A T RAC IDES
elginense décrit par Man tell. Cette petite espèce de Reptile quadrupède a été découverte il y a quelques années seulement en Écosse, dans le terrain devonien.
Les Amphibiens que l’on observe actuellement dans les différentes régions du globe peuvent être partagés en plusieurs ordres distincts. Ces ordres sont au nombre de quatre; nous en parlerons sous les noms indiqués dans le tableau suivant :
! Batracides ou Batraciens anoures.
AMPHIBIENS. ) Salamandres.
(Les Batraciens d’Al. Brongniart et de G. Cuvier.) j Cécilies.
t Pseudo-salamandres.
Ordre des Batracides.
Ces animaux sont aussi appelés Batraciens anoures, c'est-à-dire Batraciens privés de queue, par les naturalistes qui étendent à toute la classe des Amphibiens le nom de Batraciens; mais le nom de Batraciens leur conviendrait réellement bien plus qu'aux autres Amphibiens, et il devrait leur rester en propre.
Les Batracides ressemblent plus ou moins complètement à la Grenouille par leur apparence générale, ainsi que par la nature de leurs métamorphoses. En effet, ils subissent comme elle une transformation complète, et leur forme définitive est fort différente de celle sous laquelle ils se montrent au sortir de l’œuf. Dans leur état parfait ils sont pourvus de quatre pattes et ont la colonne vertébrale courte ; leurs vertèbres sont presque toujours concavo-convexes ; ils ne présentent aucune trace extérieure de queue, et ils n’ont plus d'autre organe spécial de respiration que deux poumons, égaux entre eux et vésiculeux. A l’état de Têtards, c’est-à-dire avant que leur métamorphose ait commencé, ils ont au contraire des branchies et point encore de poumons, et pendant les premiers jours leurs branchies sont même extérieures; leurs pattes n'existent pas encore, et ce sont les postérieures qui se montreront les premières; leur tête n’est point encore distincte de leur tronc; ils ont une queue longue et comprimée qui leur sert d’organe locomoteur, et leurs intestins, au lieu d’être courts et appropriés au régime animal, sont très longs, la nourriture des Têtards consistant exclusivement en substances végétales.
Nous distinguons deux familles dans l’ordre des Amphibiens batracides : les IHpadés, qui comprennent aussi les Dactylèthres, et les Ranidés , qui se divisent en Hylins ou Rainettes, Ranins ou Grenouilles, et Bufonins ou Crapauds.
AMPHIBIENS.
La Famille des P1PAUÉS comprend deux tribus: les Pipins ou Pipas et les Daclyléthrins ou Dactylèthres. Ces Batracides manquent de langue (1), et ils ont les apophyses transverses des premières vertèbres dorsales très longues et costiformes. Un autre caractère de ces animaux est d’avoir les deux trompes d’Eustache ouvertes dans l’arrière-gorge par un orifice unique et médian.
Le genre PirA [Pipa) ne possède qu’une espèce, le Pipa américain [Pipa americana ), qui vit à la Guyane et au Brésil. Cet Am phibien est surtout célèbre par son singulier mode de gestation. Le mâle place les œufs sur le dos de la femelle, où ils s’enfoncent dans des espèces de loges, et c’est là que s’opèrent leur développement ainsi que les métamorphoses propres au jeune âge des autres Batracides.
Le genre Dactylèthre (. Dactylethra ) vit au cap de Bonne-Espérance et au Gabon. On en distingue deux espèces.
Ces Reptiles manquent aussi de langue, ne possèdent qu’un seul orifice pour les trompes d’Eustache et ont aussi les apophyses transverses des vertèbres dorsales costiformes; mais la femelle ne porte pas ses petits dans des loges de son dos à la manière de celle des Pipas, et le squelette ainsi que l’ensemble des caractères rapprochent déjà les Dactylèthres des Batracides ordinaires.
