VER
clic avait vécu là ou à Greifswald jusqu’en 1811 , époque à laquelle elle s’était, il est vrai, rendue en Russie, avait demeuré jusqu’en 1832 à Dorpat, avait fait ensuite un voyage en Suisse et était revenue en 183à en Poméranie. Elle avait vécu ainsi vingt-trois ans dans des pays oii le Bothriocéphale est commun (1).
Le Bothriocéphale est facile à expulser, puisqu’il n’a pas de crochets et que ses ventouses ne peuvent l’aider que faiblement à se fixer à la muqueuse des intestins.
M. Jackson mentionne, dans un catalogue du Muséum anatomique de Boston, un Bothriocephalus latus d’un Anglais, et un autre Yei de même espèce, long de 3 pieds, qui fut rendu par un enfant de dix-neuf mois (2).
Bothriocéphale denté ( Bothriocephalus serratus). — Ce Ver, admis, comme distinctdu précédent, mais parM. Diesing seulement 3 , est encore assez peu connu.
La tête de son scolex est linéaire et arrondie en avant; elle porte deux longues ventouses angulaires; le cou est très court et filiforme. Les premiers articles sont très courts ; les suivants sont trois fois plus larges que longs, anguleux, avec les coins postérieurs saillants.
Il atteint la longueur de 350 millimètres, et sa plus grande largeur est de 7 millimètres.
Natterer a trouvé ce Ver au Brésil dans l’intestin grêle du Cams Azarœ, etM. Diesing pense que le Bothriocéphale que M. de Siebold a signalé dans le Chien domestique appartient à cette espèce, et non au Bothriocephalus latus.
BoTHRiocÉniALE trompeür [Bothriocephalus decipiens) — La tête de ce Botriocéphale est ovale-oblongue, à ventouses longues, angulaires, latérales, et elle a le bord écarté en arrière. Le cou est très long et grêle. Les premiers segments sont parallélipipèdes; les derniers à peu près carrés.
Il atteint au delà d’un mètre de long ; au milieu de la longueur, les articles ont 9 millimètres de large, la moitié seulement en arrière.
Il habite les intestins du Chat domestique et ceux de plusieurs autres espèces du même genre, entre autres des F élis onça, Icopardus , concolor, pardalis, tigrina et macroura.
Le Bothriocéphale ponctué ( Bothriocephalus punctatus ) est une
(1) Mcdizinische Zeilung, Gter, Jahrg., 1837, n° 32, p. 158. — Wiegmatuft Archiv ; 1838, p. 305.
(2) Jackson, A descripl. calai, of lhe Anal. Mus. of lhe Boston Sociely. Boston, 1847, p. 317.
(3) Diesing, Helm., 1. 1, p. 588.
CESTOÏIIES. 239
espèce qui vit dans l’intestin du Turbot et de lit Barbue. 11 se trouve toujours et dans tous les individus, gras ou maigres, peu importe, en si grande quantité, et si près du pylore, que le passage du chyme doit en être gêné. L’intestin est littéralement obstrué par ces Vers. C’est un exemple remarquable à citer en faveur de la thèse que la présence de Vers parasites, au lieu d’être un fait morbide et accidentel, constitue souvent un état normal, et devient ainsi une conséquence du genre de vie. Nous avons parlé ailleurs des animaux sauvages qui ont toujours des Vers, mais qui les perdent bientôt quand ils sont tenus en captivité, et en prennent parfois d’autres qui ne sont pas ceux dont leur espèce est infestée dans l’état de liberté.
Malgré la différence dans la forme de sa tèle, le genre SolénoraoRE (Solenop/wrus) , qui est parasite des Serpents, est voisin des Bothriocéphales.
Le genre Triénophore (Triœnophorus) , si remarquable par ses quatre crochets en demi-lune, comprend une espèce très commune dans le Brochet et la Perche, et qui atteint une assez grande longueur: le Triænophore noduleux [Tricuspidaria nodu/osa des auteurs). C’est à peine si le corps des adultes est divisé en segments; mais on trouve cependant à l’intérieur les organes générateurs avec le pénis qui s’ouvre alternativement à droite et à gauche. Les œufs sont entourés d’une coque simple, et l’on ne voit pas les six crochets dans le proto-scolex.
TÉNLVÜËS ou Cyclophylles. — Les Vers Cestoïdes de cette famille sont communément désignés sous le nom de Tamia, et sont toujours facilement reconnaissables aux quatre ventouses qui garnissent leur tète. Chez plusieurs d’entre eux, on trouve au milieu de ces quatre ventouses un rostellum, armé d’une couronne de crochets et pourvu de faisceaux de fibres musculaires qui meuvent ces crochets : c’est en particulier ce qui a lieu chez les Ténias ordinaires de l’homme.
