IV. — MALADIES DES MOUTONS
Nous décrirons sommairement les principales maladies des (»\ i«lés, alin de pernietlie simplement ù réleveur (rappli<|uer tivec succès les Irailemenls préconisés par le vétéj'iuaire ou de parei- immédiatement aux éventualités.
Gale. — La gale humide des moutons est la plus commune des afTections parasitaires qui atteignent les ovidés;on la désigne parfois sous le nom de rogne.
Des pustules apparaissent sur les parties recouvertes de laine en débutant par le cou, le dos; un liquide séreux s^échappe et produit des croûtes épaisses et dures. L'animal en proie à de violentes démangeaisons se frotte aux corps environnants, la toison s'cfliloche et s'en va mèche par mèche iduénaux) (1). I>a contagion s'élahlit rapidement dans les hergeries ; les moutons dépéiissent, la laine piésente des iriégularités de diamètre qui la t'ont appeler laine à deux bouts; la mortalité des nioutons peut atteindre 10 à 50 p. 100.
Les remèdes préconisés consistent à enrichir la ration des moutons afin de fortifier l'organisme et à leur appliquer le bain Tesiier, composé, de :
Acide arsénieux 1 kilogr.
Protosulfate de fer 10 —
Peroxyde de fer 400 grammes.
Poudre de gentiane 200 —
Pour 100 litres à la temi)ér atuiT de iO^.
Ce bain aTinconvénient de jaunir et de rendre sèche la laine des moutons; on aura donc soin de tondre les animaux avant le bain. Une désinfection totale de la bergerie complétera ces mesures.
Piétin, — Le piélin est une maladie du pied du mouton, à marche lente ou à forme chron i([ue, <iu*il ne faut pas confondre
(1) GuKiNAux, Entoiiioloijie et paï asUoLoyic a/jricoU'S.