VARIÉTÉS ÉTRANGÈRES
semenl ]»ius uistMiuc lr> ovidrs de lîi('ihoui«; i Wih kins . Dans les régions de nionla^nie où la j)i()du( tion du lail joue un lùie secondai i-(>, les variétés ù lèle noire de TÉcosse pourraient donner tl excellenis résuUats.
La Silésie, la Bohème s'orienlent vers la production du mouton à viande; la fertilité du sol, les progrès de Tagriculture^ permettent ce développement que des circonstances climatériques contrarient cependant sur un certain nombre de points.
Des moutons Soullulown ont été importés dans ces réj^nons, niais au bout d'un certain nombre de jrénérations, sous Tinlluence du milieu les caïuctèies (Npicjues de la lace s'atténuent, la laine se modifie et se rappioche de celle des Mérinos, des plis de la peau apparaissent qui rapprochent ces ovidés du faciès des Negretti, la précocité diminue; ces faits s^observent également sur les Oxfordshii'edown, Hampshire* down, les Gotswold introduits en Moravie» ainsi que sur leà métis obtenus avec les variétés indigènes ; i*élevage des vaiiétés anglaises perfectionnées nécessite, donc des importations constantes et répétées de reproducteurs purs ; économiquement ces tentatives ne sont pas à préconiser.
Les éleveurs auiaient avantaji^e à tenlei* Texploitation des .Méiinos précoces, des Mérinos nanibouillef ou des Disliley- •Mérinos en décidant selon les ciironstances économiques, de la préférence à donner ù la production de la laine ou de la viande.
La Gali<;ie, la Bukovine né. se prêtent pas par leur climat et leurs situations agricoles à Télevage des races de boucherie, il n*y a de choix possible qu'entre les Mérinos et les variétés indigènes.
Russie, — Left Mérinos se sont étendus progiessivement en Kussie où ils constituent, avec les variétés du type syrien, les principales populatiims ovines.
Les Mérinos comptent enviion ['■) millions <le leles dans la ré^^ion caucasique, les \allées <lu Don, de la \ istulc ; les Negretti, les Negretti-Llectoraux sont remplacés par les Rambouillet.
Depuis quelques années on a essayé, dans Touest de la
MOUTONS. — RAGB MÉRINOS
Sibérie, d'étendre l'élevage des moutons Mérinos, ('es essais, réussis d'une manière surprenante, ont rassuré les éleveurs sur les appréhensions que la rigueur du climat leur avait inspirées.
Dans les gouvernements d'Âkmolinsk et de Semipalatinsk, le nombre de moutons, d*une laîne très fine, est déjà d'environ
20000; l'on omit que celte branche de Télevage prendra bientôt dans \v stoppe de Kirgis un essor important, (/exportation de laine par le chemin de 1er sihéi'ien s'est élevée de 24000 quintaux en 1901 à 33 308 quintaux en t902.
Colonie du Cap. — En 1891, la colonie du Cap possédait iSoOOOOO moutons à laine et 3 000000 de moutons plus spécialement destinés à la production de la viande, soit en tout 16 500000 ovîdés, soit 11 têtes par habitant. Par suite de l'absence d'industrie textile en la région, ces laines étaient presque totalement livrées & Fexportation. Pendant la campagne 1892-1893, les exportations s'élevèrent à 1 942353 kilo- ^1 animes de laines lavées h dos; 300 713 kilogrammes de laines lavées à fond, et 26 330:;ii() kilogrammes de laines en en suint, re[)résen(ant en totalité '>21'>7 2;>0 francs.
Le courant de ce mouvement commercial, uniquement dirigé autrefois vers TAnglelerre, se porte sensiblement vers Hambourg.
Pour utiliser les ressources différentes offertes par les divers sols du Gap, les ovidés de l'Afrique du Sud présentent des types variables selon les localités. Cependant on peut séparer nettement les groupes suivants :
l» Sturgeons (l)ou Mérinos du Cap.
2" Kaces d'Australie.
3 " llace de Tasinanie et Mérinos ih- Uaniliouillef .
Dans les concours on simplifie même pai lois cette classilication en distinguant seulement les variétés à laine line (line woolied sheep) et les variétés à laines plus grossières ou moins fines (robust wooUed sheep).
