‹ Zootechnie; mouton, chèvre, porcChapitre 41 sur 168 · GO.S · texte numérisé non relu

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Très riche en matière grasse, en caséine, le lait de brebis

PRODUCTION DU LAIT

caille facilement et fournit un caséum volumineux, peu rétrac.

tile, emprisonnant une grande quantité de matière giassf, cette particularité indiquaiit 1 avantage de son emploi dans la tabrication (tes fromages.

Le i'é«;iine du pâturage sur les landes et parcours tleuris de ])ruyères, de petites graminées, convient mieux à la ])rel)is laitière que la dépaissance des prairies humides ou méfue fraîches. Dans le Limousin on se garde de conduire les brebis nourrices à la prairie où, à cause de leur fragilité, elles contracteraient rapidement la cachexie; on les mène de préférence sur le sommet des monts couverts d*ajoncs. Les éleveurs des environs d'Albi contrarient les effets pernicieux des pâtui'es humides par des distributions de feuilles et brindilles <ie chêne ; dans d'autres régions on distribue des branches de saule, d'orme ( lU'i ry).

L alimeiitaMon des l)i«'l)is laitières poui'ra compi'endre les grains, surtout l'avoine, l'orge; les carottes rouges, Jjetteraves, topinambours^ les fourrages verts (première coupe, regain), les fourrages secs. La feuille de lierre et le marron dinde consommés en petite quantité sont des aliments toniques appréciés (C. Pagès) ; enfin, comme pour toutes les femelles laitières, le régime du pâturage sain doit être préféré, surtout si on Tassocie à une distribution de bons regains et de grain^ (avoine ou orge).

La brebis bonne laitière présente les si^rnes d'un fthninisme accentué : la tète sera fine, allouL^ée, sans cornes el sans laine, le regard doux, le cou mince avec des épaules peu musclées. L'arrière-train présentera un fort développement avec des reins lai ges, des hanches écartées, le flanc et le ventre amples.

La toison des bonnes laitières est en général peu fournie et la laine s'arrache aisément ; labondance et la solidité de la laine sont en effet le privilège du caractère « masculin ».

D'après Tayon, il existerait une corrélation inverse entre fa production de la laine et celle du lait, les types laitiers seraient pi t'xiue entièrement délainés, enfin on pourrait constater sur les mamelles et It - parties voisines des épis ( omparables à ceux «jui ont été signalés par C'fuéneau sur les vaches lailières. Ces observations d une généralisation difficile ne semblent

PRODUCTION DU LAIT

avoir aucune portée pratique. Les mamelles semnt volumînineuses, non charnues, à ju au fine et souple, avec des veines mammaires, apparentes et sinueuses. Les trayons, au noinbi e (le deux, spinnt distants, la présence «le trayons supplémentaires est l'indice d'une sécrétion lactée abondante. On doit constater la présence d'un écusson couvert de poils fins et lisses, tandis que celte région présente parfois chez les races non laitières un bouquet de laine entre la vulve et la mamelle.

Dans le Midi, on considère comme des signes favorables la coloration jaune des paupières et du bout du nez, ainsi que la longueur des oreilles.

L\. — EXTtRIEUR

L*étude de Textérieur chez les variétés ovines ne présente aucun intérêt spécial. Les quelques notions développées

ii auiont d'autre but que de délinir les types parfaits de couforinalion el de ianiiliarisor le lerteur avec . les tenues liiuployés dans la description des l aces.

Tête,

LatèltMlos moutons présente diverses régions sui'noininées : nuque, front, chanfrein, bout de nez, bouche, menton, ganache, auge, (PiU oreillei, etc.

Une tète longue et plate sur ses cotés appartient en général aux animaux au thorax peu développé, aux membres élevés ; les éleveurs recherchent les sujets à téte conique relativement courte, large à hauteur du front.

11 est des cas où la convexité du nez est un caractère de race; <lans d'aut res cas ce n'est qu'un caractère sexuel, le bélier ayant en général le nez ydus l)usqué que la l)i el)is. Le chanfrein est droit ( l)ishley, Lincoln) ou hustjué (Béarnais, Méi inos...^

La race mérinos présente sur la |>eau du nez des plissements caractéristiques.

La laine peut manquer totalement siu- la face (Dishley), couvrir simplement le front (Gotswold) ou descendre plus ou moins bas jusqu'au bout du nez (Mérinos).

La nuque marque la réunion de la téte et du cou, le bélier . présente en cette région une protubérance ûbro-carlilagineuse qui se développe avec l'âge. On considère parfois le volume de cette protubérance comme l'indice de vigueur du màle. Cakewell recherchait chez les béliei's « le cou <le cygne de sorte (|uc Lanimal laisse loml)rr ses larmes sui' sa j>oiti'ine >».

Le front est nu ou cou^ ert de laine (fig. L*> «-t 10 :; parfois on constate en cette région un toupet ; les bergers ayant soin

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