Les segments des Cestoïdes téniadés sont toujours distincts, et ils se détachent généralement à l’époque de la maturité. On connaît depuis longtemps, sous le nom de Cucurbitains, ces segments ou articulations, qui ne sont autre chose que le Ver adulte ou le strohile, décomposé en ses différents articles ou individus générateurs. On les a nommés ainsi à cause de leur ressemblance de forme avec la semence des melons et autres eucurbitacés. Leur expulsion avec les fèces est souvent le seul signe de la présence du Ténia, et lorsqu’elle a lieu, elle ne laisse aucun doute. Chacun de ces cucurbi-
vr.ns.
tains renferme des milliers d’œufs, qui sont destines a disséminer au loin leur espèce. lin seul œuf qui parvient à sa destination, c’està-dire qui s’introduit passivement dans le corps d’un animal et réussit, à y éclore, produira bientôt des centaines d’individus s’il se transforme en Hydatide polycépale, et lorsque ces Hydatides passeront dans le corps des animaux où ils doivent compléter leur développement (1), le nombre des individus produits, ou plutôt celui des œufs, deviendra pour ainsi dire incalculable, puisque chaque Ténia strobilaire donne à son tour plusieurs centaines de proglottis ou cucurbitains, chargés eux-mémes d’autant de milliers d’œufs. On resterait effrayé d’une pareille puissance de multiplication si l’on ne savait combien les chances en sont contre-balancées par la grande destruction des Cucurbitains et de leurs œufs, ou par la stérilité des Hydatides qui restent le plus souvent enkystés dans le parenchyme des organes et n’arrivent point à leur état générateur.
Les embryons ou proto-scoles de tous les Ténias ont six crochets à leur sortie de l’œuf; ils vivent bientôt, pour la plupart du moins, dans un kyste, sous la forme de Cysticerques, de Cénuresou d’Échinocoques, et ne deviennent des Ténias véritables qu’en passant dans le canal digestif des animaux auxquels leurs premiers hôtes servent de nourriture,
On trouve des Ténias dans les Mammifères et dans les Oiseaux : les Batraciens et les Poissons en nourrissent aussi, mais ce n’est que dans les deux premières classes que l’on a observé des Ténias à crochets. Cependant les Mammifères n’ont pas uniquement des espèces de cette dernière catégorie, et, dans certains cas, ils ont à
!la fois des Ténias il crochets et des Ténias sans crochets. Toutefois les Ténias à crochets semblent appartenir exclusivement aux Carnivores ou aux autres espèces sarcophages, et, au contraire, les Mammifères phytophages n’ont généralement que des Cestoïdes sans crochets : c’est aussi le cas des Batraciens et des Poissons.
L’Homme, qui est omnivore, se trouve dans la condition exceptionnelle que nous avons signalée tout à l’heure, puisqu’il prend, par son alimentation animale, le Tœnia solium et le Tœnia mm, qui sont des Ténias à crochets, et qu’il acquiert en outre, comme phytophage, le Tœnia medio-canellata qui manque de crochets. Ce troisième Ténia et le Bothriocéphale lui appartiennent donc, en sa qualité d’herbivore, tandis qu’il doit les autres aux aliments de nature animale dont il se nourrit en partie.
(I) Comme c'est le cas pour lé Cénurc. du Mouton et pour les Êchinocoques de l’Homme et du Coclion qui se transforment en Ténias chez le Cliieu.
CESTOUUÎS.
2àl
Tous les vers vésiculaires f Cysticerques , Échinocoques, Cœnures, etc.) sont des Tænias en voie de développement; ils sont à l’état agame et dans une condition expectative. Ne devant se développer entièrement que dans le canal intestinal, ils sont alors comme emprisonnés dans les cavités closes ou les parenchymes : le péritoine, les muscles, le cerveau, l’œil, le foie, la rate, etc. Introduits dans le canal digestif de l’animal auquel ils sont destinés, ils résistent aux lluides digestifs de ce dernier, perdent bientôt leur vésicule, et prennent, au bout de quelques jours, la forme rubanaire. Ce sont alors des Ténias, c’est-à-dire des Vers cestoïdes sous leur état reproducteur.
Les Ténias des Herbivores, qui sont sans couronne de crochets , s’introduisent peut-être directement dans le canal intestinal de ces animaux avec les boissons, et nous avons quelque raison de croire que leurs embryons, au lieu d’avoir des crochets, sont couverts de cils vibratiles et qu’ils sont d’abord extérieurs.
Le groupe des Vers téniadés est extrêmement nombreux en espèces; mais la plupart d’entre elles sont encore si incomplètement connues, qu’il n’est guère possible aujourd’hui de les répartir naturellement. On les divise en deux groupes, d’après la présence ou l’absence de rostellum et de crochets, d’après l’arrangement de ces crochets sur un ou plusieurs étages, d’après l’état caduc ou la fixité des mêmes organes, et enfin d’après quelques caractères observés dans la disposition des organes sexuels. Celles qui n’ont, pas de crochets seront nos Gymnoténiins, et celles qui ont des crochets nos E chinoténiins .
