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découvrit un Ver de la grosseur d’une corde de violon et dont il retira un morceau do cinq pouces de long. Le 23 mai , un abcès semblable se montra à la partie inférieure de l’avant-bras gauche et il en sortit également un Dragonneau de trente-deux pouces. Sur le dos du pied droit, on sentit et l’on vit à travers la peau les circonvolutions d’un troisième Ver. M. Oke pense que les jeunes Dragonneaux se sont introduits par une plaie que le marin portait à la cuisse droite pendant son séjour sur la côte d’Afrique; nous croyons, au contraire, que ces Vers se sont introduits directement par la peau le jour où il a fait sa course sur le sable (1).
Le cas rapporté par M. Maisonneuve est celui d’un soldat qui avait servi deux ans et demi au Sénégal, et qui avait également marché pieds nus. Ce soldat montra, quatre mois après son retour en France, un furoncle sur le dos du pied gauche, d’où sortit, après une incision, un Ver de 9 pouces de long; il portait un second Dragonneau au haut du mollet. Dans le pus comme dans le corps du Ver, M. Maisonneuve découvrit les myriades de petits Vers vivants, qu’il prit avec raison pour des embryons de Dragonneau (2). M. Robin a eu également l’occasion de les observer, et il nous a montré le dessin de ces jeunes Vers (3).
Dans le Journal d'histoire naturelle de Calcutta, M. Mac-Clelland (û) a publié quelques faits importants. Il a vu aussi des embryons vivants semblables à la mère, mais doués d’une vitalité plus grande qu’elle. Placés dans l’eau , ces jeunes Vers vécurent aussi longtemps que le corps fut enveloppé de ses mucosités : ils périrent rapidement sans cela. Une goutte de ces mucosités remplies de Vers était complètement desséchée; elle fut mouillée à
(1) M. Bilharz dit, d’après Burckbart, que les nègres de Schendé prétendent que le Ver de Médine est ntroduit dans le corps, après l’inondation du Nil, par l’eau que l’on boit.
Hussem pense que ces Vers s’introduisent dans le corps par l’eau, quand on prend des bains. Il a vu des sujets qui n’avaient pris que des bains de pied gagner le Filaire seulement dans les jambes, et d’autres qui avaient souvent nagé montrer ces Vers dans toutes les régions du corps, même au scrotum. La pénétration de la Tique du Chien (genre Ivode) dans une petite tumeur du ventre d’une femme, lui fait supposer que le Ver péuètre du dehors, soit par un œuf introduit à travers l'épaisseur de la peau, soit à l'étal jeune.
(2) Archives générales, 1844, p. 472. — Wiegmann’s Archiv. 1845, p. 208.
(3) Robin, Filaire de Médine (Gazelle médicale, 9 juin 1853, p. 365).
(4) Ilemarks on Dracunculus, in The Calcutta Journal of nat. hist., t. I , p. 359. — Wiegmann's Archiv. 1851, p. 31t.
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l’eau tiède vingt-quatre heures après, et les Vers revinrent rapidement à la vie avant que leur corps fût même complètement ramolli. Un des bouts était encore sec tandis que l’autre bout se remuait déjà. La vapeur d’eau les fit mourir.
Rouppe rapporte que les hommes de l’équipage d’un navire de guerre, revenu de Curaçao en Hollande , et envoyés ensuite dans la Méditerranée, furent atteints de ce Ver, les officiers comme les matelots, et quoiqu’ils n’en eussent pas été incommodés lors de leur départ, les deux tiers des hommes en furent affectés. Ainsi ce n’est qu’au bout de plusieurs mois que la présence des Vers s’est révélée (1).
Les observations qui précèdent s’accordent sur ce point, que les femelles acquièrent une longueur excessive dans le tissu cellulaire sous -cutané de l’homme, et qu’elles finissent, au bout de plusieurs mois , par former des abcès qui s’ouvrent à l’extérieur. C’est la femelle qui , au lieu de quitter elle-même l’hôte , qui l’a hébergé jusqu’alors, pour déposer dans quelque flaque d’eau ou dans la terre humide sa nombreuse progéniture, c’est la femelle, disons-nous, qui se débarrasse de son fruit dans le corps même du sujet qui la loge, ce qui permet, à la faveur du pus, à ces myriades d’embryons microscopiques, de vivre au dehors et de chercher une victime. Il y a peut-être cent mille à parier contre un que de tous ces embryons, il n’y en aura qu’un seul qui arrivera à sa destination : c’est pourquoi il y a cent mille œufs pour un ver; là où le jeune adulte arrive facilement à son but, un ou deux œufs suffisent pour assurer la conservation de l’espèce.
