‹ Zouaviana, étape de vingt-cinq ans, 1868-1893 [microforme]Chapitre 80 sur 108 · ARTE · texte numérisé non relu

ARTE

leur développement par sa bureaucratie. Le peuple canadien toutefois ressemble à un écureuil dans une vaste cage. Il tourne dans son cylindre : il croit travailler et ne fait rien. Il ne fuit rien et travaille beaucoup pourtant. C’est notre situation. Nous avons un Sénat, un Conseil législatif, deux Chambres, nous montrons le poing aux Américains par delà les rivières qui nous séparent ; nos ministres font la navette entre Downing street et Ottawa : nous nous agitons beaucoup, beaucoup, et pour un grand nombre, c'estle comble de la liberté. Nous sommes libres de nous disputer entre nous. I n'y a pas un soldat, pas un marin, Enfin c'est l'âge d’or ; sans les 50° de froid qu'il fait quelquefois à Régina, on se croirait en Béotie.—Béotiens —Essayez donc de sortir de votre cage—franchissez donc la frontière. — Entrez donc dans une ambassade ou dans un consulat anglais ! Là vous verrez ce que vous pesez dans l'esprit des ‘ snubs” de la métropole.

D'un autre côté, le Français-colon soutfre moins de la situation.—[] reste Français.—I1 ne devient pas Tunisien, Algérien ou Tonkinois.—Nous, au contraire, désireux de fonder une nation, nous devenons Canadiens ou Australiens.

Si l'Angleterre nous accordait gracieusement la

liberté commerciale, tous les Canadiens répèteraientavec

, AVEC gOU- une légère variante le mot de sir E. P. Taché : “ La

françaises, î “ reconnaissance d’un homme libre est un lien plus fort

les qui per- F “ que le lien colonial. Si l'Angleterre nous accorde le lle-France. Ë

“ droit de commercer librement sous son protectorat, “ nous tirerons ensuite le dernier coup de canon pour * la défendre en Amérique.”

erté, tandis set retarde

Rte GRRSTANE

PÈDE ee pee

So —

ll: à

Mais l'esprit de parti a envahi toute notre société, et quel esprit ? Il y a lutteentre le parti des “ money bays ”? et ceux qui font primer l'intérêt public. Les coteries politiques se font la guerre au couteau pour obtenir ou garder le pouvoir, Tous les moyens sont jugés bons pour démolir un adversaire. La plus heureuse trouvaille dans ce genre, quand deux adversaires sont aux prises, est d’accuser le candidat progressiste de favoriser l'Annexion aux Etats-Unis ! En disant à l'Angleterre : “ Vous nous ignorez dans vos traités ; nous en souffrons, et nous vous prions de mettre le remède à notre portée en nous accordant la liberté de commercer avec nos soixante millions de voisins ”, on nous retorque : “ Mais malheureux, vous êtes annexionniste !”’ alors les électeurs 3e voilent la face ; on prie jour votre conversion.

Eh bien! non, ce n'est pas vrai... Les Canadiens, petits-fils de Français, ne sont pas plus déloyaux envers la Couronne Britannique, qui s'est emparé de notre pays par la force des armes, en 1759, en demandant respectueusement à l'Angleterre de leur permettre de vendre leurs fromages à l'étranger, que Notre Saint Père le Pape Léon XIII, les zouaves pontificaux, les Romains et tous les catholiques du monde, lorsqu'ils protestent contre le vol du Patrimoine de Saint-Pierre, ou lorsqu'ils revendiquent les libertés nécessaires au gouvernement de l'Eglise. Pardonnez-moi cette comparaison,

Parmi toutes les libertés primordiales dont nous jouissons avec tant de sagesse ; liberté des cultes, liberté de la presse, liberté de réunion et d'association, liberté d'enseignement, même la liberté de divorce, les pères

RS ane am omnnns

ociété, et ey bays ” s coterles btenir ou igés bons use trousont aux , favoriser ngleterre :

souftrons, tre portée r Avec n08 ae : “ Mais # les élecconversion.

Canadiens, aux envers é de notre demandant rmettre de otre Saint tificaux, les e, lorsqu'ils aint-Pierre, ‘essaires au i cette com-

t nous jouiss, liberté de tion, liberté ce, les pères

ri

de la Confédération ont négligé d'assurer au travailleur canadien, la sainte liberté de disposer sans entrave, du fruit de son travail. Le producteur canadien ne jouit pas du droit, pourtant sacré, d'obtenir soit de nos voisins des Etats-Unis, soit de nos frères de France, une juste et équitable rémunération pour les produits de sa terre ou de ses mains.

Les Canadiens industrieux, sont comme des abeilles ; ils distillent du miel pour les favoris du Colonial Ofice. Le soir, quand l'atelier fermé ses portes et jette sur le pavé tous les pères de famille, ceux-ci ne sont pas libres d'échanger le salaire de leur journée contre des denrées de leur choix. C’est l'Etat-providence qui leur impose le sien. Si l'ouvrier se plaint, le patron pro: tégé, chasse les abeilles de la ruche, mais garde le miel.

