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CLASSE DES TRÉMATODES

§ 591. Les Tbématodes sont des vers intestinaux à corps plat et sans divisions transversales distinc-

tes, qui, par leur forme générale, i ressemblent beaucoup certains Turbellariés (tels que les Pla- j naires), mais qui ont pour se fixer j une ou plusieurs ventouses com- i parables à celles des sangsues, et qui se distinguent par diverses j particularités de structure inté- | rieure, ainsi que par leur manière de vivre . La Douve, qui est très-commune dans le foie du mouton (fig. /iG7), est un parasite de cette ciassc •

La plupart de ces Vers intestinaux présentent dans leur mode de multiplication des singularités fort remarquables. Les jeunes ne ressemblent en rien a leur mère, mais produisent t\ leur toui des petits qui sont semblables à cette dernière; en sorte que le môme Fig. 407. - Douve,

tvne n’est reproduit quà la se-

conde génération : phénomène que les naturalistes désignent sous le nom de générations alternantes.

CLASSE DES CESTOIDES ou TÉNIOIDES.

S 59^ Les Cestoides sont aussi des vers intestinaux, mais ils diffèrent beaucoup des helminthes par leur forme, ainsi que par leur mode d’organisation, et ressemblent davantage aux lurbellariés. Ils ont le corps aplati, très-allonge et divise en un grand nombre de segments, ce qui leur donne 1 aspec. d un long ruban plissé en travers. Leur système nerveux est rudimentaire, et leur canal intestinal parait être remplacé par deux vaisseaux longitu-

dinaux qui occupent les côtés du corps. Ils sont hermaphrodites, et chaque anneau de leur corps renferme un appareil reproducteur complet. I.c Ténia, ou ver solitaire, appartient à celte division (fig. 468). Ces vers présentent dans leur développement une particularité fort remarquable. Ils subissent des métamorphoses, mais ne peuvent les effectuer qu’en passant dans

le corps d’animaux d’espèces différentes. Ainsi, les vers vésiculaires qui se rencontrent très-fréquemment dans le corps des lapins, et qui sont connus sous le nom de Cyslicerques (tig. 469), ne peuvent y arriver à l’état d’animaux parfaits et s’y reproduire ; mais lorsque la chair du lapin ainsi infesté est mangée par un chien, ces cysticerques, au lieu d’ôtre digérés avec les aliments auxquels ils sont mêlés, continuent à vivre, et, se trouvant dans les conditions voulues pour l’achèvement de leurs métamorphoses, deviennent des ténias, qui produisent des œufs.

Leur tète, armée d’une couronne de crochets, se déploie et se fixe aux parois du tube digestif de l’animal où ils ont pénétré ; la grosse vésicule qui termine leur corps en arrière disparaît, et ils s’allongent peu à peu par le développement de nouveaux segments vers la partie antérieure de l’espèce de col annelé qui primitivement se .trouve interposé entre la tête et celte vésicule. Ils deviennent ainsi des vers rubanés ou ténias, qui produisent dans chaque segment de leur corps une multitude d’œufs. Mais ceux-ci ne peuvent se développer dans l’intérieur de l’animal où réside ce parasite, et doivent être évacués au dehors. Là ces mêmes œufs donnent naissance à dos cysticcrques, et ceux-ci, lorsqu ils ont été déposes sur l’herbe que les lapins mangent, se trouvent portés avec les aliments dans les intestins de ces mammifères,

Fig. 488. — Ténia.

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