des Ulosculaires ^ 504

Ordre des Bradions 504

Ordre des Rotileres 501

AVERTISSEMENT

En publiant cet ouvrage, nous nous sommes proposé un double but : donner aux médecins ainsi qu’aux naturalistes la description abrégée, mais exacte, des espèces animales qu’il leur importe le plus de connaître, et, par une comparaison sommaire de ces espèces avec celles dont l’étude peut contribuer aux progrès de la biologie, exposer méthodiquement les principales familles du règne animal en tenant Vompte des nombreuses découvertes dont la zoologie s’est récemment enrichie.

La connaissance des animaux n’est pas moins ulile aux naturalistes que celle des plantes, et, dans beaucoup de cas, elle fournit à la médecine, ainsi qu’aux différentes sciences sur lesquelles celle-ci repose, des données aujourd’hui reconnues indispensables, et qui ont en effet une importance bien supérieure à celles que la botanique peut leur offrir. L’anatomie et la physiologie humaines y trouvent des indications précieuses qu’elles ne sauraient négliger sans perdre le caractère à la fois scientifique et élevé qui les distingue.

En prenant pour base l’anatomie, l’embryogénie et la paléontologie, la zoologie proprement dite est arrivée de son côté à des résultats dont l’exactitude ne peut plus être contestée, et qui ont transformé la classification.

L’observation des animaux les plus simples n’a pas moins contribué à ces rapides progrès des sciences physiologiques que celle des classes supérieures, et c’est par la comparaison de l’homme avec les espèces animales que l’on comprend la nature et la signification de ses organes, ainsi que les particularités qui le distinguent comme être vivant. Plusieurs des maladies auxquelles il est assujetti peuvent à leur tour être plus sûrement combattues lorsqu’on a réussi à se faire une idée exacte des parasites qui en sont la cause essentielle. Aussi les animaux

AVERTISSEMENT

sont-ils étudiés chaque jour avec plus de soin, et les médecins comprennent, aussi bien que les naturalistes proprement dits, l'importance de cette étude.

De nombreuses et remarquables découvertes ont été faites dans ces derniers temps sur les animaux de toutes les classes. Nous nous sommes attachés à les faire bien comprendre, et nous avons cherché à en appliquer les résultats au classement méthodique du règne animal.

Les caractères que nous avons employés pour établir les grandes divisions primordiales ne sont pas uniquement tirés de la forme extérieure ou de h organisation envisagée dans l’état adulte; nous avons eu également recours aux données fournies par l’embryogénie, et même, dans certains cas, à celles de la paléontologie, qui nous montrent sous quelles conditions la vie s’est d’abord manifestée à la surface du globe.

Puisque la classification zoologique est l’expression de nos connaissances relativement aux êtres dont elle s’occupe, elle doit tenir compte des diverses phases de leur existence, rappeler les états successifs sous lesquels chacune de leurs espèces se montre à nous, et constater en même temps les différences que la nature a établies entre ces espèces suivant les époques géologiques pendant lesquelles elle les a fait apparaître.

Il y a trois divisions primordiales des animaux (1), comparables aux trois divisions également primordiales que l’on a établies parmi » les végétaux, et également fondées sur des particularités importantes de la composition anatomique et du mode de développement.

Ces trois divisions, que nous appellerons des embranchements, sont celles des Animaux vertébrés, des Animaux articulés proprement dits et des Mollusco-radiaires ; nous les partagerons en types, et les types, qui sont au nombre de neuf, seront eux-mêmes subdivisés en trente classes.

L’histoire de ces différents groupes sera exposée avec tous les détails nécessaires, et conformément au tableau suivant, dans les deux volumes dont se compose la Zoologie médicale; nous aurons soin de faire connaître dans chaque classe, non-seulement les ordres et les familles qui la composent, mais encore les principaux

(1) Cuvier en admettait quatre: les Animaux vertébrés, mollusques, articulés et radiaires ; et de Blainvillc cinq : les Ostéozoaires ou animaux vertébrés, les Entomozoaires ou animaux articulés, les Malacosoaires ou animaux mollusques, les Actinozoaircs ou animaux rayonnés, et les Amorphozoaircs ou éponges.

AVERTISSEMENT

genres appartenant à chacune de ces familles, et, parfois même leurs espèces les plus remarquables.

Embranchements*

1° Uypocotylés, ou dont ’

I le vitelius rentre pui lu face inferieure du corps qui oui une moelle épinière sus-intestinale ot sont pourvus d'un squelette intérieur :

2° Épicotylés, ou dont le vitelius rentre pur la face supérieure du

corps, qui sont arli i ARTirméc

eu les extérieurement, V,,. * iiLULiii .

possèdent une chaîne nsec la, Liuue, Con- j nerveuse sous-in le^ti- 1 aylopoda , Lalr.), \

nale de forme ganglionnaire ot ont des pâlies articulées :

musses.

