CLASSE DES ANNÉLIDES
§ 583. La classe des Annéi.ides se. compose de vers qui sont pourvus d’un système nerveux multiganglionnaire e d’un appareil vasculaire pour la circulation.
Le corps des annélides est toujours très-allongé, mou, et divisé par des replis circulaires en un grand nombre d’anneaux. Tantôt ils ont une tête distincte ; d’autres fois ils en manquent, et d’ordinaire on leur voit, de chaque côté du corps, une longue série
Fig. 460. — Néréide.
de faisceaux de soies portés sur des tubercules charnus et tenant lieu de pieds (fig. 460). Souvent il existe deux de ces organes placés l’un au-dessus de l’autre, de chaque côté des divers anneaux du corps (fig. 355) ; d’autres fois ces deux tubercules sétifères sont réunis, et presque toujours il existe à la base de chacun un long appendice mou et cylindrique nommé cirre (c, fig. 461); quelquefois la place des pieds est indiquée seulement par quelques poils roides, et d’autres fois il n’existe sur « - >3. k tout le corps aucune trace de membres.
Ces soies servent aux annélides pour ramper et leur fournissent aussi des armes pour leur défense ; car, en général, elles sont très-acérées et conformées de manière à s’implanter avec force dans les corps mous contre lesquels elles frappent. Chez les annélides dépourvus de soies, tels que les sangsues (fig. 174), il existe aux extrémités du corps des ventouses qui sont également des instruments de locomotion.
§ 584. Le système nerveux de ces animaux est peu développé, et consiste dans une chaîne simple ou double de très-petits ganglions étendus d’un bout du corps à l’autre. La plupart sont pourvus d’un certain nombre de petites taches qui paraissent être des yeux, et d’ordinaire leur tête est garnie de plusieurs filaments analogues aux cirres des pieds, et appelés antennes et cirres tentaculaires (fig. 463), qui paraissent être des organes de tact.
Fig. 461. (1)
(1) Pattes d'un Annélide du genre Eunice : — t, tubercule sétifère ; — c, cirre dorsal ; — ci, cirre inférieur ou ventral j — b, branchie.