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DU SENS DU GOUT

parvient cl les dissoudre dans quelque autre liquide, dansl’esprit-de-vin, par exemple.

§ 216. «rganes du goût. — La connaissance de la saveur des corps sert principalement à diriger les animaux dans le choix de leur nourriture : aussi l’organe du goût est-il toujours placé à l’entrée du tube digestif. C’est la langue qui en est le siège prin-

Fic. 76. — Coupe longitudinale de la langue de l’Homme (1).

cipal, mais les autres parties de la bouche peuvent aussi éprouver la sensation de certaines saveurs.

La membrane muqueuse qui recouvre la langue de l’homme est abondamment fournie de vaisseaux sanguins, et présente sur le dos de cet organe un grand nombre d’éminences de formes variées qui rendent sa surface rugueuse. Ces éminences, nommées papilles, sont de diverses natures : les unes, lenticulaires et en petit nombre, consistent en autant d’amas de follicules muqueux ; d’autres, fongiformes ou coniques et très-nombreuses sont vasculaires ou nerveuses : ces dernières recouvrent les filets

(J i'nTTn0 !n.férieur°; -f, glandes labiales; - lm, muscle élévateur du mentonhvo/dien ? ri®'," m' °S d° la "'aehoire ; — h, os hyoïde muscle gen^

ngU .mUSC ‘\^nio-glosse ; - tr, muscle lransver.se de In

langue, s, muscle longitudinal supérieur de la langue; — ni, glandes limruales • f, follicules de la membrane muqueuse de la langue. S ’

terminaux du nerf lingual et paraissent servir principalement au sens du goût.

La langue, dont la masse est formée par un grand nombre de muscles entrecroisés, reçoit les branches de plusieurs nerfs : les uns servent à y exciter les mouvements; les autres, à conduire au cerveau les impressions des saveurs. Un rameau du nerf trifacial, ou nerf de la cinquième paire, est celui qui remplit ces dernières fonctions. 11 naît de l’extrémité supérieure de la moelle épinière (fig. 68), et, après sa sortie du crâne, se divise en trois branches principales, savoir : le nerf ophthalmique, qui se rend à l’appareil delà vue, etc.; le nerf maxillaire supérieur, qui se distribue à la mâchoire supérieure et à la joue, et le nerf maxillaire inférieur, dont l’un des principaux rameaux porte le nom de nerf lingual et se termine dans la membrane muqueuse de la langue (fig. 72, n" 1/t).

§ 215. Si l’on coupe ce nerf lingual sur un animal vivant, on ne paralyse pas les mouvements de la langue, mais on rend cet organe insensible aux saveurs ; et si l’on coupe le tronc du nerf trifacial dans l’intérieur du crâne, on détruit le sens du goût non-seulement dans la langue, mais aussi dans toutes les autres parties de la bouche.

La section des nerfs hypoglosses, ou nerfs de la onzième paire, qui se rendent également à la langue (fig. 72, n° 15), ne prive pas l’animal delà faculté de sentir les

saveurs, mais entraîne la perte du mouvement dans la langue et les autres parties auxquelles ces nerfs se distribuent.

Il s’ensuit donc que la branche linguale du nerf de la cinquième paire est le nerf spécial du sens du goût. Mais les nerfs de In neuvième paire, ou glosso-pharyngicns, qui se distribuent piincipalement autour de l’arrière-bouche (fig. 72, n° 16), et qui président à la sensibilité tactile de celte partie, paraissent être doués aussi d’une certaine sensibilité gustative.

§ oie. La langue présente à peu près la même structure chez

( I ) Section d'une portion de lu langue de l'homme, vue au microscope : — a, une depapilles fongiformes; - b, papilles fi «formes c, membrane muqueuse qui porte

ces papilles; - d, couche fibreuse sous-jacente ; C, f, g, faisceaux musculaires de la substance charnue de la langue.

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