AUX ZOUAVES PONTIFICAUX CANADIENS
Mes chers camarades,
Permettez à un vieux zouzou de vous dédier ce petit volume contenant des lettres, quelques souvenirs de Rome, des récits de voyages et quelques études économiques et sociales, écrits sur mon sac, au débotté ou depuis notre retour, dans des circonstances où notre patriotisme de zouaves ne devait pas rester muet.
J'ai sonné ‘AU DRAPEAU ”, à ces feuilles dispersées un peu partout. Je vous les présente GROUPÉES à l’occasion de l’anniversaire de votre départ pour Rome, il y à un quart de siècle, aujourd’hui même, anniversaire coïncidant heureusement avec le cinquantenaire épiscopal du glorieux Pape Léon XIIT.
Ne cherchez pas autre chose dans ces pages disparates, dont plusieurs vous paraîtront surannées ou peut-être hors de propos, que l'expression d'un ardent
dévouement à toutes les bonnes causes, que nous,
VI ZOUA VIANA
zouaves de Charette, résumons en deux mots : “ Dieu et Patrie”. —
En souvenir des jours heureux passés avec vous sous les drapeaux du grand pape Pie IX, j'appelle mon
bouquin “ ZouAVIANA ”; mais avant de lancer dans le monde, cette fillette du régiment, je viens vous inviter, tous, mes chers camarades, à la tenir sur lés fonts baptismaux.
Je serai tranquille sur son sort si tous les parrains que je donne à “ ZouAvIANA ”, s'engagent à réchaufter cette filleule sous le souffle de leur amitié.
Cette puissante protection, lui fera trouver grâce pour ses défauts de caractères, et son manque de style. Si vous acceptez ce parrainage, je peux lui dire avec confiance en m'en séparant : ‘“Zouaviana, cara mia ! Ama Dio, à tira via!”
Veuillez agréer, mes chers camarades et amis, l’expression de mon entier dévouement et de mes meilleurs sentiments.
G. A. DROLET, Soldal dans les lettres,
Sergent aux Zouaves Ponlificaux.
Montréal, 18 février 1893.
Re
dis
sue
he
eu
ous non 18 le itcr,
onts
ains
after
râce style.
avec
nia |
l'ex-
curs
uT.
Monsieur le curé Labelle, aumônier-clairon à Lacolle.— Le Fort Montgomery.— Ur banquet militaire à Champlain.
En ISG4, je grossoyais péniblement les plumitifs de la cour de circuit, dont mon excellent ami Adolphe Cherrier, m'avait entr'ouvert les portes, en qualité de
surnuméraire, lorsqu'un jour je reçus une dépêche du
… colonel de Salaberry m'otfrant le commandement d'une : Compagnie de 65 volontaires de St-Jean.tenant garnison à à Chambly.
… Quel saut, mon Dieu ! d'employé civil à une piastre \ et demie par jour, être bombardé tout à coup comman-
ui:
1] SÆ.
Pr
dant d'un détachement important. avec tous les pouvoirs, lies honneurs et {a solde attachés à des fonctions aussi élevées !
Echanger le rond de cuir et les manches de lustrine, pour l'épée, les galons d’or, les couronnes et les étoiles ! C'est le rêve de tous les pékins. De même que les marin au retour d'une longue et pénible croisière s’empressent, en arrivant dans un port, de louer des chevaux de selle, pour montrer aux terriens que ce n'est pas si malin, après tout, de monter à cheval, ou d'en tomber, de même le gratte-papier, saisit avec empressement toute occasion que lui offre l’état, de revêtir un uniforme, puis, de se pavaner d'un air conquérant, devant ses collègues.
Ilest vraique je sortais de l'école militaire de Québec, où j'avais décroché mes certificats de 1ère et 2ème classe avec assez de brio.
M. Cartier, plus tard Sir Georges, vieil ami de mon père, avec qui il avait fait le coup de feu en 1837, et qui me voulait du bien, m’accorda le congé nécessaire à l'illustration que je souhaitais, et je me préparai à aller guerroyer contre les Féniens.
Je m'équipai à la hâte, et me rendis à Chambly, où je pris le commandement de la 10ième compagnie du 3ième bataillon administratif. C’est 1à que je tis la connaissance de M. Beaugrand, plus tard maire de Montréal. M. Beaugrand payait son tribut à la patrie, comme soldat volontaire dans une compagnie du 65ième, alors Lrs CHASSEURS CANADIENS. ” Malgré ses 17 ans, il fast déjà la guerre au gouvernement, en chan-
oi''8.
ussi
rine,
iles !
e les isière r des n’est \d'en 1prestir un érant,
uébec,
classe
e mon et qui aire à
\ aller
)ly, Où nie du fis la ire de patrie, 5ième, ses 17 chan-
ï tk
FE