INTRODUCTION
ment, puisque nous ne devons pas seulement faire des praticiens, mais former aussi des intelligences élevées, capables de faire avancer la science au laboratoire et sur le domaine.
Je conseille donc la lecture de ces petits volumes à nos anciens élèves, qui y retrouveront la trace de leur première éducation agricole.
Je la conseille aussi à leursjeunes camarades actuels, qui trouveront là, condensées en un court espace, bien des notions qui pourront leur servir dans leurs études.
J*imagine que les élèves de nos Ëcoles nationales d*agriculture pourront y trouver quelque profit, et que ceux des Ëcoles pratiques devront aussi les consulter
utilement.
Ënfin, c'est au grand public agricole, aux cultivateurs que je les offre avec confiance. Ils nous diront, après les avoir parcourus, si, comme on Fa quelquefois prétendu, renseignement supérieur agronomique est
exclusif de tout esprit pratique. Cette criliiiue, usée, disparaîtra définitivement, je Tespère. Elle n a d'ailleurs jamais été accueillie par nos rivaux d'Allemagne et d'Angleterre, qui ont si magnifiquement développé chez eux renseignement supérieur de Tagriculture.
Successivement, nous mettons sons les yeu\ du lecteur des volumes qui traitent du sol et des façons qu'il doit subir, de sa nature chimique, de la manière de la corriger ou de la compléter, des plantes comestibles ou industrielles qu'on peut lui faire produire, des animaux qu'il peut nourrir, de ceux i\\n lui nuisent.
Nous étudions les manipulations et les transformations que subissent, par notre industrie, les produits de la terre : la vinification, la distillerie, la panifica-
via
iiNÏRODUCTlON.
tion, la fabrication des sucres, des beurres, des Arc-
mages.
Nous terminons eu nous occupant des lois sociales qui régissent la possession et Texploitation de la propriété rurale.
Nous avons le ferme espoir que les agriculteurs l'eronl un bon accueil à l'œuvre que nous leur oil'rons.
D*" Paul Regnaud,
Membre de la Société natioDale d'Agriculture de France,
Directeur de l'Institut national agronomique.
L — 6ÉNÉRAUTÉS.
Le genre Ovis comprend deux groupes d'espèces domestiquées donnant lieu à une exploitation zootechnique intéressante : les ovidés ariétins ou moutons, les ovidés caprins ou chèvres.
Nous étudierons successivement chacune de ces pupulations animales.
Le nombic (k?s nicmloiis est on (limiiinUon sensible sur notre tcniloiie, depuis isio t'nviiun. l/eireclil' ovin s'élevait à cette époque à 33 000000 dv lètes, pour atteinthe 24000000 en 1882 et descendre à 21000000 en 1892 ; actuellement nos troupeaux dénombrent environ 20000000 moutons.
Cette dépression de Télevage ovin» causée par la concurrence des laines étrangères, la réduction de l'étendue des jachères, remploi généralisé du coton dans la fabrication des étoffes, est d*ailleiirs un fait d'ordre gënéral parmi les nations européennes, et la diminution des populations ovines de 1870 à 1902 peut se représenter, pour chaque nation, par leschiirres suivants : • '
DiPPLOTH. — Zootechnie, III* 1