‹ Zootechnie; mouton, chèvre, porcChapitre 97 sur 168 · RACE D'AFRIQUE · texte numérisé non relu

RACE D'AFRIQUE

Uvis C, africanuk

Cstraotéres gooteobniques. — La dolichocéphalie est moyenne, le fix>nt étroit incurvé dans les deux sens avec des arcades orbitaires peu saillantes ; le front est toujourâ dépourvu de chevilles osseuses.

Los sus-naseaux coui'ls, fortcniont busqués, sotiL unis en ogive sans (l(''[)i'essi(ui à la i acint' du nez. La face est courte, traucliaule, ti iaugulaire, à liase éti'oile.

La taille est petite (U",60 à 0'°,65), le squelelte très lin, les masses musculaires peu développées. La léte relativement légère est munie d oreilles larges, longues, pendantes le lon^ des joues, le col est mince, long et présente une dépression à son union avec le garrot. Le corps est peu épais, les membres allongés et fins.

La livrée est constituée par des poils courts de nuance rousse [)lus ou moins loncée.

Les maMH'lles sont gloluileuses à uiainclous r(Mirts.

Un voit (jue ces cai-aclèi'es raiq;elleut ncdenieul ceux de la race ovine du Soudan; en réalité, ces deux groupes sont extrêmement voisins et constituent la Iransilion entre les moutons et les chèvres.

La chèvre africaine se dislingue difficilement du mouton du Soudan, le seul caractère différentiel étant la queue plus courte et toujours relevée chez la chèvre.

Aire géographique, — Originaire dé la Nubie, la race s'est étendu»' à I Kgyjde, rAhyssinie, le Soul algérien, les Ktals lîarbai ('si|u<'<, les |»a\-< Danubiens, cl l'il»' de .Malle. On rencontre (luehjncs troupeaux decbè\ i'es luibienne^ <'n Roumanie OÙ on les dit importées par des Grecs ; ces aninuxux, appelés AnatolienneSf sont parfois croisés avec la chèvre de Roumanie, de race européenne.

Les variétés du Souf, de Malte et d'Ânalolie olfrent seules un intérêt zootechnique.

318 CHÈVRES. — RACE D'aFRIQUE.

Variété du Souf ou de Touggourth. — Aux alentours <le

Fig. 00. — Chèvre du Soudan.

Tou«r«;ourlli,les chèvres sont très nombreuses et présentent un coi'ps mince soutenu par des membres fins , lig. CO). Le pelage

VARIÉTÉ D^âNATOLIE.

est mélangé d'un duvehl autant plus abondant qu'on s'avance Ters le Sud. On obtient (h* 2 à 3 litres de lait pai- joui-.

Variété Nubienne. — La cbt'vie (h; Nubie est (b» taille réduite, b» chanfrein busqué se relève au-dessus du front et s'infléchit vers le museau en laissant apparaître les dents de la mâchoire inférieure dépassant toujours la mâchoire supérieure.

Ce caractère particulier joint à l'apparence des oreilles plates, longues, larges et pendantes communique à ces animaux un faciès spécial.

La femelle ne présente pas de cornes, celles du mâle sont courtes, couchées en aiTière et légèrement tournées de dedans •en (lehoi's.

La mamelle est divisée nettement en deux lobes distincts ; les trayons, au lieu d'être à Textrémilé inférieure, sont légèrement déplacés latéralement de chaque côté.

Le pelage, à poils longs et fins, est de nuance noire ou brune. La conformation manque souvent d*élégance, mais cette variété est célèbre par sa fécondité ; on obtient souvent deux portées par an de deux ou trois chevreaux chacune.

Laptitu(b> laitièi'e est très dès cloppro, on ])eut r«''coller 4 litrrs de lail i»ar jour et parfois un nonil)! »' «'iiCDre jdus considèial)lt*, la teneui' du lait en iH'uiie est liés élesèe. La Nubienne olFre le caractère de ne présenter aucune odeur hircine particulière.

Le tempérament de ces chèvres est calme et tranquille, c'est une variété peu vagabonde et facile à nourrir; Téchec, difficile à éviter dans les essais dimportation, consiste dans rinfluence pernicieuse du froid sur des animaux accoutumés aux températures élevées. 11 faut maintenir les Nubiennes à l'étable et ne les envoyer en pâture que d'avril à octobre, en les soutenant par un réî-irne tonique.

