ÉCHINODERMES
Tous 1rs Échinodormes ont d’abord une forme symétrique ou bilatérale, et ils ne deviennent radiaires que plus tard ; plusieurs ont un tube digestif complet à l’état de larve, et pourtant les mêmes I espèces n’ont plus dans l’âge adulte qu’une bouche et un anus confondus.
Après que la larve a eu fout le corps couvert de cils vibratiles, I des cercles se forment autour de lui, et quelquefois aussi des appendices ayant l’apparence d’épaulettes qui deviennent les organes de locomotion ; ou bien, si les larves ne doivent pas vivre en pleine mer et se développer directement, elles acquièrent des tubes membraneux comparables a des ambulacres, et elles s’en servent comme de véritables pieds pour ramper. Ces pieds se flétrissent insensiblement au fur et à mesure que le développement s’effectue.
Quelques larves ont une forme très singulière et ressemblent à un chevalet, par exemple celles des Ophiures. Ce chevalet cilié, qui a un tube digestif complet, montre sur le dos un tubercule comme un bourgeon, qui devient plus tard une étoile ; le chevalet , avec sa bouche et son œsophage, se sépare ensuile de l’étoile, en laissant son estomac au bouton, qui est devenu le véritable Éehinoderme.
Grâce aux travaux de M. J. Müller, qui a poursuivi ce sujet avec ardeur pendant dix ans, soit à Helsingor, à Helgoland et à Clstende. soit à Marseille et a Trieste, on connaît le développement de tous les groupes principaux du type des Échinodermes.
Ces animaux sont tous marins, mais aucun d’entre eux ne nage à l’état adulte. Ils rampent à l’aide de leurs tubes ambulacraires, ou se traînent dans le sable et à la surface des rochers. 11 y a tout un groupe d'entre eux qui reste fixé au sol au moyen d’une longue tige servant à les balancer au gré des vagues.
On ne connaît pas d’Échinodermes parasites; mais il y a des Mollusques et même des Poissons qui vivent en parasites dans le corps de plusieurs de ces animaux (1).
Les Échinodermes ont laissé de nombreuses traces de leur séjour dans les mers les plus profondes et les plus anciennes. Un groupe entier de ces animaux a été très abondant à diverses époques géologiques, et n’est plus représenté aujourd’hui que par quelques espèces dont quelques-unes très rares et disséminées dans des parages éloignés; ce groupe est celui des Encrines.
Les genres acluels de ce type sont nombreux et variés dans leur formes. Leur organisation les rend intéressants, mais leurs espèces
(I) Voyez tome II, p. 293.