AC ARIDES
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térét.du fait, l'éditeur du Microscopiçal Journal, feu Daniel Cooper, a ajouté que M. Murray, chirurgien aide-major dans l’armée anglaise, lui avait rapporté qu’à Sierra-Leone on connaît une maladie pustuleuse spéciale au pays, et que l’on appelle craw-craw. C’est une sorte de gale qui s’ulcère et qui est très difficile à guérir. Suivant lui, l’Acaride observé par M. Bush en est peut-être la cause comme le Sarcopte est celle de la gale ordinaire (1).
Les Céléripèdes (g. Celer ipcs, Montagu ; Spinturnix, Heyden, ou Pteroptus, Léon Dufour) sont parasites des Chauves-Souris. On en connaît plusieurs espèces. Leur corps est sublosangique et leur carapace assez résistante.
Les Argas (g. Argas, Latreille, ou Rhynchoprion, Hermann) ont les mâchoires en forme de suçoir échinulé et les palpes faibles, les uns et les autres étant réfléchis en dessous par suite de la saillie que fait la partie antérieure du corps; celui-ci est granuleux à sa surface; ses scutes céphalique et thoracique ne sont pas distinctes et il est extensible.
Les Argas ont le même goût que les Punaises pour le sang des animaux, mais ils quittent encore moins le corps que ne le font ces dernières.
On en trouve souvent sur les Pigeons ( Argas reflexus) et sur les Oiseaux de basse-cour. Il y en a à l’île de France [Argas mauritiamis), en Colombie, etc.
Certaines animaux de ce genre inquiètent l’homme. Tel est principalement :
L’ Argas de Perse ( Argas per si eus) .Haie corps granuleuxetcomme chagriné ; sa couleur tire sur le rouge sanguin, et l’on voit en même temps sur son dos des points élevés qui sont blanchâtres ; ses pattes sont grosses. On l’a comparé à la Punaise ; mais son apparence extérieure est assez différente. Ainsi son corps est moins aplati, sa partie antérieure ne s’avance pas en pointe, sa forme générale est comparable à celle d’un sac, son abdomen et sa tête ne sont pas distincts et il a huit pattes au heu de six, du moins quand il est adulte.
Cet animal est surtout commun à Miana, l’une des villes de la Perse. On dit qu’il s’attaque de préférence aux étrangers, et on lui attribue de produire non-seulement de vives douleurs par scs piqûres, mais encore la consomption et la mort. En 1823, Fischer
(1) Microscopial Journal de Daniel Cooper, t. Il, p. 63, pl. 3, Cg. 7 ; 1842. (Un extrait en a déjà été donne dans Walkenaer et P. Gcrvais, llist nat. dos Insectes aplères, t. 111, p, 226.)