La vogue des Sturgeons a cessé complètement depuis
(1) Ce nom est celui du propriétaire du troupeau d'où étaient issus les moutons.
VARIÉTÉS ÉTHAiNGÊHËS. 239
une dizaiiK' d années; ce sont ces ovidés en [)ai(iculiei' (|ui descendaient du troupeau de Mérinos olTeit par I(î roi d Kspagne à (icorges 111; les béliers d'Australie remplacèrent les Sturgeons et les sujets provenant de Tasmanie (Tasmania Sheep) atteignirent les prix les plus élevés; le poids considérable de leur toison relativement à leur petite taille, leur endurance à la marche, leur résistance aux sécheresses expliquent cette vogue. Les Rambouillet, très appréciés autrefois, semblent avoir perdu de leur faveur parce <[ue les éleveurs européens ont envoyé des béliers d'une taille élevée, d*un trop fort volume et d'une linesse de laine peu accusée.
Les Mérinos américains de Vermont ont eu leur instant de sucers. mais l'éleveur du (lap s'aper(;u( vile (jue la variété résistait mal aux chani^ements de tem[)éra(un' et (|ue le suint ({ui donnait à cette laine sa douceur particulière s évapoi'ait à la chaleur; les plis de la peau qui constituent un caractère de race servent de réceptacle à la gale qui sévit en permanence parmi les ovins du Cap.
Les fermes du Gap comprenaient jusqu*à 5000, 10000 et même 15000 hectares, les troupeaux comptaient de 3000 à 5000 moutons en moyenne, des propriétaires possédaient jusqu'à 12000 ovins.
Sel<>n la qualité des pàfuî'es on entretient une tète ou deux tèlespar hectare; les fermes de moindre \ alenr, connues sous le nom de « Karroofarm », élèv«'nt un mouton sur 5 hectares. Les bâtiments de ferme sont d'une extrême simplicité, une maison/lhabitation, une écurie, un hangar ; à proximité s'élève le kraal, c'est-à-dire Tenceinte close de petits murs de pierres, d'arbres, etc., qui sert d'abri au bétail durant la nuit. La tonte s'opère à la main, et les indigènes exécutent souvent grossièrement cette besogne ; certains Gafres travaillant des deux mains à la fois dépouillent 80 et même 100 moutons par jour. Le poids des toisons à la tonte varie de i^^.i^ à 4'*8:,:;o, le poids moyen est d environ 2*^6^20. Poui' emayer les lavai^es de la i:ale «m est parfois obligé de tondre plusieurs fois dans une saison, et les dé^ràts occasioiuiés par cette alTeclion sont tels que les fermiers reconnaissent la nécessité des mesures législatives destinées à combattre sa propagation.
République Argentine. — Los Mérinos intraduils en République Ai*geniine avaient vu leur élevage se développer avec une grande rapidité» et cette variété était il y a quelques années encore la race dominante. Devant la baisse des laines, les éleveurs argentins se préoccupent à développer parallèlement la production de la viande et introduisent des types t'I rangers.
Depuis lHS2-liSH:j, les éleveurs arj^entins imjxji lenl des IJucoin à loiîirut' laine, ainsi qu«' îles Ronincy Mai scli, «les i.eicesler, Sluupshire, (lolswold, Devon. Le type de laine longue qui prédoinîne chez ees moulons obligera probablement les éleveurs à croiser les Shropsliire et le Devon à l'exemple des fermiers de TAustralie et de la Nouvelle-Zéiande. Le Lincoln semble jouir dune grande favéïiî";^' VrExposition de Pàlermo de 1902, on relevait les chiffres suivants : sur 1 650 ovins présentés, il y avait 945 Lincoln, 325 Black-faced (Oxfordshire, Shrospshîre, Hampshiredown) et 380 Mérinos ; mais, rabaissement do la \aleur des laines longues et grossiiTcs du lyjte Lincoln, la rareté des laines lines et le pr ix ((u'elles alleigntMil délerminent actuellement les éleveurs à spécialiser étroitement la production aux ressources du milieu; c'est ainsi que le croisement avec le Lincoln ou le Kent csl employé pour les districts riches et humides du sud; dans les régions du sud-ouest à herbes fines et rares, à atmosphère sèche, les croisements des Mérinos avec les types Black-faced, le Shropshire notamment, donnent d'excellents résultats; les Mérinos précoces français et nos Dishley-Mérinos poumient être également d'une exploitation avantageuse.