Des Européens ayant séjourné en Afrique ont également ressenti les atteintes de cette espèce de Ver, et plusieurs fois on en a vu entrer à leur retpur dans nos hôpitaux pour s’y faire traiter. C’est ainsi, comme nous l’avons vu plus haut, que plusieurs médecins ont eu l’occasion d’étudier le Dragonneau vivant, et qu’ils ont reconnu que le corps de cet Helminthe était, pour ainsi dire, rempli de petits Vers presque microscopiques et qui sont, bien certainement, les jeunes de cette espèce. Ceux que Jacobson eut l’occasion d’étudier vécurent plusieurs heures dans un tube rempli d’eau (2).
L’histoire des Dragonneaux serait donc semblable à celle des Gordius et des Mermis, avec cette différence que les Dragonneaux vivent aux dépens de l’Homme, tandis que ces derniers vivent aux
(1) Rouppe, Over de ïieklen der Scheeplvarenden, p. 216.
(2) JVoui'. Ann. du Muséum, t. ICI, p. 81.
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dépens des Insectes, et <|üe les femelles des Dragonneaux acquièrent leur dimension monstrueuse dans le corps du sujet qui les recèle, tandis que les Mcrmis , du moins le Mermis nigrescens, ne s’accouplent et ne prennent des organes sexuels qu’après leur sortie du corps. Au moment de leur maturité, les œufs des Dragonneaux ont envahi tout le corps de la mère dont' les viscères se sont atrophiés, et la femelle est ainsi réduite à l’état d’une sorte de gaine à œufs.
Filaire de l’oeil [Filana oculi). — On trouve assez communément chez les nègres, entre la conjonctive et la sclérotique , un Ver très eflilé faisant l’effet d’une veine variqueuse , se mouvant avec assez de vivacité, et qui acquiert 1 pouce 1/2 à 2 pouces de longueur; sa présence cause quelquefois des douleurs très vives.
M. Guyon a retiré de l’œil d’une négresse de Guinée, amenée en Algérie, un de ces Vers qui était long de 38 millimètres, filiforme, jaunâtre, terminé en pointe par une de ses extrémités, et offrait à l’extrémité opposée une sorte de mamelon dont la couleur noire tranchait avec celle du corps (1). Ce Ver est désigné dans quelques auteurs sous le nom de Filaria oculi.
Ce Ver appartient-il au Filaire de Médine dont il est question ci-dessus? Nous en doutons, mais on le connaît trop peu pour se prononcer, et il est à regretter que l’exemplaire que M. Guyon avait soumis à l’observation de l’un de nous n’ait pas pu lever les doutes qui existeront probablement longtemps encore sur la nature de son espèce.
Nous rapporterons ici une autre observation de Filaire de l’œil faite longtemps avant par Bajon.
Dans le mois de juillet 1708, dit ce médecin, le capitaine d'un bateau de la Guadeloupe amena chez moi une petite négresse âgée d’environ six a sept ans, et me pria d’examiner un de ses yeux, dans lequel on voyait remuer un petit Ver de la grosseur d’un petit fil à coudre. Je l’examinai, et j’observai, en effet, un petit animal qui avait près de 2 pouces de long; il se. promenait autour du globe de l’œil, dans le tissu cellulaire qui unit la conjonctive avec la sclérotique. En l’excitant, je m’aperçus que ses mouvements n étaient point droits, mais tortueux et obliques. La couleur de cet œil n’était point changée, et la petite négresse disait ne sentir aucune
(1) Comptes rendus de l'Académie des sciences; 1838, 2' setn., p. 733.
Gazette medicale de Paris; 1841, p. 106. — Rayer, Arcliiv. de médecine comparée, et Cunicr, Ann, d’occulislique , t. IX, p. 167.
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douleur lorsque ce Ver s’agitait ainsi : elle avait cependant un petit larmoiement presque continuel.
Après un premier essai infructueux, Bajon a saisi le Ver au milieu du corps avec de petites pinces; il a fait ensuite une ouverture à côté du corps du Ver avec la pointe d’une lancette, et avec une aiguille il a pu le retirer (1).
