PATURAGE
maux en rendant la démarche pénible, on limitera rigoureusement le temps passé sur les chaumes et comme remède curatif et préventif on dissoudra dans les baquets d^abreuvage
25 grammes par tête et par jour de sulfate de soude, ou 4 à 5 grammes par lèto de bicaibunale de soude, ou enUn 2 à 3 grammes de nitiale de potasse.
Afin d'éviter les accidents occasionnés pai' Cœ^lre du mouton, petite mouche d'un gris jaunâtre qui va pondre ses œufs sur le nez du mouton, occasionnant ainsi Tenvahissement des narines, des cornets des cavités nasales par ses larves, on évitera de conduire les moutons de juin à septembre dans les pâturages bordés dé bois et de broussailles ; il sera bon également de détruire ces broussailles et d*enfumer les bergeries, blanchies ensuite à la chaux en Tabsence des animaux.
Transhumance. — On appelle ainsi l'émigration des troupeaux vers des régions fertiles lorscpie la sécheresse du climat entrave la végétation de Therbe des pâtures.
Dans le nord de rAfri(|ue, l'Asie-Mineure, l'Espagne, etc., les moutons ({uilteut les plaines brûlées par le soleil estival et partent vers la montagne.
Ce régime est imposé par les conditions mêmes du milieu, mais il a Tinconvénient d*entraver le perfectionnement des races parles fatigues qu'il impose aux individus et la nécessité de conserver le type des moutons bons marcheurs, à jambes élevées, à corps peu épais, caractères opposés à ceux du pdi tait animal de boucherie.
Les Mérinos espagnols (juiltent les plaines de I KsI l amadui e, de l'Andalousie et de la Nouvelle-('-astille dès «pie les clialeurs du printemps surviennent et gagnent les hauteurs de la Vieille-Castille, du Léon, etc. ; les Mérinos du midi de la France abandonnent les pâtures du littoral méditerranéen pour passer la saison d'été sur les Alpes. Les Mérinos italiens de la Fouille vont transhumer sur les Apennins, etc.
Parcage, — Le parcage est employé dans certaines régions pour fumer les sols légers ainsi plombés et affermis ; on évite ainsi l'emploi des litières et le transport des engrais (1).
{i) Pour plus de détails au point de vue agricole, consulter le volume d'Agricullure générale.
ÉLGVAGKS DES OVIDÉ&
Les iiiouluiis accepleiit volontiers le |)ai'caj;e durant les nuits d'été où ces animaux souffrent de la chaleur dans les bergeries closes; le parcage passe pour rendre la laine forte ei nerveuse, le piétîn est moins à craindre; cependant on reproche à cette pratique agricole de salir la laine, qui perd sa douceur et se présente mal; on ne Tappluiuc généralement pas aux rai es à laine fine, et les brebis porlièros qui apnèlent l'été ne peuvent suivre ce ré^Mine.Kn rè«rle uénéiale, le parcage doit être réservé aux terres sèches et saines.
Le parc est constitué par une enceinte inol>ile réalisée par des claies en clayunnage, en rouluns ou en lûmes soutenues par des crosses fixées en terre à l'aide de clievilles. Dans le midi de la France on utilise des iilets en corde maintenus par des pieux fichés en terre.
Le périmètre dessiné par les claies est oràinairement rectangulaire, les moutons s*y empar(|uent mieux et cette disposition convient mieux à la configuration des pièces de terre. Le bei f^er donne *' un coup de par*c », c'est-à-<lire change le parc de place à des heures sensiblement dillérentes selon les saisons : de mai à septeiiihi'e le pai'ca<:e de niiil est de douze heures partagées en deux passées, la [)i'emière durant quatre à cinq heures, la seconde six à sept heures; de septembre à octobre la durée est de treize heures et même quinze heures si la température le permet. Le troupeau entre au parc après le coucher du soleil et le berger change le parc vers une heure ou deux heures du malin.
Lés moutons quittent le parc vers sept heures du malin lorsfjue la rosée est enlièi'emenl dissipée. Lors(|u"il y a j)arcage dv. jour, le berger disposi; le nouveau parc avanl le départ el y conduit les anim iux vers <lix heures ou onze heures du matin jus([ue vers deux à trois heures de l'après-midi. Si le parcours est vaste, le lioupeau peut ne pas î onli'erau parc et se reposera l'ombre d'un bois. Lorsque les chaleurs sont excessives le parc du jour est supprimé el les ovidés rentrent dans les bergeries durant les heures chaudes de la journée.
Une cabane de berger, montée sur 2 ou 4 roues, accompagne ordinairement le parc.