‹ ZoophytesChapitre 21 sur 29 · XXXII VOYAGE AUX INDES—ORIENTALES · texte numérisé non relu

XXXII VOYAGE AUX INDES—ORIENTALES

pèces nouvelles ou genres nouveaux. Les poissons et les insectes en composant le plus grand nombre, il ne nous a été possible de publier que la totalité de celles qui appartiennent aux autres classes.

« Ce qui ajoute au mérite decescollections, » dit Cuvier dans son rapport (1), « c’est que l’auteur a eu soin de recueillir exactement les nomenclatures locales, et beaucoup de notes sur les habitudes des animaux, sur les lheux qu’ils fréquentent , sur les substances dont ils se nourrissent, et sur lusage qu’en font les indigènes, soit dans les arts, soit pour leur nourriture. » Cette phrase est une preuve suflisante de ma persévérance à suivre le plan que je m'étais tracé, et doit convaincre le lecteur du zèle infatigable que j'ai apporté dans cet accomplissement d’une partie des devoirs que Je m'étais imposés. « Car, si l’on a égard, » dit plus haut le même rapporteur, « à la difficulté de faire des collections zoologiques dans un pays où l’on trouve si peu de ressources , et où les préjugés du peuple lempé-

(x) Rapport fait à l’Académie des Sciences, par le baron G. Cuvirn.— Annales maritimes et coloniales, décembre 1829.

PRÉFACE. XXXHIT

chent souvent de vouloir toucher les corps des animaux, elles méritent peut-être plus de reconnaissance de la part des naturalistes.»

Je m'étais également attaché à réunir tous les faits et les matériaux capables de jeter de nouvelles Jlumières sur l’histoire des races humaines, que ces longs voyages devaient me mettre à même d'observer : je savais en effet que plus d’une foisdes naturalistes avaient pris de simples variétés de races pour de véritables espèces d’hommes. Je pensai que l'étude de linfluence des zones climatériques sur les nuances de la coloration et de la physionomie humaine, lobservation des positions géographiques, et des rapports des peuples entre eux, pourraient m'aider eflicacement à rapporter ces variétés diverses à- une origine plus vraie et plus certaine. Je cherchai donc à recueillir toutes les notions historiques et géographiques indispensables au but que je me proposais. J’employai tous mes efforts à rassembler des crânes, à prendre des profils, et à faire exécuter une suite de dessins, aussi complets que possible, des espèces ou des races désignées par notre ami Bory,

Zoologie, L

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