La Famille des RANIDÉS se compose de Batracides dont la langue est développée, qui ont deux ouvertures pour les trompes d’Eustache et dont les apophyses transverses ne sont pas costiformes. Ce sont les plus nombreux de tous les Amphibiens et ceux qui ressemblent le plus à la Grenouille.
La tribu des Hylins, dont nos Rainettes font partie, a pour caractère distinctif d’avoir la mâchoire supérieure garnie de dents, le corps élancé, les jambes grêles et les doigts terminés par des pelotes discoïdes faisant l’effet de ventouses ; ainsi que ceux des deux tribus qui suivent, ces Batracides ont la langue adhérente à la mâchoire inférieure seulement par son
(I) C’est ce qui a engagé MM. Duméril et Bibron à désigner par le nom de Phrynaglosses le groupe dans lequel ils classent le Pipa et le Dactylèthre. Les autres Batraciens anoures, c’est-à-dire les Ranidés, répondent aux Phrynoglosses des mêmes naturalistes.
Les longues apophyses transverses des Batracides Phrynaglosses doivent suppléer dans l'inspiration au défaut de la langue. Celle-ci sert au coutraire chez les Batracides ordiuaires ou Phrynoglosses à introduire, comme par déglutition, l'air dans l’intérieur des poumons.
B ATR ACIDES. 209
extrémité antérieure, c’est-à-dire par la partie qui reste libre chez les autres vertébrés.
Ces animaux sont moins disgracieux que les autres Batraciens et plus vivement colorés ; ils vivent principalement sur les arbres. On en trouve dans tous les continents, mais ils sont plus nombreux en Amérique qu’ailleurs.
Nous n'en avons qu’une seule espèce en Europe : la Rainette verte ( ffyla viridis ) appartenant au genre des Rainettes proprement dites.
C’est un petit Batracide commun dans les bois et les jardins, qui èst vulgairement appelé Grasset. Les gens du peuple s’en servent pour connaître le temps. Sa voix est retentissante et a quelque analogie avec celle du canard.
Parmi les nombreuses espèces exotiques rentrant dans la même tribu, on cite la Rainette à tapirer ( Hi/la tinctoria), à cause du singulier préjugé répandu parmi les Indiens de l’Amérique, que son sang versé sur le corps des perroquets au moment où les plumes poussent peut faire varier les couleurs de ces oiseaux.
Quelques Rainettes américaines passent pour vénéneuses, sans doute a cause de l’âcreté de leur sécrétion cutanée.
On fait plusieurs genres de ces animaux; l’un des plus curieux est celui des Notodelphes [Nolodelphis), que nous avons déjà cités (1) et dont l’unique espèce , nommée Notodelphis oui fera, vit à Venezuela. Elle porte ses œufs dans une grande poche cutanée du dos, et ses têtards ont leurs branchies extérieures sous forme de deux longs appendices filiformes, naissant des arcs branchiaux et terminés chacun par un disque vasculaire campaniforme dont le sommet discoïde et la structure rappellent à quelques égards un placenta.
Tribu des Ranins. Ses espèces , parmi lesquelles figurent nos grenouilles ordinaires ( Rana des Latins), ont des dents à la mâchoire supérieure , mais leurs doigts manquent des disques caractéristiques des Rainettes.
On les a partagées en plusieurs genres; ceux qui ont des espèces européennes sont au nombre de six.
1° Grenouille (g. Rana). Palais dentifère; langue pourvue en arrière de deux prolongements libres et susceptible d’être rejetée en avant pour servir d’organe de préhension; tympan visible; doigts de derrière plus ou moins palmés; apophyses transverses de la vertèbre pelvienne non dilatées.
Grenouille verte [Rana viridis ou R. esculenta). Cette espèce existe non-seulement en Europe mais aussi dans une grande partie de
(1) Page 204.
là
AMPHIBIENS.
l’Asie et dans le nord de l’Afrique. Elle constitue plusieurs variétés, et l’on a quelquefois considéré comme se distinguant spécifiquement celle de ces variétés qui a la tête plus étroite.
