CHS
m toisons {m kil. do laine en suint à lr^50 le kg.). . 750 fr. 33,3 jeunes brebis à 60 fr. Tune 1998 —
62 agneaux gris à 35 fr. l'un 2170 -
401S ff.
Le second modo [trocure un bénéfice annuel supérieur de 810^^50 au premier mode d'exploitation.
CUIEiNS DE BEiaGER.
Le berger répartit avec soin ses moulons sur la pàUii o on évitant les endroits nuisibles par leur excès d'humidilé ou la présence de plantes dangereuses. Choisissant les parties saines, il ménage Therbe, et laisse tondre d'abord de plus près les parties broutées avant de consommer l'herbe fraîche. Avec l'aide de son chien il a soin de tenir les animaux suflisamment écartés pour que chacun trouve sa pâture.
Au départ, le berger sait éviter les chemins poussiéreux qui salissent la laine et les sols marécageux qui déterminent la cachexie. Il s arrange de façon à laisser respirer ses mourons à l'ombre, sous un groupe d'arbre ou sous un abri pendant les heures les plus chaudes de la journée, de <lix à onze heures du matin et de trois à quatre heures. Il est aidé dans sa besogne par un ou deux chiens dont Téducalion est la plupart du temps son œuvre.
Cbiena de berger* — Les moutons ont en général Tintelligence peu développée et n*obéis8ent qu*à leurs instincts^ en particulier à la crainte. Diriger ainsi un Iroupeau nombreux et peureux sans Faide d'un chien serait chose difficile. Le berger trouve (lansces animaux une aide çllirace, Ifs cliirns de berger {»résenlaiit une intelligence des plus atlinées rpii leur permet non seulement d'obéir avec rapidité, mais de s'assimiler leur nouvelle l'onction au point de l'aire deuxmèmes la police du troupeau sans aucun commandement. Le chien de berger exécute rapidement les ordres du berger, il surveille les délinquants, avertit de la voix celui-ci, mord quelquefois celui-là, « il est ministre, préfet de police et garde diampétre » (E. Menault).
Il existe deux principales variétés françaises de chiens de berger : le chien de Brie à poil long et le chien de Beauce à poil ras.
Les caiactcres de chaque variété sont ainsi l'ésumés par Club du Chien de berger qui s'est donné la généi euse mission d'encourager Tamélioration, Télevage et le dressage de ces précieux auxiliaires.
Race de Beauce, Tète à poil ras ; corps plutôt gros, court, presque ras ; oreilles : droites si elles sont coupées, droites recourbées du haut si elles sont laissées naturelles ; ergoté
DiFFLOTH. — Zootechnie. III» *
double aux deux pattes de derrière ; queue entière formant le crochet à Texlrémité; (aille : 0",60 à 0»,70; chien solide, bien
chai|)(Mih'', h'wn musclé; coiilpiii^ : noir avec ou sans (aches l'eu ou l'auves à la hMo e( aux juillcs; Taux»', gris, <^ris avec larlios noires. Les rliiiMis marqués de l'eu aux qualre pâlies sont dénommés : Basrougeti (li;,^ II).
liacc (le livic, — Tèle garnie de poils formani mouslachcs et sourcils laissant l'œil à découvert ou le voilant très légèrement; poil du corps: long, laineux, non frisé; oreilles: droites si elles sont coupées, droites recourbées du haut si elles sont laissées naturelles ; ergoté double aux deux pattes de derrière; queue entière formant le crochet à Vextrémité; taille : 0™/j5 à 0™,0;; ; chien solide, bien charpenté; couleurs: prris noir ardoisé ou noir )>arsemés de quclcjnes poils blancs, l'auve, i^ris Icr, uris fau\e liiT. 12i.
llelali vemeiil à la couleur, la conujiission du (llul> a reconnu (|ue pour la garde des Iroupeaux, la couleur prélerée devait être la plus foncée, c'esL-à-dire la plus noire ; au créituscule, les chiens se distinguent ainsi beaucoup mieux des moulons.
Des concours sont organisés annuellement où les chiens de berger ont à guider un troupeau sans aboyer ni mordre sur un parcours parsemé intentionnellement d*obstacles les plus divers. Les concurrents font preuve d'une intelligence avertie qui paraîl évidemmeni bien supéricuie à rinslincl qu'on l'econiiaît géiiéraleincul à leurs couuc'in res.
Dans la i égion de la (Wu'onne on Ir'ouve une race de chiens de berger dite race languedocienne, vigoureuse, farouche, au poil rude, l'auve foncé, se rapprochant comme faciès général du grand chien de montar/ne à poil fauve et blanc qui, dans les Alpes ou les Pyi*énées, luttent contre les loups et les ours. Les bergers des Hautes-Py rénées sont accompagnés durant les transhumances par deux chiens, le pasteur qui guide le troupeau, et le labrit quî défend les moulons contre les fauves.