Gymnoténiins, ou Ténias sans crochets. — Dans cette tribu , la tète est armée de quatre ventouses qui, seules, en l’absence des crochets, fixent le ruban téniaire aux parois intestinales. On trouve ces Vers dans les Mammifères phytophages , dans les Batraciens et dans les Poissons osseux. Nous, ne croyons pas qu’il y ait beaucoup de Ténias à rostellum qui soient sans crochets. Le rostellum est ordinairement l’indice de la présence de crochets; mais ces derniers, comme le rostellum lui-même, ont souvent échappé aux observateurs.
Il y a une espèce de ce groupe qui vit dans l’homme.
Tænia Médiocaneliæ [Taenia medio-canellata ). — Cette espèce sans ■crochets n’est pas le Tænia grisea de Pallas, comme quelques helminthologistes l’ont pensé; elle est extrêmement voisine du Tænia ■solium, et a été constamment confondue avec elle jusqu’à l’époque
VERS
oii M. Küchenmeistei' l’en a bien distinguée (1). Les auteurs du siècle dernier l’avaient cependant reconnue; mais depuis Rudolphi on avait cru que tous les Ténias sans crochets dont ils parlaient n’étaient autre chose que des Bothriocéphales. Breinser ne connaissait d’abord que des Ténias sans crochets; c’est Rudolphi le premier qui lui en a envoyé armés de ces organes.
Ce Ver se distingue d’abord par la forme de son scolex, c’est-k-
Tœnia medio-canellata. — Fig. 163. Tête. — Fig. 164. OEuf très grossi.
dire de sa tète; il n’y a ni rostellum ni crochets, et l’absence de ces derniers n’est évidemment ni un effet de l’âge ni le résultat d'un accident. Les quatre ventouses existent, et autour d’elles on voit des taches de pigment qui, examinées à la loupe, ressemblent réellement à des yeux. La tête est aussi un peu plus volumineuse que dans le Ténia ordinaire.
Nous n’oserions assurer que l’on puisse distinguer les proglottis naissants de cette espèce d’avec ceux du Tœnia solium, mais il nous a semblé que les œufs sont ici un peu moins sphériques.
Un exemplaire de cette espèce de Ténia a été rendu, il y a peu de temps, par un charcutier de Louvain, et un par une jeune tille de Liège.
De son côté, M. Rüchenmeister en a vu plusieurs autres, et il ne serait pas impossible que l’espèce elle-même fût aussi répandue en Europe que l’est le Tœnia solium.
Ses cucurbitains se détachent avec une extrême facilité , et les
(1) Rüchenmeister, Ueber Ccsloiden, p. 107. Zitlau, 1853. — Id. , Parasitai $ p. 88. Leipzig, 1855.
Fig. 163.
Fig. 164.
GESTOÏDES.
sujets infestés en laissent échapper même sans évacuations de matières fécales. Sa tète, par contre, semble, d’après M. Kütchenmeister, se détacher moins facilement, et le strobile se rompt souvent par l'administration desanthel mi nthiques, au lieu d’être évacué en entier.
M. Schmidtmüller a décrit, sous le nom de Bothriocephalus tropicus, un Ver qui a besoin d’être étudié de nouveau. La moitié des soldats nègres qui arrivent aux Indes en sont affectés. Cet Entoloaire est rare chez les Européens; cependant on l’a observé chez ceux qui avaient visité la côte de Guinée, et qui portaient en même temps le Ver de Médine (1).
M. Schmidtmüller, pendant un séjour de quinze ans aux Indes, ne l’a jamais trouvé dans la race malaise.
C’est sans doute le Tamia medio-canellata, ou quelque nouvelle espèce peu différente de celle-là, mais elle n’a encore été signalée que d’une manière incomplète.
Ténia a tête noire ( Tœnia melanocephala) (2). — 11 n’y a ni rostellum ni crochets; les ventouses sont proportionnellement petites; la tête est un peu plus large que le cou. Mais ce qui distingue surtout ce Ténia, c’est la largeur extraordinaire des segments relativement à l’étroitesse du cou et de la tête. On voit des taches de pigment sur les ventouses et au milieu d’elles : c’est ce qui lui a valu son nom spécifique.
Nous l’avons trouvé dans l’intestin du Mandrill ( Sitnia Maimon ).
Ténia mégastome (Tœnia megastoma) (3). — La tête est obtuse, plus ou moins anguleuse, entourée de quatre grandes ventouses demi-sphériques. Au milieu des ventouses, on voit un rostellum sans crochets, à grand orifice, ce qui fait donner à ce Ver le nom de Mégastome. Les segments sont quatre fois plus larges que longs. Les orifices sexuels sont alternes. Le strobile est effilé en avant, et un peu moins large aussi à l’extrémité postérieure qu’au milieu.
