SA SAINTETÉ LÉON XIII
LÉON XIII Paris, le 16 février, 1888, Mon cher docteur Mount,
epuis que j'ai reçu votre bonne lettre, j'a’ eu le Depuis que : G bonheur de retourner encore une fois, à Rome, le 25
janvier dernier,
Je faisais partie de la délégation des personnes honorées de distinctions par le Saint-Siège, en qualité de trésorier général du comité international des ordres équestres pontificaux, formé à Paris, à l'occasion du
Jubilé sacerdotal de Sa Sainteté le Pape Léon XTIT.
J'avais accepté avec empressement les honorables et responsables fonctions de trésorier de cette œuvre, qui me mirent en relations avec les personnages distingués de ce comité. Je vous en envoie la liste, Vous com-
prendrez mieux en parcourant ces noms, combien j'ai lieu de me féliciter d'avoir eu l'honneur de collaborer à une œuvre aussi méritoire, en aussi belle compagnie.
J'ai eu bien des jours heureux dans ma vie, mais je le confesse ici en toute franchise, c'est aux zouaves pontificaux que je dois les meilleurs ; ma qualité d’ancien président de l'Union Allet me valut la confiance de cette association de toutes les illustrations les plus pures de la chrétienté.
Un étranger doit toujours montrer patte blanche. avant d’être accepté dans une réunion d'hommes du monde ; mais, un zouave pontifical canadien porte un talisman ; en se présentant comme tel, il voit les mains Souvrir, et se tendre vers lui, Je dois à la vérité de déclarer que le très distingué président du Conseil Héraldique de France, M. le vicomte de Poli, et M. le colonel Caïllon, qui furent mes amis, avant de devenir mes collègues, m'ouvrirent en France bien des portes, et me traitèrent comme un des leursen me priant d’accepter les fonctions de trésorier général de cette œuvre internationale, dont le comité était ainsi composé.