‹ Zouaviana, étape de vingt-cinq ans, 1868-1893 [microforme]Chapitre 34 sur 108 · CHARLES PAQUET · texte numérisé non relu

CHARLES PAQUET

Dans toutes les conditions sociales, on voit surgir de temps à autre, des hommes aux convictions profondes, qui, pour un principe, brisent avec le monde, et sacrifient ce qu'on appelle un bel avenir ; mais les nobles et saintes causes seules peuvent enfanter de grands dévouements.

Il y à bientôt neuf ans, un jeune homme distingué sous le rapport de la naissance, de la fortune et plus encore par sa solide instruction et par ses ardentes sympathies pour la cause pontificale, disant adieu aux jouissances qui l'entouraient courut s'enrôler sous le drapeau de Pie IX, se faire soldat de l'Eglise,

M. Alfred LaRocque eut le bonheur de verser son sang pour la défense du trône du Pape-Roi, et paya de sa personne à la glorieuse bataille de Mentana. C'était un beau dévouement et le sang de ce mercenaire engendra la croisade canadienne.

orge cher emnrquntey bar

M. Charles Paquet, dont le départ pour Rome, le ler mai courant nous inspire ces réflexions, fut un des cinq cents zouaves pontiticaux, qui volèrent se ranger autour de la chaire de Pierre, après Mentana.

La providence ne voulut pas que le dévouement de Charles Paquet fût scellé de son sang. Il monta la garde aux portes du Vatican pendant trois ans. Sa conduite fut celle d'un vrai soldat du Pape, toute d'abnégation, de fidélité et de bonne camaraderie.

Le 20 septembre 1870 vit. entrer, la honte au front, les hordes piémontaises, dans l'enceinte de la Ville Eternelle ; pendant que Cadorna et ses 75,000 soldats faisaient leur entrée triomphale par la Porta Pia, les glorieux vaincus de Pie IX, assemblés sur la place Saint- Pierre, poussaient une dernière fois le cri de “ Vive Pie IX” et défilaient par la Porta Angelica. Charles Paquet était du nombre.

Paquet, les yeux pleins de larmes, la rage dans le cœur de laisser son Pape-Roiï prisonnier des Piémontais, jura alors de revenir partager la captivité du Souverain- Pontife et de lui donner le reste de ses jours.

Charles revint donc au Canada avec l'intention bien arrêtée, de retourner à Rome aussitôt que faire se pourrait. Pendant son séjour en Amérique, il s'occupa

activement d’unir ses Zzouzous en consolidant l'Union Allet. Ce bon Zouave contribua plus qu'aucun de ses camarades à la fondation du Bulletin de l’Union Allet, à sa propagation et surtout à sa continuation. Il fut l'organisateur de la plus belle démonstration zouave, qui se soit encore faite en Canada, en nous réunissant dans la vieille cité de Champlain, en 1873.

ne, le ler \ des cinq er autour

ement de

monta lu

ans. Pa

ipe, toute

lerie.

au front, e la Ville 00 soldats a Pia, les ace Saintde “Vive y, Charles

ge dans le >jémontais, Souverainention bien 1e faire se il s'occupa int l'Union icun de ses Tnion Allet, on. I] fut on zouave, réunissant

PRET ee

Page 1