Les lUimbouillet smiL toujours très estimés et dans les ventes publiques (pii suivent les Expositions, ces béliers atteignent le prix luoNcn de .*?('. I dollais contre 22V dollars accordés aux Linc(dn, cer tains ly[>es Kanihouillct >r vendent 1 000 dollars.
Les Black-faced sont estimés entre 220 et 000 dollai's prix moyen.
Australie, — L élevage du Mérinos facilité par la richesse exceptionnelle des herbages, Tétendue des teri*ains vierges, riiabile direction donnée à cette production et le généreux appui du gouvernement, a pris un essor considérable.
VARIÉTÉS ÉTHANGËKE6
On rencontre en Australie un grand nombre de Mérinos
appartenant à la variété américaine des Méi'inos de Vermont et à ses croisements, mais les éleveuis (jui s'attachent particulièrement à la production de la laine line prélïient les Mérinos de Rambouillet ou les \egretti d'AUema^nic.
Les Mérinos du Vermont, remai^quabies par l'épaisseur de leur toison très chargée de suint, présentent une constitution robuste et une rusticité appréciable ; ces conditions ont beaucoup aidé la propagation du type dans les régions desséchées de TAustralie centrale et la partie sud du Queensland.
L'extension de Félevage en Australie et en NouvellerZélande peut se figurer par la progression suivante tout à fait caractéristique :
B4Bufs. Moutons.
1792 23 HKi
1810 M. 276 :i:i.8tS
1821 102 U30 iM)0j:i8
18al 1.921 9C3 17.326.963
L'élevage du .Méi inos constitue une des richesses agricoles de cette colonie anglaise.
Dishley-Mériaos.
Pour lutter contre la concurrence étrangère les agriculteui s s' efTorcèrentde transformer, vers 1840, le Mérinosen un animai à toison moins fîne, de plus facile engraissement. Yvarl pensa que le croisement des deux races Dishley et Mérinos pourrait résoudre ce problème; les béliers Dishley qui servirent de point de départ furent empruntés au troupeau d' Al fort, les brebis à Télevage de la bei^erie de Rambouillet. Les métis Dishley- Mérinos prirent un emboni>oint nettement supérieur à celui que demandaient les bouchers et que reclici ( liaient les cou.sommaleurs tVançais. La toison était l'oi t almudanle,
DiFFLOTU. — Zootechnie, III» — 14
mais la laioe était dure et sèche, de plus elle s'altérait assez rapidement sur les vieilles bétes pour ne convenir en aucune façon aux fabricants qui emploient des laines de nos métis Mérinos. Ces défauts de la toison engagèrent à la modifier par remploi du sang de Mérinos-Mauchamp dont la laine a, par sa grande douceur, de l'analogie avec le duvet du Cachemiro. Seulement comme la toison du Mauchamp est lâche et <)u\erl<' et ([u'il inij)orlail de ne pas l'onimuniquer ce (léfaut à la nr»u\ elle race, laprélérence fuf donnéeà un bélier Maiu liainp- Kanihouillet qui avait une laine douce cL de plus une toison tassée.
Accouplé avec des brebis de Dishley- Mérinos de demi-sang, c(> bélier donna des métis possédant 1/4 seulement de sang dishley et 3/4 de sang mérinos de Rambouillet et de Mauchamp ; de sorte qu'on peut les désigner sous le nom de Dishley- Mérinos-Mauchamp pour rappeler leur origine (Yvart) (1).
Le troupeau delà variété ovine ainsi constitué fut transféré d*Alfort à la bergerie de Montcavr el (Pas-de-Calais) et plus lard au llaut-Tin|Lrr\ . En 1870, ce dernier établissement ayant élé supprimé par mesure budgétaire, \v lioupeau amené à l'école de Gi ignou a élé depuis lors exploité d après les principes les plus rationnels.
Chaque année TÉcolc de Grignon met en vente ses plus beaux reproducteurs et les prix réalisés montrent bien la supériorité de cette exploitation (2).
Les béliers Dishley-Mérinos rappellent par leur conformation générale les Dishley purs. Cependant les caractères spécifiques se rattachent tantôt à Tune des souches, tantôt à Tautre, c'est ainsi que la laine couvre parfois le front et les joues et s'arrèl»' d'auli'es fois à la nucpie ; la linesse des brins est également variable suivant les iiulividus.
