‹ Zoologie médicale (volume 2)Chapitre 41 sur 96 · Colubridés opistoglyphes · texte numérisé non relu

Colubridés opistoglyphes

La première division de ces Ophidiens réunit un certain nombre de genres longtemps confondus avec les vrais Couleuvres, dont ils ont l'apparence extérieure, les plaques céphaliques, les grandes plaques ventrales et sous-caudales, et les dents maxillaires nombreuses. Ce n'est que par l’inspection de leurs dernières dents maxillaires que l’on peut les reconnaître pour Opistoglyphes. Chez eux, au lieu d’être simples comme celles de la partie antérieure des mâchoires, elles sont marquées dans toute leur longueur par un sillon plus ou moins profond, lequel est un rudiment de la tubulure qui distingue les dents également maxillaires des Ophidiens protéroglyphes et solénoglyphes. Cette disposition remarquable a été d’abord signalée par Reinwardt, et depuis lors vérifiée et décrite par plusieurs erpétologistes. Elle est en rapport avec la présence de glandules vénénifères qui versent leur produit le long du sillon dentaire.

Les Serpents à dents opistoglyphes sont donc innocents lorsqu’ils ne mordent qu'au moyen de leurs dents antérieures ; ils sont au contraire vénéneux lorsqu’ils ouvrent assez largement la bouche, ou que la proie est assez engagée dans cet orifice pour que leurs dents cannelées puissent la piquer. Cependant l’intensité de leur venin n’est pas bien connue. La Couleuvre dite de Montpellier ( Ccelopeltis insignitus), qui est une espèce opistoglyphe propre au midi de l’Europe et à plusieurs parties de l’Afrique méditerranéenne, n’a jamais occasionné d’accidents, tandis que certaines espèces étrangères appartenant à la même catégorie sont réputées très vénéneuses dans les pays qu’elles habitent.

On n’a pas encore réussi à classer les Opisthoglyphes d’une manière naturelle, et leur séparation d’avec les Colubridés aglyphes rompt même certaines affinités incontestables ; mais elle est commode dans la pratique, et dans l’état actuel de la science il est convenable de l’adopter.

Les auteurs de l’Erpétologie générale divisent ces Reptiles en six groupes, que nous adoptons provisoirement :

1. Les Dipsadins (g. Dipsas, Ccelopeltis , Triglyphodonte , etc.) ont

REPTILES

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