Le strobile atteint un pied de longueur.
Natterer a trouvé ce Ver dans l’intestin du Cebm enraya, au Grésil, et dans plusieurs autres espèces du même genre.
Ténia plissé ( Tœnia plicata). — Ce Ver a été étudié par plusieurs auteurs récents, et avant eux il l’avait été par Pallas, qui lui a donné le nom de Tœnia equina, changé par Rudolphi en celui de Tœnia plicata.
(1) In Hamrop, Annalen 7lor lalirgang, Heft u und 6.
2) Van Beneden, Suppléai, aux Comptes rendus, t. tl, p. 162.
(3) Diesing, ’/.wansig Arien von Cephalocot. Wicn, I83G.
: luu
La fête est fort large, formant un disque tétragone; il n’y a ni crochets ni trompe. Le cou du strobile est fort court, plissé, et les segments se recouvrent en partie par leur bord supérieur.
Il n’y a pas longtemps, un homme fort distingué, en parlant de ces Vers, nous disait que de jeunes Tamia plicata qui proviennent des intestins du Cheval peuvent devenir des Cysticercus fistularis dans l’abdomen du même animal.
Ces Ténias atteignent près d’un mètre de longueur, sur 15 à 16 millimètres de largeur.
Ils habitent l’intestin grêle du Cheval.
Ténia mamillan ( Tamia niamillana) . — Cette espèce a été étudiée par MM. Mehlis et Gurlt.
Sa tête est obtuse, tétragone, avec des ventouses hémisphériques à ouvertures allongées. Le cou du strobile est nul et les segments sont cunéiformes. Le pénis du proglottis est marginal et entouré d’une grosse papille.
Cet entozoaire est long de 10 à 12 millimètres et large de U.
On le trouve dans l’intestin du Cheval.
Ténia perfolié [Tœniu perfoliata ). — Ver observé depuis longtemps parPallas, mais confondu par lui avec le Ténia plissé.
La tête en est petite, tétragone, avec des ventouses terminales. Le cou du strobile est nul; les premiers articles sont courts et très larges. Le pénis, finement hérissé, est situé du même côté. Le proglottis est très large, et le pénis est enveloppé d’une gaine tubuleuse recourbée en arrière.
Il atteint de 80 à 90 millimètres, et est large de 8 à 9 millimètres.
Habite l’intestin cæcum et le côlon du Cheval.
Ténia étendu (Tœnia expansa). — Étudié d’abord par Bloch et Gœze vers la fin du siècle dernier. Il a la tête tronquée, petite, obtuse, carrée; ses ventouses s’ouvrent en avant et sont grandes; le cou du strobile est très court. Les premiers articles sont beaucoup plus larges que longs; les derniers sont encore fort larges, et leur bord crénelé dépasse un peu le segment qui suit. Les orifices génitaux sont doubles dans chaque proglottis.
Ce ver atteint jusqu’à 30 mètres de long sur 25 millimètres de large.
Il habite l’intestin grêle du Mouton, du Bœuf, du Chamois, de la Gazelle, ainsi que du Chevreuil et des L'crvus campestris, rufus et nambi.
Ténia du Boeuf ( Tœnia denticulata ). — La tète est petite, tétragone;
elle ne porte ni trompe ni crochets; les ventouses sont, presque contiguës, et s’ouvrent en avant avec une ouverture é«.roi; Z# cou est nul. Les articles supérieurs sont très courts et eicessivemen larges; les autres articles ont le bord ondulé et en partie imbriquant. Les orifices génitaux sont doubles; le pénis est cour et ressemble à une dent aiguë.
Longueur, 200 millimètres; largeur, 8 à 9.
Habite l’intestin du Bœuf.
Ténia de la Chèvre (Tœnia Caprce). — Espèce décrite par Rudolphi, qui Ta trouvée dans l’intestin iléon de la Chèvre, mais M. Diesing la place parmi celles qui doivent être examinées de nouveau.
Ténia du Lapin ( Tœnia pect inata). — La tête est très petite, tronquée, à ventouses circulaires ou elliptiques, sans trompe et sans crochets.
Le strobile, très étroit en avant , s’élargit assez rapidement et acquiert une grande largeur au milieu du corps, largeur qu’il conserve jusqu’à la fin. Le cou est très court, et les derniers segments ont à peine plus de longueur que ceux du milieu. Dans les jeunes strobiles, les derniers segments deviennent de plus en plus étroits à mesure qu’on approche du dernier. Les orifices génitaux sont •situés l’un et l’autre du même côté.
Le pénis est assez long et contourné ; il s’ouvre à l’angle postérieur.
Longueur, quelquefois de 250 à 260 millimètres; largeur, 10 millimètres au milieu.