La force ne doit pas primer le droit à la vie, à l'existence, à l'amélioration de la condition sociale, morale et économique d'un peuple ; autrement les colons ne seraient plus que des Ilotes, des travailleurs mercenaires, peinant pour le profit et avantage de leurs maîtres. On nous reporterait à la barbarie,

En 1776 et en 1812, nos pères se sont battus sous le drapeau de l'Angleterre, pour repousser à main armée l'indépendance que leur apportaient les Etats-Unis. Ils ont donc fait leur preuve de loyauté. Si, aujourd'hui, leurs fils refusaient de réclamer avec instance la liberté commerciale du Canada, ne donneraient-ils pas raison à La Fayette, disant à des prisonniers canadiens sur les pontons de Boston : “ Eh, quoi ! messieurs, vous vous ‘“ êtes battus pour rester colons, au lieu de passer à “ l'indépendance ; restez donc esclaves ! ”

Pendant que nous évoluons avec tant de difficulté, retenus par ce fil à la patte.—le lien colonial, —le grand pays voisin, peuplé d’Anglais émancipés violemment quinze ans après la cession de notre pays, alors peuplé de Français, a marché de prospérité en prospérité. Sa population atteindra bientôt soixante millions d’habitants. Depuis, se rappelant le mot de La Fayette nos loyaux pères, il nous “snub” vius souvent qu'à notre tour. Il nousa fermé son marché ; il nous soulève tantôt un lièvre ou plutôt un poisson dans l'Atlantique, un loup marin (seal) dans le Pacifique. Il rencontre les commissaires anglais chargés d'ajuster les réclamations et les difficultés internationales dont nous sommes inconsciemment la cause, Et puis ! Nous sommes la monnaie dont l'Angleterre se sert pour acheter la paix

avec les Etats-Unis. Nous servons de tampon parfois,

souvent de tête de Turc. C’est avec des bribes de nos privilèges, de nos franchises, des lambeaux de notre territoire que l'Angleterre s'assure le tranquilité nécessaire à son commerce de l'Atlantique au Pacifique. Elle ne se bat plus que pour des nègres! Les blancs du Canada, après cent trente ans d'école coloniale, ne peuvent encore prendre soin d'eux-mêmes et sont restés cramponnés aux Jupes de Old England.

Et pourtant, il y à des hommes d’état en Angleterre même, qui montrent plus de cœur que beaucoup de nos politiciens.

Richard Cobden prononça un grand discours à Bradford rapporté dans le journal des Economistes du 15 février 1858, sur l'émancipation politique des colonies. À près avoir fait allusion au manifeste annexionniste de

fficulté,

e grand emment rs peuospérité.

ons d’haayette à rent qu à s soulève tlantique, rencontre réclama- L$ sommes ommes la er la paix on parfois, bes de nos

de notre ilité néces- Pacifique.

Les blancs bloniale, ne sont restés

Angleterre ‘oup de no8

urs à Bradistes du 15 Les colonies.

kionniste de

apres e

ne

1849, signé par des centaines de Canadiens, Cobden disait : “On ne saurait nier que le Canada ne soit au moins de cinquante années en arrière des Etats-Unis. Il y à quelques années lorsque je voyageais dans le Canada, je demeurai frappé de cette infériorité. Cependant alors, la protection était pleinement en vigueur, le Canada jouissait de tous les bienfaits de cette protection prétendue. Pourquoi donc le Canada florissait il moins alors que les Etats-Unis ? ”

“ Tout simplement parcear”il était sous notre protection ; parceque les Etats-Unis dépendaient d'euxmêmes, se soutenaient et se gouvernaient eux-mêmes. tandis que le Canada était obligé, non-seulement de recourir à l'Angleterre pour son commerce et son bienêtre matériel, mais encore de s'adresser à l'hôtel de Downing street pour tout ce qui concernait son gouvernement,.”

“ Le Canada avec une surface cinq ou six fois plus considérable que celle de la (Grande-Bretagne, peut-il dépendre toujours du gouvernemen. de l'Angleterre ? N'est-ce pas une absurdité monstrueuse, une chose contraire à la nature, de supposer que le Canada, ou l'Australie, qui est presque aussi grande que toute la partie habitable de l’Europe, n'est-il pas, dis-je, absurde de supposer que ces pays, qui finiront par contenir des centaines de millions d'habitants, demeureront d’une manière permanente la propriété politique de ce pays ? Eh bien ! je le demande, est-il possible que des Anglais de la mère-patrie et les Anglais des colonies engagent une guerre fratricide, à l'occasion d'une suprématie temporaire que nous voudrions prolonger sur ces contrées ? ”