MM. Nordmann et Bayer citent encore quelques autres observations recueillis par M. Guyot qui a fait plusieurs voyages à la côte d’Angole , et qui a vu différents nègres affectés de cette maladie. D'après M. Guyot, les nègres appellent ce Ver Loa. Ces Vers lui ont paru de la nature des Strongles, et il ne croit pas que ce soient des Dragonneaux. Ils sont très blancs, très durs, et moins longs à proportion. Du reste, pendant sept voyages qu’il a faits à la côte d’Angole, il n’a jamais vu un nègre attaqué du véritable Dragonneau (2).
M. Mongin mentionne encore l’exemple d’une négresse qui se plaignait d’une douleur très vive dans l’œil, et qui avait un Ver serpentant sur cet organe; il était long de 1 pouce 1/2 et de la grosseur d’une petite corde à violon (3).
Clot-Bey en a observé sur une négresse arrivée d’Afrique depuis cinq à six ans , et esclave à Monpax , ville située sur les bords de la Magdeleine (U).
M. Lestrille, chirurgien de la marine française, nous a communiqué tout récemment une observation analogue à celles que nous venons de rappeler, et qu’il a eu l’occasion de faire lui-même pendant son séjour au Gabon.
Le 17 août 185è un nègre appelé Chicou, vint lui demander de lui enlever quelque chose qui marchait dans son œil. Les phénomènes présentés par le malade étaient les suivants :
Clignotement fréquent; sensation d'un corps étranger gênant les mouvements de la paupière supérieure ; depuis le matin seulement l’œil avait commencé à être douloureux; les vaisseaux de la conjonctive étaient légèrement injectés; il y avait du larmoiement. A la partie supéro-antérieure du globe de l’œil, vers l’angle externe, la conjonctive oculaire était soulevée par un corps allongé flexueux qui s’étendait dans le sens transversal. A la première vue, ce corps étranger ne paraissait pas se mouvoir; mais, en soulevant avec une
(1) Mém. pour servir à l'histoire de Cayenne et de la Guyane française, t. I, p. 325.
.(2) Mém., dissert, elobserv. de chirurgie, par Arracliart, p. 228. Paris, 1805.
(3) Journal de médecine, t. XXXII, p. 338. 1770,
(4) Archives générales de médecine, t. XXX, p. 573.
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pince à dissection la conjonctive qui était décollée dans une assez grande étendue , des mouvements de reptation purent être aisément aperçus.
Une incision ayant été faite à la conjonctive avec des ciseaux courbes sur le plat, le Ver pût être saisi avec des pinces.
M. Lestrille a bien voulu nous remettre ce Ver, qui est une espèce de Filaire appointie à l’une de ses extrémités, obtuse à l’autre et longue de 0,030. Sa bouche est inerme.
Nous tenons du même observateur que les cas analogues ne sont pas rares au Gabon, et avant son départ de la côte d’Afrique il fut aussi consulté par une négresse qui était, selon toute apparence, 1 porteur d’un semblable Entozoaire; mais la douleur avait son siège à la face postérieure de l’œil, et M. Lestrille n’a pas pu s’assurer de la justesse de son diagnostic.
Filaire du cristallin (Fil aria lentis ). — On n’en connaît que la femelle qui a 15 millimètres de long et 0,m,n5 de large.
M. Diesing place ce Filaire dans sa première division des Acheilostomi et il lui donne pour caractères une bouche orbiculaire et nue ou sans armure avec le corps grêle, linéaire et enroulé en spirale. Le corps de la femelle est légèrement renflé d’un côté et terminé du côté de la queue par une pointe aiguë.
M. Grafe envoya en 1831, à M. Nordmann, deux cristallins extraits des yeux d’un aveugle, qu’il avait opéré de la cataracte.
Dans l’une de ces lentilles, qui était encore entourée de sa capsule, M. Nordmann découvrit dans l’humeur de Morgagni, deux Filaires entortillées. Il étudia ces lentilles une demi-heure après l’opération. Dans celle qui était dépourvue de sa capsule, il ne découvrit rien.
La longueur des vers observés dans l’autre était de 3/ti de ligne.
M. Nordmann put remarquer dans leur intérieur les différents viscères ; mais il avoue que les circonstances dans lesquelles il a dû observer ces parasites, ne lui ont pas permis d’établir le diagnostic précis de leur espèce.