Habite l’intestin du Lapin et du Lièvre; il a aussi été trouvé dans la Marmotte.
Pallas, Zeder, Rudolphi et Treutler l’ont observé en Allemagne, et Daubenton en France; nous l’avons vu communément en Belgique.
Ténia frangé [Tœnia fimbriata). — La tête est obtuse, assez grande, nettement séparée du reste du corps ; les ventouses sont hémisphériques. La segmentation commence sous les ventouses ; les segments sont larges, anguleux, unis en avant, découpés en arrière, et les derniers montrent sur le bord des franges à bouts arrondis.
Ce Ver a été trouvé dans les intestins des Cervus paludosus, rufus, simplicicornis et nambi, de l’Amérique méridionale.
Ce sont ses proglottis que Diesing a décrits, il y a quelques années (1834), sous le nom de Thysanosoma actinoides (1).
(I) Diesing, Med. lahr. v. Oesterr. Staat., neuc Folgc, vol. VII, p. 105. —
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Ténia dispar ( Tamia dispar). — La tête est large, tronquée, peu distincte, sans rostellum ni crochets; le strobile est assez allongé. Les premiers segments se développent lentement, et, vers le milieu de la longueur, ils sont encore plus larges que longs. Ce n’est que vers l’extrémité postérieure que les segments se séparent nettement et que les proglottis se dessinent.
Le testicule se montre de bonne heure sous la forme de vésicules transparentes, qui sont remplacées plus tard par des capsules pleines d'œufs. Chacune d’elles renferme trois ou quatre œufs, et les embryons sont très visibles à travers les parois du Ver. Dans chaque œuf on distingue aisément deux enveloppes, toutes les deux membraneuses et transparentes. L’enveloppe externe ne prend tout son développement que quand l’œuf est mis en liberté. C’est elle qui lui donne l’apparence d’un fuseau peu effilé. La seconde membrane est de forme ovale, et entre elle et la première il y a un espace assez grand qui est rempli de liquide.
En écrasant quelques œufs mûrs sur le porte-objet du microscope, on donne la liberté aux proto-scolex ou embryons, et ceux-ci se meuvent dans tous les sens en abaissant constamment leurs crochets latéraux.
Le Tamia dispar est un Ver très intéressant pour l’étude du premier âge des Téniadés (1). *
C’est à tort qu’O. Schmidt a avancé qu’il engendre sans organes sexuels lorsqu’il est arrivé à l’état de proglottis (2).
Ce Ver est encore curieux sous un autre rapport : on voit parfaitement chez lui les quatre canaux excréteurs aboutir à une vésicule pulsatile, placée à l’extrémité postérieure du strobile. On voit très bien aussi cet organe battre comme un cœur et répandre son contenu au dehors, sans que ce soit là l’effet de la pression. Si le Ver n’était pas entièrement libre, la vésicule pulsatile ne continuerait pas à battre ainsi.
On le trouve dans l’intestin des Tritons et de la Grenouille.
Eciiinoténiins, ou Ténias pourvus de crochets céphaliques. — Ces
’/.wanzig Arien van Ceplialocotyleen, Denkschrifl. v. Malh. nal. cl., etc., vol. XII. Wien, 1856.
(1) Notice sur l’éclosion du Tamia dispar, cl la manière dont les embryons de Cestbides pénètrent à travers les tissus, se logent dans les organes creux et peuvent même passer de la mère au fœtus (Bull, de l'Acad. roy. de Belgique, t. XX, rr 1 1 et 12):
(2) Ueber den Bandwurm der Frosche, Tœnia dispar und die gcschlechlslose Forlpflanzung seiner Proglotliden. Berlin, 1855.
Ténias portent au milieu des quatre ventouses un appareil spécial qui se dégaine comme une trompe, et à la base duquel se trouvent des crochets, sur une ou sur plusieurs rangées. On a constaté sur plusieurs d’entre eux qu’ils passent leur état de deuto-scolex sous la forme d’Hydatides,soitCysticerque,CœnureouÉchinoeoque.
Quand le Cysticerque a perdu sa vésicule caudale, en passant du sujet dans lequel il était enkysté dans l’estomac du dernier hôte qui doit le nourrir, toute sa tête se dégaine, et dès qu’il est entré dans l’intestin, sa couronne de crochets pénètre là où le Ver veut se fixer; les pointes en sont dirigées en avant et elles s’enfoncent dans l’épaisseur de la muqueuse. Ces crochets s’abaissent alors d’avant en arrière, en même temps que leur talon se porte en dedans; la tête du Ver est ainsi enclavée dans l’épaisseur de la muqueuse elle-même.
Ces derniers crochets n’ont rien de commun avec les six crochets de 1 âge embryonnaire (I), qui se sont flétris depuis longtemps avant l’apparition de la couronne proprement dite.