Ajouhuis enfin qu'on élève en lîelgique un lypc de chien de berger dil liacc très cslinié des ébîvcurs.
Marques. — Aliu d'aider à la recomiaissance iWs iVwvvs sujets d'un Iroupeau où l'indix idualilé esl parfois laiblement accusée, on utilise divers moyens. La plupart du temps on
numérote les mouiuns à Toieillo soit à laide de chiffres talouc^s, soit à l aide d'entailles et de trous. Les chiflTres sont tracés à Taide d'une pince spéciale et rendus visibles en frottant les piqûres produites avec du charbon pilé, de la poudre de chasse mouillée et du colcothar, et les trous et entailles s'exécutent à Taide d*un emporte-pièce ; enfin on a imaginé de petits boutons métalliques émaillés portant le numéro, fixés par une tijre à rorcillc des mouluiis; leui' seul inconvénient est d élie d un pi i.\ éle\é.
Les chiiri'es taloués sont parfois difficiles ;i imprimer et d(» plus leur visibilité est faible ; les entailles s'aperçoivent à distance sans qu'on ait besoin de saisir le sujet, elles se pratiquent simplement et sans danger.
Afin de pouvoir comprendre une numérotation étendue on peut établir divers dispositifs. Les entailles du bord supérieur de Toreille gauche, représentent par exemple les unités, ceUes du bord, inférieur, les dizaines, celle de la pointe vaut 5 unités ; à Toreille «Iroite les entailles du boi-d supérieur représeiilent les cen laines, celles du bord inférieur valent îiOO cbacune, celle di; la p«>inte manjuée 50, et un trou dans cette même oreille vaut iUOO. On peut ainsi arriver' à des chilfres très élevés et il est commode de réserver le numéro d'une même série aux animaux d'une même catégorie.
Les marques ou lettres peintes sur la toison ont Tinconvénient de nuire à la qualité de la laine et de nécessiter un nouveau marquage après chaque tonte. Pour préparer l'enduit nécessaire, on mélange; une certaine quantité de suif fondu à du goudron (I/o) et à du charbon de bois pulvérisé, les moutons sont maKiués à laide de cette préparation encoie chaude ; les enipieintes résistent aux intempéries et disparaissent par savonnatre.
Administration du troupeau, — Les marques sont surtout utiles pour 1 administration générale du troupeau et la trans* mission à distance des ordres à donner au berger.
Tous les sujets du troupeau doivent être immatriculés sur un registre général mentionnant les particularités qui peuvent faire préjuger de leur valeur comme reproducteur ou comme pi oducteur de viande, de laine, de lait.
Digiti/oû by Cjt.)0^lc
Grâce à cette simple . compiabililé el aux pesées n.ensuelles eirectuées, 1 éleveur pourra appliquer judicieusement la sélection à Tamélioration de son troupeau au point de vue de la laine, de la conformation, etc.
Les colonnes du registre du troupeau comprendront les divers rensei^^nemenis suivants :
Numéro matricule. — Sexe. — Date de la naissance. — Numér(>s du pèic el de la mère. — Poids iim usuels à liois, (|ua(re. ciiKj, six, sepl..., douze mois. — (.oiilni inalion cou, i-.«)itrine, gigots, membres, station . — Toison i étendue, longueur de mèche, diamètre du brin, force, qualité du suint). — précocité (date de la sortie des premièies incisives permanentes). — Date de la lutte. — ISuméro du bélier accouplé. — Sortie du troupeau. — Observations.
Les agneaux en général ne sont immatriculés qu'au moment de leur marque et sont inscrits au Livre des agneaux qui ])ortc les numéros de la mère, du père, les dates de la lutte, de la naissance, le sexe, etc.
Logement. Le ré«:iiïie exclusivement pastoial devient de plus en plus exceptionnel dans nos régnons ; il impolie donc de ménager aux ovidés un abri convenable dans les bergeries édifiées à cet elFet (1). Kn réalité le mouton, grâce à sa toison, supporte plus aisément le froid <}ue les fortes chaleurs, ou les pluies prolongées; cette considération doit dominer toute rhygiène générale des ovidés.
La bergerie sera donc suffisamment aérée, la température devant se maintenir autour de 12 à 15<> centigrades. L*éga1itéde température est la condition la plus importante à observer ; on sait en elFet, depuis les expérieiu'es de Pelleulvoiei' et Maercker, (jue dans tout logemcfit, si restreint soi(-il. la ijuantité d'oxygène est toujoui s sullisanle poui- les b('>oins respiratoires du sang par suite du renouvelicmcnlqui s'en opère sans cesse à travers les parois plus ou moins perméables.
La meilleure disposition pour les bergeries consiste à disposer une bergerie fermée communiquant à une bergerie ouverte,
(1) Voy. Danguy, Constructions rurales. Paris, 1903 {Encyclopédie agricole).