La Grenouille ordinaire n’inspire pas les mêmes craintes que la Salamandre ou le Crapaud, et l’on a toujours eu à son égard des notions plus exactes. Dans certains pays et principalement en France on la recherche pour sa chair qui est légère et délicate et convient aux malades ainsi qu’aux personnes faibles ; on fait également du bouillon de grenouille et autrefois on employait aussi le frai de ces animaux ( sperniole ou sperma ranæ, . Sydenham recommandait l’eau distillée de frai de grenouille contre les aphthes. On l’a aussi utilisée comme réfrigératif dans la goutte, dans les rougeurs du visage, dans l’érysipèle, etc. On y trempait un linge que l’on appliquait sur la partie malade et l’on y mêlait du camphre ou du miel rosat. La Grenouille est citée par les auteurs du dernier siècle comme un des ingrédients de l’emplâtre de Yigo simple ou mercuriel.
L’histoire des Grenouilles a été écrite par plusieurs auteurs, et
Fig. 30. — Têtard (au premier Fig. 31. — Têtard (viscères âge). abdominaux (*).
l’on possède en particulier de très bons détails sur leur organisation ainsi que leurs métamorphoses. Rœsel (1), Rusconi (2), Dugès (3), Martin Saint-Ange (U), s’en sont particulièrement occupés. Nous
(1) Historia Ranarum, in-fol., 1758.
(2) Développement delà Grenouille commune, in-V. Milan, 1826.
(3) Recherches sur l'ostéologic et la myologie des Batraciens , in-4, 1S33.
(4) Ann. dcssc.nat., lrc série, t. XXV.
(*) A. la bouche ; b b. le tube digestif enroule sur lui-même; c. le foie; d, les canaux bépai ques ; e. le pancréas;//, rudiment des membres postérieurs; g. rectum.
BATRACTUES.
rappellerons seulement que dans le premier Age, c'est-à-dire à l’état de têtards naissants, ces Batraciens manquent de pattes, et qu'ils ont des houppes branchiales visibles à l’extérieur (fig. 29); leur canal intestinal est alors fort long, contourné sur lui-même et il donne à la partie céphalo-gastrique (fig. 31) l’apparence renflée qui a suggéré le nom de têtards. Bientôt ces branchies extérieures se flétrissent, et quoique les arcs branchiaux intérieurs continuent à fonctionner, les poumons commerfcent à se développer. On voit alors paraître les membres et le canal digestif se raccourcit concurremment. Des modifications notables s’opèrent aussi dans le système des organes circulatoires (fig. 32). Enfin la queue se résorbe, ses dernières traces ne sont plus apparentes à l’extérieur
Fig. 32. — Têtard de Grenouille, au Fig. 33. — Grenouille adulte (moudeuxième âge (organes de la res- trantle système vasculaire) (**).
piration et de la circulation) (*).
et l’animal a la forme ainsi que la plupart des caractères anatomiques qu’il devra conserver pendant le reste de sa vie (fig. 33). • Grenouille ROUSSE [Rana temporaria) dite aussi Grenouille des bois.
(*) 1. Veine cave. 2. Oreillette droite. 3. Veine pulmonaire et ses origines duns les deux poumons. 4. Oreillette gauche. 5. Ventricule commun. 6. Bulbe artériel. 7. Artère branchiale et ses branches internes. 8. Veines branchiules. 9. Aorte. 10. Artère pulmonaire et ses ramifications dans les poumons. ( A cet Age les pattes sont déjà apparentes, et la queue existe encore.)
(*•) 1 . Veine cave. 2. Oreillette droite. 3. Veine pulmonaire. 4. Oreillette gauche. ?>. Ventricule commun. 6. Bulbe artériel. 7. Scs deux branches. 8. Arc aortique donnant l’artère brachiale. 9. Artère pulmonaire. 10. Branche qui va à Poe ciput. 11. Carotide. 12. Aorte descendante.