Depuis cette époque, plusieurs cristallins d’individus cataractés ont été examinées par M. Nordmann, mais sans qu’il ait pu y découvrir des Entozoaires.
M. Ammon a figuré un Filaire trouvé dans l’œil d'un individu de soixante et un ans, opéré de la cataracte, mais qui ne paraît pas complet (1).
Au mois de mai 1832, M. Nordmann reçut du professeur Jungken,
(1) Klinische Darstellmgcn, pl, XII, Gg. 22 et 23.
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un cristallin devenu opaque ( cataracta lenticularis viridis), dans lequel se trouvait un Pilaire vivant, long de 5 lignes 1/2 (1).
M. Gescheidt a trouvé dans le cristallin d’un homme de soixante et un ans, affecté de cataracte, trois Filaires dont l’un avaitdeux lignes de long, l’autre un peu moins, et le troisième à peine trois quarts de ligue. Ce dernier était contourné en spirale, et cet observateur se demande si c’est un mâle ou une jeune femelle. Il pense que ce Pilaire est de la même espèce que celui décrit par M. Nordmann. Le cristallin lui avait été remis par le professeur Ammon (2).
Ces Vers sont loin d’être suffisamment connus pour qu’on leur assigne une place définitive dans le catalogue des Nématoïdes.
Nous en dirons autant du Pilaire observé par M. Gescheidt dans le corps vitré d’un chien, corps vitré qui était changé en une masse opaque et blanchâtre, ressemblant à un dépôt de lymphe (3).
F il. a nu: bronchial [Filaria bronchialis hominis ). — Ce Ver, qui n’a été vu jusqu’il présent que par Treutler et dont la tête a été prise pour la queue, est loin d’être suffisamment connu.
Treutler l’a trouvé dans les glandes bronchiales du cadavre d’un homme de vingt-huit ans. Quelques exemplaires de ces vers avaient plus d'un pouce de longueur; les autres étaient beaucoup moins longs. Ils avaient le corps allongé, arrondi, un peu comprimé des deux côtés, d’un noir brunâtre , avec des taches blanches sur une partie de la longueur, aminci à une extrémité, à moitié transparent à l’extrémité opposée, et recourbé aux deux bouts après la mort.
Comme l’a fait remarquer Rudolphi, c’est en prenant la tête pour la queue et les pénis pour des crochets buccaux proéminents, que Treutler a fait de ce Ver le genr e Earnularia, qui doit être supprimé. F|G- H6. — Filaria papil-
En attendant qu’on le connaisse mieux, il est prudent d’en laisser l’espèce dans le genre Pilaire, d’autant plus que l’on trouve plusieurs espèces de Filaires véritables dans les voies respiratoires des mammifères.
Filaire du Cheval ( Filaria papillosa )
Fig. 116). — On doit citer cette espèce parmi celles dont il est le plus souvent parlé
(t) Mikrog. BeitrOge, Hefl II, p. 9.
(2) Rayer, Archives de médecine comparée, et Ammon, Annales d'oculislique, t. IX, p. 160. — Sichel, Iconographie ophtalmologique. Paris, 1 858, p. 702 et suiv. et pi. LXXII.
(3) Ibid., p. 17G.
losa (de grandeur nat.).
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dans les ouvrages d’helminthologie et de médecine vétérinaire.
Le corps en est très mince, un peu plus grêle en arrière qu’en avant, de couleur blanche ; la bouche est petite, terminale ; la tête porte huit papilles disposées en croix. L’extrémité caudale du mâle est plusieurs fois repliée en spirale et présente deux ailes membraneuses; la femelle a le bout de la queue tronqué et un peu contourné. Elle est vivipare.
Le mâle a 70 millimètres de longueur; la femelle en a ordinairement plus du double; elle atteint jusqu’à 20 centimètres.
On trouve cette espèce dans les cavités abdominale et pectorale du Cheval, de l’Ane, du Mulet, du Bœuf et du Buffle. On la trouve aussi, paraît-il, dans le corps vitré, dans la chambre antérieure, quelquefois entre les membranes du globe de l’œil; on l'a observée encore entre les membranes du cerveau, dans les muscles et dans l’intérieur de l’intestin.
Sur quatre-vingt-douze chevaux abâttusà Vienne, un seul contenait ce Filaire.
