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CLASSE DES GASTÉROPODES

Fig. 477. — Casque.

quelques espèces sont au contraire absolument nues : la Limace, par exemple. Le corps est allongé et se termine en avant par une tête plus ou moins développée, qui porte la bouche et qui est garnie de tentacules charnus, dont le nombre varie de deux à six.

Le dos est revêtu d’un manteau qui se prolonge plus ou

MOLLUSQUES GASTEROPODES.

§ 608. Le cœur est toujours aortique, et se compose presque toujours d’un ventricule et d’une oreillette, il se trouve près du dos de l’animal, du côté opposé à celui occupé par les organes reproducteurs. Le système artériel est en général bien développé (fig. 55) ; mais le système veineux est toujours plus ou moins incomplet, et quelquefois manque entièrement, de sorte que le sang ne revient des diverses parties du corps vers les organes respiratoires qu’en traversant les lacunes ou espaces exis-

tant entre les divers organes. Il est aussi à noter que la cavité abdominale, dans laquelle sont logés tous les vicères, est toujours traversée ainsi par le sang veineux.

Les organes de la respiration sont conformés tantôt pour la respiration aérienne, tantôt pour la vie aquatique. Dans le pre-

(t) Anatomie du Turbo pica, pour montrer la disposition do la cavité respiratoire :

— p, le pied de l'animal; — o, l'opercule ; — t, la trompe; — ta, les tentacules; — y, les yeux; — tn, le manteau fendu longitudinalement, de manière a ouvrir la cavité respiratoire; — f, bord antérieur du manteau qui, dans la position naturelle, recouvre le dos de l’animal et y laisse une ouverture ou grande fente par laquelle l'eau arrivo à la branchie; — b, la blanchie ; — vb, la voine branchiale qui se rend au cœur (c);

— ab, l’artère branchiale ; — a, l'anus ; — i, l'intestin ; — e, l’estomac et le foie ;

— ov , l'oviducte. Au-dessus de la nuque on voit le ganglion nerveux céphalique et les glandes salivaires ; — d, membrane frangée qui borde en dessous le côté gauche de l'ouverture de la cavité respiratoire.

vb ob ob ov

Fig. -478. — Anatomie d’un Gastéropode pcclinibranche (1).

mier cas, ils consistent, en une cavité sur les parois de laquelle les vaisseaux sanguins forment un réseau compliqué, et dans l’intérieur de laquelle l’air pénétre du dehors par un orifice pratiqué sous le bord externe du manteau. Cette espèce de poumon (fig. 166) est situé sur le dos de l’animal, et se trouve logé dans le dernier tour de spire de la coquille, lorsque le mollusque est pourvu d’une enveloppe semblable. Chez les gastéropodes destinés à respirer dans l’eau, la disposition des branchies varie : souvent ces organes sont renfermés dans une cavité analogue

Fig. 479. — Pleurobranche (1).

à. celle qui constitue le poumon des précédents (fig. 479); mais d’autres fois ils sont logés entre le manteau et le pied, ou même sur le dos de l’animal, de façon à flotter librement dans le liquide ambiant. Comme exemple des gastéropodes pulmonaires, nous citerons le Colimaçon et la Limace, qui vivent à terre; les

Limnées (fig. 165), les Planorbes et les Physes, qui se tiennent dans les eaux dormantes, et viennent la surface du liquide prendre l’air nécessaire à leur respiration. Parmi les gastéropodes pourvus de branchies renfermées dans une cavité dorsale> on remarque les Volutes, les buccins, les Porcelaines (fig. 180), les Haliotides ou Ormiers, etc. Les Patelles et les Pieu robr anches (fig. 479) portent ces organes dans le sillon qui sépare le pied du manteau ; et chez les Doris et les Lolidcs (fig. 480), etc., ils consistent en panaches ou en lanières fixés sur la face dorsale du corps.

(1) m, le manteau relevé pour montrer la brancliie ( br ); — a, l’anus; — b, la bouche et la trompe ; — v, le voile ; — I, les tentacules; p, le pied.

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