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MOLLUSQUES CÉPHALOPODES

préhension fixés autour de la bouche varie chez ces mollusques. Chez les céphalopodes dibi*anchiaux, il existe une couronne de gros tentacules charnus, dont la surface interne est garnie de suçoirs ou ventouses à. 1 aide desquelles ils se fixent a\ec beaucoup de force aux corps qu’ils embrassent (fig. 473). Chez les poulpes (fig. 18/i), on compte huit de ces appendices, et chez les sèches dix : quelquefois deux d’entre eux s’élargissent en forme de rames ou de voiles membraneuses, comme chez l’argonaute (fig. 4 73), ou s’allongent de façon à devenir filiformes, comme dans les calmars (fig. 470), et surtout dans les calmarels (fig. 13). Chez les céphalopodes tétrabranchiaux, ces appendices sont tous grêles et dépourvus de suçoirs, mais extrêmement nombreux (fig. 474).

§ 605. La plupart des mollusques de cette classe sont remarquables par le développement et la perfection de leurs yeux, qui ressemblent extrêmement à ceux des animaux vertébrés. Plusieurs possèdent aussi un appareil auditif, mais cet organe se trouve réduit à un petit sac membraneux représentant le vestibule et recevant un nerf. Enfin, le système nerveux de ces animaux est plus compliqué que celui des autres mollusques, et les divers ganglions groupés autour de l’oesophage tendent davantage à se confondre en une seule masse. Le collier médullaire ainsi formé se compose d'une paire de ganglions céphaliques d’où naissent les nerfs optiques, etc. ; d'une paire de ganglions situés plus en avant, sous l’œsophage, et fournissant les nerfs des tentacules (fig. 475); enfin, d’une paire de ganglions thoraciques donnant naissance aux nerfs du manteau, et à deux cordons qui se portent en arrière, et forment de chaque côté de l’abdomen un ganglion d’où parlent des branches destinées au cœur, aux branchies, etc.

§ 606. Tous les céphalopodes sont marins. Ils sont très-voraces, et se F[0. 47e. — Ammonite, nourrissent principalement de crus-

lacés et de poissons, dont ils s’emparent a 1 aide de leurs bras souples et vigoureux, et dont ils dévorent facilement la chair au moyen de leurs mandibules acérées. Quelques-uns décès animaux

» ganglion sous-œsophagien ou \ entrai; — v, grand nerf des viscères, dont lune des branches présente un ganglion allongé (r) et pénètre dans la brnnchie ; — m9 nerfs qui naissent également des ganglions postœsophagiens et qui présentent sur leur trajet un gros ganglion étoilé (c) dont les branches se distribuent au manteau.

se logent dans des coquilles contournées sur elles-mêmes : l'argonaute et le nautile, par exemple ; mais quelques naturalistes pensent que le premier ne forme pas lui-même cette loge calcaire, et vit en parasite dans la coquille d’un autre mollusque.

Cette classe comprend les Poulpes (fig. 18d), les Argonautes (fig. d73), les Sèches, les Calmars (fig. Z|70), les Calmarels (fig. 13), les Nautiles (fig. Zi7/i), etc. On y range aussi les Ammonites (fig. A7G), coquilles qui ont de l’analogie avec celles des nautiles, et qui ne se trouvent qu’à l’état fossile.

§ 607. Les Gastéropodes sont des mollusques qui sont pourvus d’une tête, et qui se meuvent à l’aide d'un disque charnu ou pied placé sous le ventre (fig. Zi77), ou d’une nageoire formée par la même partie du corps (fig. Zj81). Cette classe, qui a pour type le Colimaçon, est extrêmement nombreuse, et se compose principalement d’animaux logés dans une coquille d’une seule pièce, le plus ordinairement en forme de cône et enroulée en spirale;

moins en arrière, sous forme d’un sac membraneux, et sécrète la coquille. Enfin, le ventre est couvert en dessous par la masse charnue du pied. Les viscères logés sur le dos occupent la partie supérieure du bouclier ou du cône formé par la coquille, et y restent toujours renfermés; mais la tête et le pied font saillie au dehors quand l’animal se déploie pour marcher, et rentrent dans le dernier tour de spire lorsqu’il se contracte: aussi la grosseur de cette dernière partie de la coquille cl la forme de son ouverture sont-elles en rapport avec la grosseur du pied, (.liez la plupart des mollusques gastéropodes aquatiques, dont la coquille est spirale, il existe un disque corné ou calcaire, nommé opercule (fig. £78, 0), qui est fixé à la partie postérieure du pied, et qui ferme l’entrée de la coquille lorsque l’animal s'y retire.

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