Variété d'Anatolie. — La vai iété d'Analulie possède des oreilles lai'ges et tombantes, les cornes sont généralement absentes ou sont de petites dimensions et contournent roreille en arrière et en bas. Le menton n'a pas de barbe. La mamelle est peu pendante, arrondie, à tétines plus petites. Le pelage est ras, de nuance rousse, pie-rousse, noir-pie, noir ou

320 cuè;vuës. — race; d afrique.

blanc. En Roumanie et en Bulgarie on exploite un certain

nombre de ces animaux. On compte en Rulf^arie 1,453,462 tètes, soit 460 chèvres par 1 000 habitants; la toison est le plus souvent rousse.

Les métis obtenus en croisant les chèvres d'Anatolie avec les chèvres d'Europe ne présentent pas de barbe au menton.

Variété Maltaise. — La variété Maltaise descend incontestablement de la Nubienne ; il arrive de retrouver parmi les produits issus de Maltaises des sujets présentant par atavisme quelques-uns des signes caractéristi<|ues de la Nubienne; la dentition proéminente par exemple, la forme des membres, la dis[Hisition de Toreilh^ ces caractères s'atténuent ou disparaissent d'ailleurs (jueUjiies seiiiaiins après la naissance. Issue de cette souche, la vai iélé s est adaptée au sol pai liculier de l ile, au climat, et sous rinlluence d'une séh^ction habilement diri^rée a pu constituer un type détini; pour prouver Texactitude de ces assertions on pourra examiner la variété Maltaise de TAlgérie dont le type est également pur et qui diffère de la chèvre exploitée à Tile de Malte.

La Maltaise bien caractérisée a la physionomie douce de la brebis, le plus souvent son crâne, sa tête en présente également la conformation; le chanfrein est busqué ou renflé, l ureille [dutOt basse, d'un tissu lin et veiné, retroussée à son extrémité.

Le cou est léger, long, un peu dans le piolongement de la ligne du dos, la cuisse est large, bien tombante, les aplombs réguliers, les membres lins et droits, le dos long et bien horizontal.

L'allure est vive, dégagée, légère et franche, avec cette grâce particulière qu'on remarque dans le pas des chevaux anglais (P. de Lapeyrière). Le pis n'a pas de forme spéciale, mais il

est » Il uénéi al ample, bien fait et peu charnu.

La taille varie de 0",0O à ()'«,70.

La robe est ^MMiéralenieiit l)i;iiirli(î ou alezan, ou ces deux cuuleui's mélangées, l'alezan dominant sur l avant-main, et le blanc sur l'arrière. Celle particularité de robe est si répandue qu'elle peut être considérée comme un caractère de race. Un trouve en moyenne 75 sujets sur 100 qui portent

MALTAISES D'ALGÉUIE.

cette livrée, partie antérieure de la face blanche, tiHe et cou jusqu'aux opaules alezan doiv, loul le reste du corps blanc. Le jM)il, lin et soyeux, est long ou demi-long, .mais toujours plus long à l'arrièie (|n"à l'avant.

L'élevage de ces chèvres réussit à peu pi'ès partout ; elles sont assez rustique^, résistent bien aux changements de tem-* pérature et de climat, seraient seulement plus délicates pour la nourriture que la chèvre commune. Le corps, le ventre surtout étant d*un volume restreint, ces animaux consomment beaucoup moins que leui*& congénères d*autre race, tout en produisant certainement plus. Le caractère est doux et tranquille.

La production de lait varie de 2 litres 1/2 à 3 litres !/2, quelquefois i; la MallaisL' se maintient loii^Menips en lait si on a soin d'isoler la chèvre du bouc, car elle ollVe une proi)ension assez nette à subir deux saillies par an icaractèi e de la Nubienne). La production du lait peut atteindre 600 à 700 litres par an. Chaque portée donne 2 chevreaux, souvent 3, quelquefois 4, exceptionnellement 5.

Le lait des Maltaises offre la particularité d'être tout à fait sans odeur, très riche en beurre et légèrement sucré.

Le rendement des chèvres de Malte est très élevé ; à Malte oii Ton alimente largement les chèvres pendant la Lu ImI ion, la ration journalière peut comprendre jusqu'à 2 kilogranunes à 2'<f^,;l()0 (le lèves.