Ces Ténias habitent seulement les animaux à sang chaud, Mammifères et Oiseaux, et, en règle générale, seulement les espèces sarcophages (Carnassiers, Insectivores, Omnivores). Au contraire, ce sont des Ténias semblables à ceux des Vertébrés à sang froid qu’on observe chez les Mammifères phytophages. Comme nous l’avons déjà dit, l’Homme nourrit des Ténias à crochets, un Ténia sans crochets, et le Bothriocéphale, ce Fig. 165. — Tamia qui s’explique par son régime omnivore.
Ténia ver solitaire (2) ( Tamia solium). — C’est le Ténia ordinaire ou le Ver solitaire , et il est facile à distinguer du Bothriocéphale par ses crochets, ses ventouses et la position latérale de ses pores génitaux. Ses articles sont aussi plus étroits, du moins en général. Sa couronne de crochets permet de le séparer aisément duTœnia mediocanellata , et, comme sa taille est beaucoup plus grande que celle du Tœnianana ou T. ec/iinococcus, on ne peut pas non plus le confondre avec ce dernier.
solium.
(1) L’embryon hexanthe.
(2) D’après M. de Siebold, le Tœnia solium de l’Homme aurait pour synonymes les Tœnia serrata, Cyslicercus cellulosœ, C. pisiformis, C. tenuicollis, Cœnurus cerebralis, Tœnia marcjinala (du Loup), T. crassiceps (du Renard) et T. intermédiare la Marte). Nous ne pensons pas qu’il en soi t réellement ainsi. Le Cyslicercus cellulosœ doit seul être réuni au Tœnia solium; il en est le scolex on état agame.
2/i8 vkiis.
Werner esl le premier auteur qui ait bien décrit le Ver solitaire (1). Il avait déjà reconnu que chaque articulation possède les deux sexes et donné des détails exacts sur la tête ou scolex.
La tête de cette espèce porte quatre ventouses comme celle de tous les Ténias, et au milieu des quatre ventouses on voit une couronne de crochets mobiles. Le Ver entier (strobile) acquiert plusieurs mètres de longueur. Chaque anneau ou segment (proglottis ou cucurbitain) est, à l’état adulte, beaucoup plus long que large et loge des milliers d’œufs dans une matrice très ramifiée.
Ce Ténia habite l’intestin grêle de l’Homme à l’état de Ver rubanaire et les parenchymes du Cochon a l'état de Cvsticerque; on peut le trouver à l’état vésiculaire dans la plupart des organes : le cerveau, l’œil, les parois du cœur, les muscles, etc.
Patrie. — On a observé le Tamia solium dans toute l’Europe, moins communément toutefois en Suisse 2), en Pologne et en Russie, où vit le Bothriocéphale. Il existe aussi en Égypte et dans d’autres parties de l’Afrique, en Asie, en Amérique, et enfin dans les colonies européennes. Toutefois on n’a pas pu comparer les Arers solitaires provenant de ces diverses origines. Une ligne dp démarcation bien remarquable est formée par la Vistule dans l'habitat de cet Entozoaire. M. de Siebold, qui a demeuré à Dantzig, pouvait, pendant son séjour dans cette ville, dire aux malades qui le consultaient, et sans autre indication, si les Vers (Ténias ou Bothriocéphales) qu’ils rendaient étaient du pays situé en deçà ou au delà de la Vistule. Le Bothriocéphale ne se montre pas en deçà de ce fleuve, et le Ténia y est au contraire commun (3).
Ce Ver a été connu dès la plus haute antiquité. Hippocrate, Aristote et Pline en parlent. Il y a même lieu de supposer que Moïse, en défendant l’usage du Porc, connaissait le mode d’intromission du Ténia chez l’Homme. On sait aujourd’hui que ce Ver commence son développement dans le Cochon et peut-être dans d’autres animaux, pour le compléter dans notre espèce. Dans les animaux, il reste à l’état de vésicule hydatique et enkystée, dans le cerveau, dans les muscles, dans les parois du cœur, dans les yeux, dans le péritoine ou dans d’autres organes. On le trouve aussi sous cet état
(1) Vermium intest, prœsertim Tœniœhumanœbrev. exposilia, in-8. Lipsite, 1782.
(2) M. de Siebold cite uue lettre écrite par le docteur Baumcrt pendant son séjour à NeufchAtcau, d'après laquelle la ladrerie des Cochons est à peu prés inconnue en Suisse, surtout à Neucmbourg, tandis que tous les Cochons qui viennent de France en sont iufestés.
(3) Art. Pakasitf.n, p. G52.
dans l’Homme, mais il n’habite le plus souvent que l'intestin grêle et il prend alors la forme rubanaire.