212 AMPHIBIENS.
Elle est, roussâtre au lieu d’être verte, et porte constamment une tache noire sur chaque tempe.
2. Discoglosse (g. Discoglossus). Dents palatines sur un seul rang; langue de forme discoïdo-rhomboïdale ; tympan sous-cutané ; doigts libres; apophyses pelviennes dilatéesen palettes triangulaires.
Discoglosse peint ( Discoglossus pictus) : Cette espèce vit en Grèce, en Espagne, en Sicile et dans quelques parties de l’Algérie.
3. Pelodyte (g. Pelodytes). Tympan distinct; deux groupes de dents palatines; langue à peine échancrée en arrière; doigts de derrière plus ou moins palmés; apophyses pelviennes dilatées en palettes triangulaires.
Pelodyte ponctué ( Pelodytes punctnlus ). Petite espèce assez répandue en Europe, ayant le corps grisâtre avec des taches d’un beau vert ou noirâtres.
k. Alyte (g. Alytes). Une rangée transversale de dents palatines; langue arrondie, entière, adhérente, sillonnée en long; tympan distinct; doigts de derrière à demi palmés; apophyses pelviennes dilatées.
Alyte accoucheur ( Alytes obstetricans). D’un gris roussàtre ou olivâtre, semé de petites taches brunes.
D’Allemagne, de Suisse, de France, etc.
Le mode particulier de gestation est fort singulier. M. Yogt en a profité pour faire de l’Alyte le sujet d’un bon travail embryogénique (1).
5. Pelobate (g. Pelotâtes). Tympan caché; doigts postérieurs palmés ; un sac vocal sous-gulaire chez les mâles ; un ergot corné et tranchant au talon ; crâne plus ou moins cataphracté ; corps olivâtre en dessus, orangé en dessous, avec des marbrures bleunoirâtre.
Pelobate cultripède ( Pelotâtes cul tripes). Voûte osseuse du crâne complète ; éperons noirs ; taille plus forte que celle de l'espèce suivante. Dugès a donné de bons détails sur cette espèce dans son travail sur l’anatomie des Batraciens.
Du midi de la France, et d’Espagne.
Pelobate brun ( Pelotâtes fuscus). Voûte osseuse du crâne incomplète ; éperons bruns ou jaunâtres; couleur marbrée.
D’Allemagne et de France.
C’est une des espèces dont Rœscl a fait l’histoire. J
6. Sonneur (g. Bombinator). Tympan non distinct; langue entière,
(1) Voir dans les Ann. des sc. n al., 3' série, t. IL p. 15, un extrait de son mémoire.
batracides.
«adhérente ; doigts de derrière palmés ; apophyses pelviennes dilatées en palettes.
Sonneur a ventre de feu ( Bombinator igneus). Brun, avec le ventre jaune vif.
Tribu des Bufonins ou Crapauds. — Ces Batracides n'ont point de dents à la mâchoire supérieure, et le plus souvent aussi ils en manquent à la région palatine; leur corps est plus trapu, leurs jambes sont plus raccourcies et leurs habitudes sont plus terrestres que chez les Grenouilles.
Ces animaux ont le corps verruqueux et les formes souvent hideuses. Ils constituent plusieurs genres dont un seul, celui des Crapauds proprement dits, fournit des espèces à l’Europe.
Les Crapauds (g. Bufai) ont le tympan apparent; la langue entière, mais libre en arrière; un amas considérable de cryptes parotidiens sécrétant une humeur toxique dont les propriétés nous occuperont à la fin de ce chapitre. Leur démarche est lourde et ils passent la plus grande partie du jour enfermés dans des trous.