Les chèvres Maltaises étant nouriies dans Lile à la mangeoire et ne recevant aucune nourriture ai^buslive, ses instincts déprédaleui's sont moins sensibles que chez ses con* génères ; la conduite du troupeau est des plus faciles.

Durant les derniers mois de la gestation, les Maltais soumettent le pis à des massages, des frictions, afin de développer la sécrétion lactée. Les chevriers préfèren t exercer de fréquentes traites lors(jue l animal est en lait, et, contrairement aux coutumes généralement admises, ne pralicjuent jamais la mulsion à Tond alinde laissiM* dans le [)is une certaine (juantilé de lait « entretenant ainsi la chaleur qui active la sécrétion lactée

Maltaiaea d'Algérie, — En Algérie, en Tunisie les condi-

CHÈVRES. — RVCE D'AFRIQUE-

lions (ralimenlalion étant moins favorables, les rendements baissent légèrement.

La chèvre ^laltaLse est très répandue sur le littoral alg:érien ; le type naturel a subi quelques modifications par suite du croisement avec des boucs de grande lace 70). Les poils sont longs en général ; cependant il est des Maltaises à j)oil

Fig. 70. — Chèvre Maltaise.

ras. La toison très variable est tantôt rousse, brun clair ou foncé, noire, blanche, grise, péchante ou pie, mais la nuance jaune brun, froment foncé prédomine; les stries blanches de la tète, les raies dorsales fréquentes parmi le type Alpin ne se rencontrent jamais chez les .Maltaises.

Les oreilles sont tantôt légèrement cassées vers le bout et tombantes comme chez la chèvre d'Arri(iue, tantôt très courtes à la façon de la chèvre de la Mancha, ce qui confirmerait Topinion de certains auteurs voyant dans la Maltaise d'Algérie un croisement de ces deux races.

Le type qu'il importe de sélectionner serait donc caractérisé

CllABlNS.

par la robe froinrnt foncé, lo poil h,n^, Tor^Mllc rassée tombante, et relevéo vei'.s bout, VœM loncé et doux, la l«He allongée, le clianfrein droit, le iilutle renflé; les cornes contournées et grêles sont en voie de régression et manquent souvent ; la hauteur au garrot est de 65 à 70 centimètres.

Les Maltaises transportées en Algérie, en Tunisie ou dans nos régions, voient leur aptitude laitière baisser sensiblement, sans doute par suite deç modiflcations, des conditions d'existence, climat et ré^nme.

Les chèvres Maltaises sont principalement exploitées en Algérie autour des villes; la taille et la corpulence sont plus dé\elop[)ées (jue chez la variété Aiabe, la r'obe est ordinairement sous poil fauve et ras ; chaque troupeau, dans la province dOran, comprend une centaine Âe têtes quun berger espagnol mène au | pâturage. Chaque malin les chèvres, traversent la vîHe en s'arrétant de porte en porte pour être traites.

Les éleveurs algériens ont ordinairement deux troupeaux, Tun éloigné de la ville où Tentretien des chèvres taries ou en

gestation est peu coûteux ; l'autre, situé à proximité de la ville, ne comprend que les femelles en lait. Cette entreprise est devenue moins lucrative (ju'autiefois à cause de la concurrence des producteurs. On fabrique actuellement des fromages de chèvre estimés.

' Une chèvre Arabe vaut 12 à 15 francs, une chèvre Maltaise coûte 30 à 40 francs. Les Arabes, par une répugnance instinctive et par esprit de routine ou de tradition, n*élèvent pas les chèvres Maltaises.

Cbabins.

Nous devons, pour achevercomplètemenl Tétudedes ovidés, nienlionnei' les Cbabins exploités dans TAméiique du Sud.

Les Chabins, appelés Carneros linudos au Chili, proviennent de Talliance du bouc et de la brebis ou du bélier et de la chèvre; la fécondité est continue, mais pour obtenir des toisons convenables (pellones), on doit au bout de trois ou quatre générations revenir au sang ariétin, ce qui détermine

Diyilizea by CjOOglc

32* CHÈVRES. — RACE D'AFUIQUE.

un retour manifeste des Cliabins vei*» le type inoulon (fîp. 71 }. Le (^liabin porte des poils et du duvet, les poils ont une

lonfrueur moyenne de 28 centimètres et un diamètre de 0™™, 23, le duvet estlon*r (8 centimètres) et épais :0°"",04i. On obtient une toison pesant (le 3 à 4 kilogrammes.