Les Cochons tiennent leurs Cysticerques de l’Homme, et sous forme d’œufs qu’ils prennent dans les immondices au milieu desquelles ils se vautrent ou qu’ils mangent. Les excréments humains, qu’on laisse souvent manger aux Porcs, en renferment principalement.
Depuis 1782, Otto Fabricius avait fait la remarque que les Cysticerques du Cochon [die Finnen) provenaient d’un Ver rubanaire (1).
Le Cysticerque du Cochon (2), qui constitue par sa présence la maladie connue sous le nom de ladrerie de ces animaux, est l’état normal du Taenia solium dans son premier degré de développement. 11 reste sous cette première forme en attendant qu’il soit introduit, avec les tissus qui le logent, dans le canal digestif de l’Homme.
La vésicule du Ver hydatique ne constitue donc pas un état maladif ou un état hydropique de ce Ver, comme Pallas et M. de Siebold l’ont pensé, et son séjour dans le Cochon n’est pas non plus un accident ou un égarement, comme on l’a cru; c’est la condition régulière. Cependant ces Vers s’égarent bien quelquefois. C’est ce qui a lieu, par exemple, pour ceux qui se développent dans l’Homme et y restent à l’état vésiculaire. Un œuf de Ténia, introduit dans l’estomac de l’Homme, donne alors naissance, comme il le ferait dans l’estomac d’un Cochon, à un embryon qui peut, au lieu de s’accrocher aux parois de l’intestin, les traverser, se creuser, pendant son état hexanthe, un passage à travers les tissus, et se rendre dans les différents organes de l’économie. Chaque Cysticerque provient alors d’un de ces œufs introduits ainsi directement; mais ces Vers vésiculaires, tant qu’ils restent enkystés, ne peuvent prendre la forme rubanaire, et ils n’engendrent pas dans l’animal qui les loge. C’est ainsi que la ladrerie peut se développer chez l’Homme.
Les Vers signalés dans les observations suivantes sont donc des parasites égarés, qui sont condamnés à mourir agames, mais qui peuvent vivre plusieurs années sans changer sensiblement de forme. S’ils meurent pendant la vie de leur hôte, ils laissent ces dépôts de granulations calcaires mêlées de crochets que l’on découvre de
(1) Gœze, Eingeweidewürmcr, p. 203.
(2) Voyez pour le développement de ce Cysticerque : G. Rainey, On tlie structure and development of tlie Cysticercus cellulosœ ( Philos . Trans., 1858, part. 1, p. 3).
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temps en temps dans les autopsies, et qui simulent de petites tumeurs.
Sœmmering découvrit chez une fille âgée de dix ans un Cysticercus nellulosœ dans la chambre antérieure de l’œil. La vue ne fut troublée que lorsque le Ver se présenta devant la pupille. Après un délai de sept mois, le docteur Schott opéra cette jeune fille, et retira de son œil le Yer encore vivant. Il avait atteint la grosseur d’un pois.
M. Van der Hoeven a trouvé un Ver semblable dans l’œil d’un Cochon (1).
11 est probable que l’animalcule trouvé dans l’œil d’un enfant par le docteur Robert Lugan est également un Cysticerque (2).
C’est sans doute encore la même espèce de Vers que MM. Estlin i‘i . Hæring (â), de Siebold (5) et Cunier (6) ont observée entre la sclérotique et la conjonctive (7).
Ruysch, et plus tard d’autres anatomistes, ont trouvé des Cysti— cerques dans le cerveau et les muscles de l’Homme (8).
Le Ver du cerveau de l’Homme, décrit sous le nom de Trachilocampyle parM. Fredault (9), et qu’il suppose avoir causé une apoplexie séreuse, n’est autre chose qu’un Cysticerque.
De son côté, Chomel a observé des Cysticerques dans le cerveau d’un individu qui n’avait offert aucun désordre dans ses fonctions cérébrales (10). *
Dubrueil en a trouvé également dans le cerveau d’un homme qu’on avait exécuté.
Fischercite le cas de vingt-trois Cysticerques trouvés, à l’autopsie , dans le plexus choroïde d’un Homme qui n’avait eu aucun accident nerveux pendant sa vie.
Enfin Leudet a observé chez un Homme de cinquante-deux ans cinq Cysticerques dans l’épaisseur du ventricule droit, trois dans l’épaisseur du ventricule gauche, et trois à la surface du ventricule
(1) Nordmann, Milhrogr. Beilràge.
(2) Archiv. génér. de med. , il* série, t. I, p. 575.
(3) London medical Gazette. — Annales d'oculistique, t. II, p. 72.
(4) Gazette médicale de Paris, 1839, p. 636.
(5) Preussische Verein’s Zeitung.
(6) Annales d’oculistique, t. IV, 1842, p. 271.
(7) Ibid., vol. IX, p. 170.
(8) Lebcrt , Traité dianatomie générale et spéciale. Paris, 1858, t. Il, p. 130.