Nous en avons deux espèces :
Crapaud commun (Bufo mdgaris ou Bu fa cincreus). Cette espèce a la peau garnie d’un grand nombre de verrues; elle est comme épineuse lorsqu’elle est desséchée. Sa couleur est brune avec quelques taches plus vives, surtout à l’époque des amours. Alors ces animaux vont à l’eau pour s’y accoupler et y pondre leurs œufs. Ces derniers sont réunis sous la forme de longs cordons.
Crapaud vert ( Bufo viridis ou Bufo variabilis), aussi appelé Rayon vert, Crapaud des joncs , Calamite, etc. Tl a le plus souvent une ligne médio-dorsale jaunâtre.
Le Crapaud commun ainsi que le crapaud vert ont été décrits par Rœsel, par M. Brandt (1) et par quelques autres naturalistes.
Le premier de ces Reptiles est plus particulièrement le $puvos, d’Aristote et le Rubeta de Pline.
Parmi les espèces exotiques du même genre nous citerons le Crapaud panthérin (Bufo pantherinus) que l’on trouve dans le nord de l’Afrique, particulièrement en Algérie, et le Crapaud agua [Bufo agua ) des régions chaudes de l’Amérique. Celui-ci est l’un des plus gros que l’on connaisse.
On distingue plusieurs genres de Batracides bufonins indépendamment de celui des Bufo proprement dits. Tels sont ceux des Rhinoderma, Atelopus , Phryniscus , Brachycephalus , etc.
Le g. Brachycéphale ( Brachycephalus ) est formé par une petite
(1) Medizinische Zoologie , t. I, p. 193, pl. 23.
AMPUIBlJiNS.
espèce propre au Brésil B. ejj/nppiutn , qui est remarquable par la voûte osseuse et d’origine dermato-squelettique qui recouvre son crâne ainsi que par le bouclier de même nature qui protège son dos.
Ordre des Salamandres.
Ces Amphibiens subissent une métamorphose moins complète que celle des Batracides. Leur corps reste allongé et leur queue ne se résorbe pas comme la leur. Toutefois leurs branchies se flétrissent et disparaissent bientôt lorsque leurs poumons se développent, et, dans l’âge adulte, on ne trouve plus sur les côtés de leur cou l’orifice qui servait à l’écoulement de l’eau, alors que leur respiration était encore aquatique. Leurs vertèbres sont de forme convexo-concave (1), ce qui les distingue à la fois des Batraciens proprement dits qui les ont presque toujours concaves en avant et convexes en arrière ainsi que des Cécilies et des Pseudo-Salamandres qui les ont biconcaves.
Famille des SALAMANDRÏDËS. Les Salamandres ne forment réellement qu’une famille, celle des Salamandridés, dont les espèces vivent principalement dans l’hémisphère boréal. Elles ont été partagées en un certain nombre de genres dont quelques-uns sont européens ou représentés en Europe.
1. Salamandre (g. Salamandra ). Dents palatines sur une double série arquée; langue libre à ses bords; des pelotes glanduleuses à la région parotidienne ; queue arrondie.
La sécrétion cutanée des Salamandres terrestres propres à l’Europe possède les mêmes propriétés que celle des Crapauds; elle est surtout fournie par les amas glanduleux de leur dos et de leur région parotidienne.
Les naturalistes du xvme siècle savaient déjà que les Salamandres terrestres sont ovovivipares, et que les Salamandres aquatiques ou les Tritons dont il sera question plus loin sont, au contraire, ovipares. Ils ont aussi réuni des détails curieux relativement à l’histoire de ces Reptiles, mais on en possède aussi une monographie détaillée due à un auteur moderne, M. Funk (2).
Salamandre maculée ( Salamandra maculosa). Corps noir marqué de grandes taches jaunes; génération ovovivipare. Les petits,
(1) Caractère que les Alytes présentent seuls parmi les Amphibiens du premier ordre.
(2) De [Salamandrœ terreslris vita, coolutione, formalionc traclalus. Iu-fol., Berlin, 1827.