‹ ZoophytesChapitre 3 sur 29 · VIII VOYAGE AUX INDES-ORIENTALES · texte numérisé non relu

VIII VOYAGE AUX INDES-ORIENTALES

riaux nombreux qui vous ont été signalés dans le rapport dont nous venons de parler, et de la place qu'ils sont destinés à occuper dans le vaste édifice de la zoologie. Cependant nous croyons devoir faire remarquer, à ce sujet, que cette branche de l'histoire naturelle s’est tellement enrichie des animaux des Indes, depuis plusieurs années, par les voyages de Duvaucel, de M. Diard , et de M. Raffles, par ceux de Leschenault, de Kuhl, de Van Hasselt, de Boié et de M. Rainwardt, qu'il y aurait une extrême in- Justice à apprécier les résultats d’un voyage nouveau dans ces contrées, moins par le nombre des objets recueillis que par leur nouveauté et leur importance. En effet, c'est à l’activité des voyageurs-naturalistes plus qu’à leur science, qu'il faut attribuer les richesses qu'ils recueillent; car c’est au hasard qu'ils doivent communément la découverte de ces espèces rares par leur organisation, qui conduisent à modifier les lois générales de la science : mais cette science soutient seule leur persévérance et leur courage, et c'est surtout au dévouement, que dans ce cas elle fait naître, que la reconnaissance est due; or les droits de M. Bélanger à ce sentiment, de la part des naturalistes, ne peuvent guère ètre surpassés par ceux d'aucun autre voyageur.

Dans une préface, M. Bélanger trace un tableau rapide des travaux des voyageurs qui l’ont précédé ; il témoigne sa gratitude aux savans qui l’ont secondé; présente le plan d'après lequel furent conçus et exécutés ses travaux zoologiques ; fait un récit des obstacles que ses recherches ont rencontrés en Perse, et expose enfin l'itinéraire de ses diverses explorations dans l'Inde.

Moins versé dans la zoologie que dans la botanique, de-

continent

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