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HOLOTHURIES

Les Holothuries se distinguent des autres Échinodermes par leur formp allongée et cylindrique, qui les fait ressembler à un cylindre, ainsi que par leur peau coriace, qui est parsemée de corpuscules calcaires. Elles ont un tube digestif complet. Leur bouche, qui est entourée d une couronne de tentacules, s'ouvre à une extrémité, et l’anus à l’extrémité opposée. La bouche est garnie d’un collier calcaire fournissant des attaches aux muscles longitudinaux.

Ces Échinodeçnies sonten général libres; ils vivent dans la mer et se nourrissent d’animaux inférieurs, surtout de Mollusques. On les trouve souvent adhérents aux rochers ou à d'autres corps auxquels ils s’attachent à l’aide de leurs ainbulacres. Il parait convenable de n'en faire qu’un seul ordre, que l'on peut diviser en deux familles, les Jlülotliuridés et les Synaptidés.

La première famille, ou celle des HULÜTHLRIDÉS, est très riche en espèces, et se distingue par la présence d'ambulacres, par celle d’un arbre respiratoire et par la séparation des sexes; elle a été subdivisée en tribus, d'après la forme des tentacules et la disposition des ambulacres. Ses divisions principales forment les genres Pcntacta , Thyone, HoloUuiria, Cludolabcs et P sol us.

L’ IJolot/iuria tubulosa est une assez grande espèce , commune dans la Méditerranée, qui est remarquable par les tentacules sur

TIOLOTHÜRIES.

deux rangs, au nombre de vingt, et entourant la bouche. C’est dans cette Holothurie que vit le singulier poisson parasite qu'on a nommé Fterasfer Fontanesii.

Après les tourmentes ou les marées, la mer laisse sur les côtes une quantité souvent considérable d’Holothuries qui ne tardent pas à périr faute de pouvoir regagner leur demeure habituelle. Dans plusieurs des contrées que baigne la Méditerranée les gens pauvres recherchent ces Échinodermes pour les manger; mais nulle part cette sorte d’aliment n’est aussi usité qu’en Chine et aux îles Moluques. Dans certains parages de l’océan Indien on fait spécialement la pêche des Holuthuries, et on les prépare pour îes expédier dans les localités où l’on en est friand. Il suffit pour la conservation de ces animaux de les vider et de les faire ensuite sécher au soleil après les avoir plongés pendant quelques minutes dans l’eau bouillante.

On ne mange pas toutes les espèces, quoique les différences dans la nature de leur chair paraissent peu considérables. A Naples, on recherche 1 ’ Holothuria tuèulosn; aux iles Mariannes, on préfère VH. guamensis, et dans la mer de Chine, principalement aux îles Anambas, on ne récolte aussi qu’une seule espèce, celle que l’on y appelle du nom vulgaire de Trépangs [Holothuria cdulis) il).

La pêche de ces Trépangs exige beaucoup de patience et de dextérité. Les Malais qui s’y livrent se tiennent sur de petits bateaux dont on voit un grand nombre aux mois d’avril et de mai. Penchés sur l’avant de leur embarcation, ils ont dans leurs mains plusieurs longs bambous disposés pour s’adapter les uns aux autres, et dont le dernier est garni d’un crochet acéré. Pendant l’époque favorable, les yeux de ces pêcheurs exercés percent la profondeur des eaux alors unies comme une glace, et aperçoivent avec facilité, à une distance qui souvent n’est pas moindre de cent pieds, l'Holothurie accrochée aux coraux ou aux rochers. Alors le harpon, descendant doucement, va saisir sa proie, et rarement le Malais manque son coup. Quelquefois le Trépang se retire loin des côtes, ou bien la rareté des calmes en rend la pêche très peu productive ; néanmoins c’est pour les sultans de ces parages la source de bénéfices assez considérables.

Les Trépangs préparés et desséchés sont principalement expédiés en Chine où on les estime plus qu’ailleurs; ils passent pour avoir des propriétés aphrodisiaques. C’est dans ces Trépangs que

(1) Lesson, Centurie zoologique, p. 125, pl. IG, Og. 2.

ÎIOLOTHIIIIES.

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