RAPPORT VERBAL. IX
vant d’ailleurs se consacrer exclusivement à cette dernière branche de l’histoire naturelle, et à la partie historique de son voyage, M. Bélanger s’est associé, pour la description des animaux, à plusieurs hommes honorables qui, par leurs trayaux antérieurs, donnaient au public toutes les garanties de savoir et d’exactitude qu'on demande à l’histoire naturelle pour ajouter foi à ses découvertes.
C'est notre confrère, M. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, qui s’est chargé de faire connaître les mammifères. Mais il ne s’est pas borné à la description des espèces nouvelles dues aux recherches de M. Bélanger, il a pris occasion de ce travail pour enrichir la science de beaucoup de considérations et de faits nouveaux relatifs aux mammifères en général. Ainsi, dans une introduction, il commence par indiquer quelques unes de ses vues sur les questions les plus abstraites de la zoologie; sur le rapport des animaux anciens et des animaux nouveaux; d’où, se rapprochant de son sujet spécial , il est conduit à présenter quelques remarques générales de géographie zoologique qui reposent sur la comparaison des riches matériaux rapportés par M. Bélanger, soit entre eux, soit avec ceux de diverses contrées du globe que nous ont fait connaitre d’autres voyageurs. Vient ensuite un tableau général des singes, où se trouvent rappelés les caractères génériques et spécifiques de ces animaux, soit qu'ils vivent en Afrique, soit qu'ils ne se rencontrent qu’en Asie. Pour compléter ce tableau, M. I. Geoffroy-Saint-Hilaire décrit cinq nouvelles espèces de singes indiens : ce sont les semnopithèques à fourrure, à capuchon et aux mains jaunes, les macaques roux doré et ursin. Continuant à envisager son travail sous le même point de vue, notre confrère trace