A. VERTÉBRÉS Vertebrata, Lumk. ,Os* teozoa, Bl.).

( Mammifères.

Allantoidiens. / Oiseaux .

( Reptiles.

Anallantoidifns ! dwphibiens .

( Poissons.

J5o jdllocotylés, ou don[ le \ vitelius ne rentre ni \ par la face supérieure \ ni par la face inférieure du corps, dont le système nerveux est le i plas souvent formé du collier œsophagien sans série ganglionnaire en forme de chaîne sous- j intestinale 4), qui | n'ont pas de paltes articulées et sont généralement ciliés pendant leur état embryon-

A. MOLLUSCO- RADIAIRES [Fermes, Linné).

Hexapodes.

Hétéropodes.

Mollusques.

Vers.

Echinodermes.

Polypes.

Insectes.

Myriapodes.

Arachnides.

Crustacés.

Rotateurs.

(Céphalopodes .

Cephalidiens.

Drachiopodes , Lan ellibranches .

Tuniciers .

\ Bryozoaires.

fJnnélides, Nématoïdes • Colylides.

Turbellariés.

Echinides.

S te lier ides.

Holothurides.

ÎCténophores .

Disco phares.

Zoanthaires .

Cténocères .

Spongiaires.

Protozoaires, f infusoires,

( Rhizopodcs.

Les espèces qui nous occuperont de préférence rentrent dans quatre catégories principales :

1° Celles qu’on emploie comme aliments.

2° Celles dont on se sert en médecine, comme les Sangsues, ou qui fournissent des produits employés en pharmacie, comme le Castor, le Chevrotain, le Cachalot, l’Abeille, etc.

3° Celles qui sont venimeuses, comme certains Ophidiens, beaucoup d’Arachnides, quelques Myriapodes, etc.; vénéneuses comme différentes espèces de Poissons; ou bien encore urticantes comme beaucoup de Chenilles et de Polypes.

ha Celles qui sont parasites de l’Homme ou des principaux animaux, qu’elles vivent à la surface extérieure de leur corps, dans

(I) La chaîne ganglionnaire existe dans certaines familles de Vers dont le corps est plus ou moins nettement articulé.

A EKTISSKMENT.

leurs cavités ouvertes, ou dans la profondeur de leur.', parenchymes.

Le nombre des espèces de cette dernière catégorie est considérable, et les faits principaux de leur histoire ont souvent une grande importance en médecine. Nos recherches particulières sur les parasites, soit extérieurs ou Epizoaires , soit intérieurs ou Entozoaires, nous ont permis de consigner ici beaucoup de détails entièrement nouveaux, qui sont relatifs à leur genre de vie ou à leur mode de propagation. Nous avons l’espoir que cette partie de notre travail contribuera à détruire quelques-unes des erreurs répandues dans la science, et qu’elle y substituera des notions plus en rapport avec les faits.

Nous n’avons pas non plus négligé, toutes les fois que l’occasion s’en est présentée, de faire connaître à quels égards l’examen de certaines espèces pouvait être utile à l’anatomiste ou au physiologiste, et on lira sans doute avec intérêt les détails que nous avons donnés sur les métamorphoses des Vers et des Polypes envisagées dans leurs rapports avec la théorie générale de la reproduction. C’est également pour faire comprendre la valeur des données fournies à la physiologie par l’étude du règne animal, que nous nous sommes étendus à plusieurs reprises sur les deux principaux modes de génération : celui de la génération ogame ou sans sexes, qui s’observe dans un si grand nombre de familles appartenant aux Mollusco-radiaires, et celui de la génération au moyen de sexes, dont nous avons exposé les deux conditions exceptionnelles appelées par les naturalistes part/iénogénésie et arrénotokie.

La parthénogénésie, qui est fréquente chez les Insectes et chez d’autres animaux sans vertèbres, est une génération dans laquelle le sexe femelle intervient seul, les œufs n’ayant pas besoin, pour se développer, du concours des spermatozoïdes. L'arrénotokie a été surtout observée chez les Abeilles: c’est la faculté qu’ont ces animaux de pondre, dans certaines circonstances, des œufs qui n'ont pas non plus reçu l’action des spermatozoïdes, et d’où ne sortent que des mâles.

De nombreuses figures intercalées dans le texte faciliteront l’étude des principales espèces signalées dans cet ouvrage, et contribueront à mieux faire comprendre les métamorphoses que subissent beaucoup d’entre elles.

Paris, 1er (ictobre 1858.

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