‹ Zootechnie; mouton, chèvre, porcChapitre 31 sur 168 · MALADIES DES MOUTONS · texte numérisé non relu

MALADIES DES MOUTONS

pratiquer la clavelisatîon dans un troupeau déjà inrerté pour

hâter révolution (clavelisaMon de nécessité) ou opérei* sur les sujets il un troupeau sain lueuacé d'une conlainiiiation plus ou nu)ins cei'laine (ciavj'lisation d(; prtM aulion).

I.a première opération ollVe des avanlujjfes innombrables ; i'aiïection est en «général moins grave elles moulons sont tous atteints dans k> même temps.

La seconde inoculation doit ôtre décidée après réflexion ; on peut constituer ainsi des foyers dinfection ou tout au moins retarder Taccroissement de sujets que )a maladie eût peutêtre é[)argnés. Il faut, pour i)rendre cette décision en France, que le dangrer de ('onla«j:iou soit reconnu inuuinent. Poui* l'AI- «^érie, où la clavclét» sévit en p»'i'manenc<' sous une i'orme peu grave, l'opération ne pîrsonle (|ue des aNantajj^es.

L'inoculation st; prati«jue à la fjueue ou do préleience à Texlrémilé de l'oreille el la piqûi'e sous-épidermi({ue est ordinairement préférée en France, l'infection localisée ne présente aucune gravité.

L'immunité ainsi conférée est complète, sa durée est insuffisamment déterminée et varie suivant les races et les individus, elle persiste tout au moins pendant plus d'une année.

Le Iroiipoau est conslilué on léaliU* par la ivnnion do plusieurs familles ovines, comprenaiil un certain nombre tic générations. Il faut étudier séparément les cas particuliers où rélevage s'oriente spécialement vers la production do béliers à vendre ou à louer pour la lutte (établissements de béliers ou troupeaux de souche).

Dans le cas le plus général, le troupeau comprend des mfties ou béliers j — des femelles en état de reproduire, brebis mères on brebis pnrlières. — Los jounos sujols nés dans Tannéo sont les atpiedux ou actuelles pai'uii Icstjiit'Is <»n «lisliiH|u»' les aqnenux de. lait (jui leUont oncoro et 1rs ii</nc(iiix gris ou (///isqui sont sevrés. Dans la deuxième annéo de bîur oxislonce les jeunes animaux sont appelés antcn iis ou miteimise suivant leur sexe; enfin les mâles émasculés portent le nom de moutons.

En vertu du principe d'exploitation des animaux en période de croissance, qui domine toute la zootechnie, un troupeau rationnellement exploité ne devrait comprendre quedes béliers,

des bi'obis môros n'ayant pas dépassé J'à^'o adullo, des antonais émasrulés ou non ilM'liors ou moulons.j, dos antenaises, des agnoaux ou dos ai^nollos.

Les brebis étant luUéos pour la première fois vei-s quinze mois (rares précoces) ou vin^i à vingt-quatre mois (races communes) et atteignant Tdge adulte à quatre ans, ne pourraient donc fournir que deux gestations, il s'établit ainsi un renouvellement régulier annuel des mères, toutes les brebis ayant déjà produit deux agneaux devant être vendues. On maintient ainsi l'effectif du troupeau et aux bénéfices que procure la tonte, la vente dos aunioaux, dos moulons, vient s'ajoutoi* le pi ix do vonlo dos bi'ol)is lét'oi'moi's, prôsontant non plus une valoui" diniinuéo ot uno toison dé[»ré('i(''o coiïime c'est le cas pour los vieilles brebis, mais une valeur élevée.

L'exploitation bien comprise des troupeaux d ovidés sup-

pose donc un renouvellement fréquent des individus (1), SurveillMce du troupeau. — L*administration du troupeau est exercée par le berger, et la réussite de Tenlreprise

dépend en grande partie de l'habileté, de l'adresse et de riioiiinHeté de ce modeste serviU'ur. i.a conduite d'un troupeau (?xigc des apliUides nalur«dlcs et suilout une attention particulière développée par la sollicitud»'dont IclxM'ger ent<)ure ses moutons. Il s'agit ici d'un goût t>u d'une passion pei'sonn'els où l'instruction a peu d'action. Les bons bergers appartiennent la plupart du temps à des familles de bergers où réducalion se poursuit de pére en fils dès le plus jeune âge. 11 est permis de regretter à notre époque la cQsparition de ces lignées de serviteurs dévoués et sûrs et de souhaiter aux tentatives faites par les Associations agricoles pour ramener les populations rurales vers ces situations modestes, un rapide succès.

En contact permanent avec ses moutons, le l)er^H'r ap[»rend à les connaître individuellement, il surveille leur cr«>issance, soigne les alfaibiis, et veille attentivement aux accouplements et aux agnelages.

(1) Pour mieux fai ro comprendre l'intérôtdc ces praliijuos, Sanson cite l'exemple suivant. Si l'on considère; un lioupeau df lUO htfltis renouvelé en huit ans il Une i>arl, en trois ans de l'autre, le noiidire des toisons restera le ni»}nie, le nombre des agneaux vendus dans le deuxième cas sera plus faible piiisqull faudra garder un plus grand nombre d*agnelles pour le renouvellement des mères. Les comptes s'établissent ainsi :

1" cas.

100 luisons (450 kil. laine en suint à l'^ôO le kg.). ... 675 fr.

12,5 brebis à 45 fr. Tune 562f'.50

Si agneaux griâ à 3â fr. l'un 2870 fr.

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