Filaire a trois épines [Filaria trispinulosa). — Le corps est court et sensiblement aminci en avant; la bouche est arrondie et porte trois épines noueuses. La femelle a 7 millimètres de long.
Ce Ver n’a encore été vu que par M Gescheidt, qui l’a trouvé sous la membrane hyaloïde du corps vitré, chez le Chien (1 j.
Filaire lacrymal ( Filaria lacrymalis). — ■ Ce Ver a d’abord été observé par Boneti, et, dans ces dernières aimées, il a été étudié avec quelque soin par MM. Gurlt, Gescheidt, Gerber et Creplin.
Le corps est filiforme, aminci des deux côtés, l’extrémité caudale du mâle formant un demi-tour de spire. La bouche est arrondie et sans épines. La femelle est vivipare.
Le mâle a de 15 à 16 millimètres de long; la femelle de 20 à 22 millimètres.
Ce Ver habite dans le conduit lacrymal ou entre les paupières du Cheval et du Bœuf domestique.
Nous l’avons observé en Belgique.
Le genre Spiroptère (Spiroptera) va nous fournir quelques remarques intéressantes; une de ses espèces est parasite de l'homme.
Spiroptère de l’Homme ( Spiroptera hominis). — Ce Ver est encore très peu connu, et ce n’est que dans quelques cas exceptionnels qu’on l’a observé.
Il est blanchâtre, mince, très élastique, roulé en spirale et iégè-
(1) Ammon's Zeitschrift flir Ophtliahnolugie, t. 111, p. 37 — h'roricp's Sotisen, l. XXXIX, p. 53.
NËMATOÏDÉS.
rement effilé aux deux extrémités; sa tête est tronquée et porte deux ou trois papilles; la queue de la femelle est terminée par j une pointe courte et obtuse, plus épaisse chez elle que chez le mâle,
Iqui a en outre à sa base une aile membraneuse.
Le mâle est long de 18 millimètres; ta femelle de 22"”", 5.
La présence de l’aile membraneuse à la queue suffit pour distinguer cette espèce de toutes celles qui vivent aux dépens de l’homme ; sa taille, sa forme amincie aux deux bouts, sa tête tronquée et la présence d’une ou de deux papilles font aisément reconnaître la femelle.
Ce Ver a d’abord été vu à Londres, chez une femme pauvre qui j souffrait depuis plusieurs années de douleurs violentes dans les I cuisses et dans la vessie; ces douleurs étaient accompagnées d’une
Il rétention d’urine. Dans l’espace d’un an elle en rendit un millier, dont le docteur Barnett envoya quelques-uns à Rudolphi pour les lui faire examiner.
Bremser, après avoir d’abord émis l’opinion que ce n’étaiêrtt pas des vers, les a considérés ensuite comme des jeunes du Strongle géant. M. Diesing cite cette espèce; mais il la place dans la catégorie i de celles qui demandent encore de nouvelles recherches.
SpiRoptère mêgastome [Spiroptera megastoma). — Ce Ver a d’abord i été vu par Rudolphi, à Berlin, et depuis lors il a été observé dans plusieurs localités en Europe , et surtout à Paris, par MM. Rayer, Valenciennes et Blanchard. M. Blanchard , dans ses Recherches sur j l'organisation des Vers, dit en avoir fait la description anatomique plutôt d’après les observations de M. Valenciennes, qui avait fait faire un dessin de ce Nématoïde, que d’après les siennes propres.
Le corps de ce Ver est filiforme et de couleur blanchâtre; sa tète porte quatre lobes élargis, elle est séparée par un étranglement; la bouche est grande. Le mâle a la partie supérieure du corps enroulée en spirale , et garnie d’ailes membraneuses. Ses spiculés sont arqués et inégaux. La femelle a la queue droite en pointe arrondie ; la vulve est située vers le tiers antérieur du corps. Le mâle est long de 7 millimètres; la femelle de fl.
On trouve le Spiroptère mégastome dans des tumeurs de l’estomac du Cheval, en dessous de la muqueuse, qui est alors percée de trous.
Sur vingt-cinq Chevaux, M. Valenciennes en a observé onze fois. M. Blanchard, qui a établi son genre Spirure d’après le Spiroptera Talpœ, place dans le même genre ce parasite du Cheval (1).
(1) Voyage en Sicile , p. 242.