PUKCS ' I. — GÉMÉRAUTiS.

On distingue dans le genre des suidés plusieurs espèces sauvages : le sanglier à baiides (S. vUtatm) , le sanglier à verrues (S. verreieoiitô), le sanglier barbù ($. barbalus), le sanglier d*Europe (S.'scrofa) (1), et une espèce domestique, le porc

(S. scrofa domesticus) qui fera seul l'objet de cède étude. Les porcs peuplent le territoire de la I ruiicc au nombre de 7 millions de tèles environ ; cette population maintient son chiirre

sans oscillation sensible.

* Fonction économique» — Les suidés domestiques ne rennplissent au cours de leur existence qu'une seule fonction économique : la production de la viande, mais ils font preuve dans Taccoiinplissement de cette fonction d'une supériorité incontestable,

Le porc, essentiellement omnivore, est un transformateur d'aliments remarquable, il utilise les matières premières d'une

faible valeur commerciale, les déchcls, les résidus elles transforme en chair ou en ^'caisse. La |)roporlion de matières comestibles fournie es( considérable ; la chair, la graisse, les viscères, le sang, sont utilisés, il n y a pour ainsi dire pas de 5"^ quartier.

L'exploitation des porcs se pratique dans tous les pays sauf en régions très froides ou en contrées désertiques, sèches et privées d'eau. Les régimes alimentaires divers peuvent, lui convenir ; sur le bord de la mer, on nourrit parfois les porcs à l'aide des déchets des industries entières : tèles de sardines, morues; ailleurs on leur distribue des animaux marins, des holothuries (La Réunion}.

(1| Voy. Brbhm, Les Mammifères, — Cornbvin, Les Porcs, DiFFLoTM. — Zûûlechnie, m. — 19

PORCS

En fouillant les frirhos, les Mii^lt's porcins peuvent s'alimenter des larves d'insectes, des racines d'herbe, de fruits sauvages ; on peut les conduire dans les prairies artificielles, et dans la zone intertropicaie des porcs paissent l'herbe jeune à la façon des bœufs.

Les porcs italiens de' la Galabre, de TOmbrie, des Marches trouvent leur subsistance dans les forêts de chênes en con* sommant les glands; en Algérie et Tunisie les cochons s'alimentent de li«:es de lii^uier de liarbarie crues ou cuites, des glands de chènes-verls, de haies de lonlisques, des olives sauvages, des escarLM>ls. cri<iuets; dans les régions Irès chaudes, les tiges de patates, de bananier, les tètes de canne à sucre, les racines de manioc, de fougère arborescente, de patates, canna, goyavier, bananier, etc., peuvent lui suffire.

On voit qu'au point de vue de l'alimentation et de Tutilisation des rations, le porc se place parmi les styets les plus remarquables; son appétit est considérable ainsi que sa puissance digestive. 11 n*y a guère que la cellulose, par suite de la conformation de son ap|)areil digestif (monogastri(jue) qui ne puisse être assimib'^e aisément el largement, mais son coefiicient de digestibilité, pour les aii(i»'> j)rincipes nutritifs, est des plus élevés. C'est l'animal qui gagne le plus fort poids par Jour à rengraissement proportionnellement à son poids vif; on peut faire gagner i kilogramme par jour, à un porc de 60 kilogrammes, soit 1,66 p. 100.

Les suidés porcins fournissent à la consommation un aliment estimé que toutes les peuplades de la terre, sauf les musulmans, ap[)récient également, à tous les niveaux de l'échelle sociale.

Le porc fournit à la e(Mis<>mni;ilii)ii de la viande grasse, de la graisse, du lard, du saiii<l<»u\ ; la ciiai culerie iililise ensuite les diverses parties reslante> pour des préparations nombreuses et Ton peut dire que chaque région du corps, les viscères, les intestins, le sang et même les abats (pieds, groin, estomac, langue, etc.) trouvent leur emploi.