Les poids vifs sont élevés et la précocité est maniteste ; la
(I) Voy, F^ÉouzoN, Af/ronomes et éleveurs, (^) Les prix uni atteiat les cliili'res suivants :
fr. fr. fr. fr. fr.
Prix moyen 690 6â9 709 G35 618
— maximum 1.167 1.260 1.417 2.048 1.518
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VARIÉTÉS ÉTRAiNGÉRES.
toison a toujours une valeur inférieure à celle du Mérinos pur de poids équivalent I>7 et 58).
Par suite du jeu de la loi de révei*sion, les Dishley-Mérinos font parfois retour plus ou moins complètement à Tune ou l'autre des souches mères; on a souvent reproché à cette variété le manque de fixité absolue dans ses caractères. Kn
Fif,'. 57. — Délier Dishley-Mérinos.
principe le Dishley-Mérinos reproduit les particularités des variétés dont il dérive en se rapprochant évidemment du type dont le sang prédomine dans le produit : suivant qu'on s'attache à la finesse de la laine ou à la perfection des formes, le croisement doit se modifier, le demi-san^^ laisse à désirer pour sa toison (Lefour) ; comme homogénéité et linesse on préfère 4 4 de sang dishley loi'sque Ton veut unir des formes étoffées à une finesse intermédiaire de la laine. Avec 1/8 ou 1/lf) de sang seulement, si on opère sur des Mérinos
(le h(niiic coiilornuilioiî, on réalist* ilt'jà rainpiriir de poitiiiif, la largeur de reins et iiin^ toison qui se rapproche beaucoup de celle du Mci iiios. l^n des éleveurs les plus estimés de cette varîété ovine, M. Piuchet de Trappes, se contentait d'une quantité assez faible de sang anglais; un autre éleveur, M, Pilât de Brebières, était arrivé par cette voie à réaliser à nouveau de lui-même le ty|)e Dishley pur.
Des représentants delà variété Dishley-Mérinos —11 béliers et 90 brebis — oui élé choisis pour être envoyés au Transvaal remon(ei' r«''l«'v;iL:e hoer, (h'prinu' à hi suite de hi «ruerre.
On renconh'c <h's troupeaux de Dishiey-Mérinos dans les r«''«;ions à culture intensive du nord, du centre, de Test de la Trance el h's environs de Paris (1).
Les Dishiey-Mérinos ont été croisés dans la |)laine du Neubourg (Eure) avec la vieille race cauchoise qui occupait autrefois ce pays ; les métis obtenus présentent parfois une conformation peu régulière, la précocité est faible mais la rusticité nettement déterminée. Le régime est en effet pénible et rigoureux, les moutons couchent au parc toute Tannée et vivent sur les terres en jachère, les terrains incultes, les lisières des })ois ; leur inrilhun e ('poque est celle du j^lanaj^e où ils tr'ouveut les ('[)is laissés, el ruutornne, saison pendant latjuelle ils paissent dans les prairies artiticielles à défriclnu*.
Les agneaux naissent en mai ; alin de proliter de ces conditions favorables la tonte a lieu lin niai, les moutons et les brebis d'Âge sont ven<lus à la lin du glanage.
Les troupeaux de la plaine de Neubourg sont d'environ 250 létes et le capital engagé peut s'évaluer ainsi :
i':»<i iiKdiiuiis .1 :)() francs 7.500 francs.
Cabane du bciger lUU —
SO claies de parc ... 100 —
Piquets et nasses 30 —
2 chiens 100 —
Total 7.830 francs.
(i) La zone à culture intensive des environs de Paris élève avec succès les Dishiey-Mérinos et les troupeaux de M; Plucbet de Trappes, Pilât de Brebières, Bataille à la ferme de Bonfruit, près de Monnant (Seine-et-Marne)» «te... sont justement célèbres.
MOUTONS. — HAGE MÉRINOS.
Le berger est payé de 650 à 700 francs.
On obtient comme revenu :
600 kg. de laine (2 kg. à 2i«,5 p&r téte) & 1 fr. 20, 700 fr. environ, soit 60 moutons à 40 fr i ioo ^