(9) Gazette médic., 1847.
(10) Dicl. de méd. en 30 vol., art. Hydatides.
GESTOÏDES. 251
droit. Cet Homme avait été atteint d'une endocardite, mais il n’avait montré aucun dessymptômesd’une affection du système nerveux (1).
L’un de nous a signalé un cas remarquable de Cysticerques observés dans presque tous les muscles d’une femme. Rien n’avait pu faire soupçonner la présence de ces helminthes.
C’est le seul cas remarquable de Cysticerques parasites de l’espèce humaine que nous ayons constaté (2); il nous a été fourni, il y a plusieurs années, par le docteur Demarquay, alors interne des hôpitaux et aide d’anatomie à la Faculté de médecine de Paris. Les Hydatides trouvés par M. Demarquay ont aussi été étudiés par plusieurs autres personnes. Le sujet sur lequel cet habile anatomiste les avait recueillis était une femme âgée de soixante ans environ, dont le cadavre présentait de nombreux foyers purulents paraissant avoir déterminé la mort. Comme dans les sujets observés par Werner, Himly et un petit nombre d’autres auteurs, presque tous les muscles logeaient de ces Cysticerques, aussi bien ceux des membres que ceux du tronc. Il en a été trouvé jusque dans les psoas et dans les piliei’s du diaphragme. Il y en avait également un dans le poumon.
Dans le cas dont il vient d’être question, les Cysticercus cellulosœ étaient principalement déposés dans les muscles, et ils se montraient sous la forme de petites capsules ovalaires, allongées, longues de 15 ou 20 millimètres au plus, et larges de 5 ou 6. Ces capsules contenaient l’animal, qui en était indépendant, mais qui occupait toute leur capacité; elles étaient de nature fibreuse, et n’offraient de résistance au toucher que parce que celui-ci les remplissait en entier. Si on les ouvrait,
(1) Gazette médic., 1852, p. 696.
(2) P. Gervais, Bull. .Soc. philnm. de Paris, 1845, p. 25, et Journal de l’Institut, même année.
Fig. 166. — Cysticerques dans les muscles de l’Homme.
VERS
on mettait alors à nu le Cystieerque lui-même, qui était d’un blanc plus pur que sa capsule, et dont tous les individus observés ; avaient, comme toujours, la tête et le cou rentrés dans leur vési- ' cule hydatique (fig. 166).
La surface de l’Hydatide est finement granuleuse, et l'orifice 1 de rentrée de la partie ténioïde du Ver apparaît sous la forme d’un petit ombilic, dont l’ouverture, fort difficile à constater, se trouve entourée d’une sorte d’auréole ou sphincter d’un blanc laiteux. Sous cette auréole est le tubercule formé dans la vésicule elle-même par l’invagination de la tête et du cou ridé de l’animal. C’est cette apparence de tache blanche qui a fait quelquefois donner au Cystieerque le nom spécifique d ’albo-punctutus. Le tubercule est de la grosseur d’un grain de chènevis à peu près ; quelques ; fibres musculaires s’insèrent, d’une part, à son pourtour, plus ou moins près de sa base, et, d’autre part, sur la face interne de la poche hydatique, aux environs de l’orifice de sortie, à l’élargissement duquel elle contribuera sans doute lorsque le Ver devra allonger : sa tête et son cou. La tête est fort petite; on la trouve au fond de la poche de rentrée, plus ou moins rejetée sur le côté. Ses ventouses musculaires sont au nombre de quatre, comme celles des autres Cysticerques ou des Ténias, et sa couronne de crochets est également petite, noirâtre, surtout dans sa moitié supérieure, où l’on voit de très petits grains de pigmentum, et formée de trente-deux crochets environ disposés sur deux rangs très serrés. Dans les Cysticerques de cette espèce, on peut reconnaître à chaque crochet, comme dans les autres Cysticerques, les trois parties que nous avons décrites précédemment.
Les Vers connus sous le nom d’Échinocoques, qui habitent quelquefois la cavité abdominale en nombre considérable, et dont les vésicules atteignent jusqu’à la grosseur d’un œuf de Poule, sont aussi des Vers rubanaires à l’état agame, mais appartiennent à une autre espèce; il en sera question plus loin à propos du Ténia échinocoque.
Voici la description abrégée du Tœnia solium dans ses trois états :
1° de scolex, c’est-à-dire lorsqu’il est réduit à la partie céphalique ;
2° de strobile, ou de Ver complet et multiarticulé ; et 3" de proglottis, ou cucurbitains.
État de larve ou scolex (fig. 165 et 168). — Au milieu d’une vésicule à parois fort délicates, et qui, à son tour, est logée dans un kyste, on voit une portion envaginée comme un doigt de gant, et qui, étant déroulée, forme un long cou, au bout duquel on découvre une couronne de vingt-deux à vingt-six crochets ou plus et