Parmi les produits accessoires, on peut citer la vente des soies qui en général est peu importante (0 fr. 25 par tête environ) ; on en constitue des brosses, des pinceaux. Chez certaines

IMPORTANCE ÉCOiNOMIQUE.

variétés de la Sibérie et de la Russie cette exploitation peut cependant donner Heu à un certain mouvement commercial ;

ces soies vendues, sur les foires de Tobolsk notamment, de CG à 530 francs le pound i l j)ound — H) ku:. 38' sont expédiées en Russie; des villages entiers s'occupent de leui' assoi-timent avant l'expédition à Pétersbourg où des commissionnaires les dirigent sur l'Europe centrale; les porcs sibériens portent sur le rachis une raie dorsale de poils durs et longs (Okatka) dont la valeur est assez élevée.

Le peau de porc après tannage est employée par les selliers, les bourreliers} le cuir obtenu, très résistant, est actuellement eh faveur pour la garniture des voitures. En Amérique on tire des résidus des grands établissements d'équarrissage del huile de lard employée pour le graissage dc^ machines.

Comme produit accessoiie de l'exploilation des porcs citons entin la production du suc gastrique; le chien était autrefois utilisé à cet effet, mais son suc gastrique oiïre une odeur prononcée difficilement tolérée par les malades. Uepp eut recours au porc (août 1900), et la récolle du suc gastrique se pratique en général avec succès ; on opère des femelles de 5 à 6 mois pesant 30 kilogrammes et cette opération n'offre aucune suite grave.

A la ferme du Puits-d'Angle et de la Celle-Saint-GIoud (près Versailles) des truies de 200 à 220 kilogranunes fournissent cha(iue jour 400 à GOO gi ammes de suc gastrique : tous les sujets sont en bon état, la ration comprend 5 kilogi animes de pommes de terre de choix, 1 kilogramme de son, is'',r)00de farine d orge, 400 grammes de viande de cheval et du petitlait (Duclaux).

ImportMXkoe économique de la production de la viande, — La généralité de remploi de la viande de porc dans toutes les classes sociales, la diversité des mets obtenus (1) procure à cette production un débouché considérable. La consommation

(1) Monselet a célébré dans ces vers connus la supériorité du porc dans la production de la viande :

Car tout est bon en toi : chair, graisse, muscle, tripe. Ton pied dont une sainte a consacré le type.

Empruntant son arôme au sol périgourdin»

Eût réconcilié Socrate avec Xanthippe.

PORCS

intérieure cï^l en progression bien que par suite de l'amélioralion du sort des populations rurales, les paysans aient associé dansleur alimentation les viandes de bœuf et de mouton àceiie du porc, autrefois uniquement utilisée. Les statistiques des marchésde Paris montrent nettement l*augmentation de lademande de viande de porc. En 1903 il est entré dans les abattoirs de la capitale 657 000 porcs vivants contre 612 000 Tannée précédente, soit une augmentation de 7 p. 100; Télevage français peut donc s'orienter résolument vers la production de viande de porc.

L'An^'Ieterre offre de plus à notre production un débouché impor tant : les Iles Britanniques importent en effet annuellement 120000 tt^tcs (le porcs vivants, 2 000 000 de quintaux de lard frais, 800000 quintaux de jambons et 300000 quintaux de lard salé. Ce contingent considérable provient pour la plus grande partie de TÂmérique. Quelles que soient les conditions favorables de Télevage porcin dans le Nouveau-Monde, il est certain que notre situation privilégiée nous met à même de lutter victorieusement contre les produits américains qui ne présentent d'ailleurs pas la finesse de goût de nos sujets ciaonnais, normands, etc.

Les prix s'élèvent parallèlement à la consommation ; il importe de discerner ce mouvement de hausse parmi les fluctuations inévitables produites certaines années par la« mévente des porcs ». La truie étant très prolifique, l'extension de rélevage, les années où les prix peu élevés des pommes de terre notamment permettent Tentretien de nombreux sujets, prend un essor considérable, qui amène une certaine surproduction et déprécie les cours; par suite de ces conditions défavorables, l'exploitation des porcs réduit momentanément son importance et les cours se relèvent rannée suivante, ('/est ainsi qu'on observe d'une année à l'autre des écarts sensibles parmi lesquels on peut néanmoins discerner, avec un peu d'attention, le maintien ou la hausse des cours.

La production nationale peut donc se développer sans crainte de la concurrence étrangère.

Nous examinerons successivement les deux principales spéculations auxquelles donne lieu l'exploitation des porcs: élevage des jeunes, production de la viande.

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