SOUS-CLASSE DES DIPLOPODES
Animaux ayant le corps vermiforme formé d’anneaux nombreux réunis deux à deux, d’où il résulte que chaque division apparente porte, en général, une double paire de pattes; c’est ce qui les fait nommer Diplopodes.
Ce sont les Chiloynathes ou Chiloylosses de Latreille. De Geer les réunissait antérieurement sous la dénomination A’ Iules.
Leurs antennes n’ont le plus souvent que sept articles; leurs premières paires de pattes ont plus ou moins l’apparence de pattesmâchoires; leur anus est terminal , mais leurs organes génitaux, mâles et femelles, débouchent sous l’un des segments de la partie antérieure du corps. Les jeunes ont moins d’articles au corps que les adultes, et seulement trois paires de pattes. Dans certains genres
(l) Mémoires divers par Brandt, P. Gervais, New port , etc. Voyez aussi Walckenaer et P. Gervais, t. IV, de VHisl. nat. des Aptères. Iu-8; 1847,
MYRIAPODES
le nombre des anneaux ainsi que celui des pattes augmentent successivement avec l’âge et leur nombre total varie suivant les espèces. Il en est de même pour les yeux.
Ces animaux se partagent en quatre ordres, savoir : les Po lyxénides, les Glomérides, les Iulides et les Polyzonides.
Ordre des PoIIyxénîdes.
Il ne comprend que le genre Pollyxène ( Pollyxenus i, type de la famille des PQLLYXÉNIDËS, dont les quelques espèces connues ont les segments assez mous, en petit nombre, et ornés de poils disposés en panaches. Ce sont de très petits animaux que l’on trouve dans l’écorce des arbres, sous la mousse, etc. Nous en avons une espèce en Europe; les autres ont été observées en Algérie et aux États-Unis.
Ordre des Glomérides.
Ces Myriapodes ont une assez grande ressemblance extérieure avec les Cloportes, et ils se roulent en boule comme les Armadilles et les Sphéromes.
Il n’y en a qu’une seule famille, les GLOMÉRIDÉS, partagés en trois genres : les Glomeris , les Zéphronies et les Gloméridèmes. Le premier fournit des espèces à l’Europe. M. Brandt en a fait le sujet de plusieurs mémoires intéressants.
Ordre des Iulidcs.
Ils ont les segments plus nombreux, également résistants en dessous et en dessus, subcylindriques; leur corps est plus long que celui des précédents, et ils l’enroulent en spirale.
Nous les divisons en deux familles, sous les noms de FOLY- DESMIDÉS et de 1ULIDËS.
Quelques-unes de leui’s espèces sont fort grandes ; elles font quelques dégâts en attaquant les végétaux : aucune n’a d'utilité.
Beaucoup d’entre elles sécrètent surtout une matière odorante qui, dans les Iules européens [lulus sabulosus, terrestris, etc.'; .rappelle sensiblement l’odeur du deutoxyde d’azote, et qui paraît être fort irritante dans certaines espèces. Nous tenons de M. Salé, qu’il y a aux Antilles, et particulièrement à Saint-Thomas, un Iule dont la sécrétion est nuisible; elle détermine une irritation fort cuisante des yeux, mais cette irritation passe en quelques heures.
CHILOPODES.
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Ordre des Polyasonides.
Ces Myriapodes sont surtout remarquables par les nombreux articles de leur corps, qui sont toujours déprimés, et par leur bouche dont les appendices sont disposés pour sucer, tandis que chez les animaux des groupes précédents, ils servent à broyer.
M. Brandt leur donne le nom de Suceurs (< Sugentia ). Leur famille unique, ou les POLYZONIDÉS, renferme trois genres, dont un seul (le g. Polyzonium ) est européen.