.….$i quelques-uns, exploitant un vieux préjugé de notre nation, m'accusent de vouloir démembrer cet empire par l'abandon de nos colonies, je leur répondrai que je veux que les colonies appartiennent aux Anglais qui les habitent. Est-ce là les abandonner ? Pourquoi en avons-nous pris possession, si ce n'est pour que des Anglais pussent s’y établir ? et maintenant qu'ils S'y trouvent établis, n’est-il pas essentiel à leur prospérité, qu'ils y jouissent des privilèges du ‘“self-government ? ” On m'objectera aussi que l'application de ma doctrine aurait pour résultat d’affaiblir de plus en plus les liens qui unissent la métropole et les colonies. Les liens politiques ? Oui, sans doute! Mais si nous accordons de plein gré, cordialement, à nos colonies le droit de se gouverner elles-mêmes, croyez-vous qu'elles ne se rattacheront pas à nous par des liens moraux et commerciaux beaucoup plus solides qu'aucun lien politique ? Je veux donc que la mère-patrie renonce à toute suprématie politique sur ses colonies et qu’elle s'en tienne uniquement aux liens naturels qu’une origine commune, des lois communes une religion etune littérature communes ont donné à tous les membres de la race anglosaxonne disséminés sur la surface du globe.”

.…..* D'ailleurs, si nous permettons à nos colonies de se gouverner elles-mêmes, elles offriront plus de ressources à nos émigrants que si elles continuent à être mal gouvernées par la métropole.”

“ Que se passe-t-il aujourd’hui ? Beaucoup plus d’Anglais émigrent chaque année aux Etats-Unis, que dans toutes nos colonies réunies. Pourquoi ? parceque, grâce à la liberté dont jouissent les Etats-Unis, l’accroisse-

réjugé de nbrer cet répond rai

x Anglais Pourquoi r que des qu'ils SY rospérité, mment ? ” a doctrine 18 les liens

Les liens accordons droit de se 1e se ratta- 1t commerpolitique ?

ute suprés'en tienne commune, ature com- “ace anglo- ,

colonies de lus de resent à être

) plus d’Anis, que dans ‘eque, grâce

l'accroisse-

AN EEE à ral ÉD E AL Era

trs MP SN tr PE RP DS AT da RNA EL a ee HE ES Et

pere

DH ve = :

RE PATRON PSS

ment du capital y est tel, qu'un plus grand nombre de travailleurs peuvent y trouver de bons salaires, que dans les pays que nous gouvernons.

.. ‘ Qu’elles nomment elles-mêmes leurs gouverneurs, leurs contrôleurs, leurs douaniers, leurs évêques et leurs diacres, et quelles payent elles-mêmes les rentes de leurs cimetières ! Cessons à tout jamais de nous mêler de leurs affaires. Ne nous occupons plus de cette question coloniale, que pour la régler à la pleine et entière satisfaction de nos concitoyens des colonies, en leur accordant tous les droits politiques qu'ils pourront nous demander.” (Applaudissements prolongés).

Savez-vous comment Richard Cobden fut puni pour avoir prononcé un discours qui vous ferait vouer aux gémonies en Canada ? Il fut créé baronnet ! Il fut anobli —L'Angleterre lui confia les missions les plus délicates et il fut chargé de négocier avec la France, représentée par le grand économiste Michel Chevalier, le fameux traité de commerce de 1860, qui à été renouvelé depuis, de dix ans en dix ans jusqu’au ler février 1892. L’Angleterre d’ailleurs a prouvé en anoblissant Sir George-E. Cartier, en faisant baronnet, celui qui lui avait tiré des coups de fusil en 1837, en créant ‘“Sirs”, MM. (alt, MacPherson, Johnson, John Rose et John Abbott, qui avaient signé le manifeste annexionniste de 1849, qu'elle sait honorer le courage et les vertus civiques là où ils se trouvent, même chez un “ Colonist” quelquefois.

La liberté commerciale, pour nous, c'est le dele.::da Carthago. Ne craignons donc pas de ia demander, mas avec l'intention de l'obtenir.

Si jamais nous prenons part à des expositions internationales, en Belgique ou ailleurs, le gouvernement devra publier, în extenso, les tarifs des droits d ‘louane payables, par les produits canadiens, à ces fronticres. De cette façon, les producteurs de notre pays sauront à quoi s’en tenir d'avance, et ne courront plus le risque, en exposant une selle, de remporter une veste, comme Malcolm.

Ensuite, (c'est assez délicat à dire, pour moi surtout qui n'ai eu que les rapports les plus sympathiques avec mes collègues anglais de la Commission canadienne) le gouvernement devrait, comme il vient de le décréter en élisant un député-orateur du parlement fédéral, exiger que tous les fonctionnaires, commissaires, secrétaires et employés, qui représenteront le Dominion à l'étranger, si jamais on y retourne, parlent l'anglais et le français, la langue diplomatique. On ne verrait plus alors se reproduire le phénomène de 1878.

De tous les pays du monde entier, représentés officiellement ou officieusement à Paris, le “ Dominion of Canada ” était le seul qui avait montré assez . . . assez... comment dirai-je ? assez d'indépendance, pour nommer une commission exécutive, distinguée d'ailleurs, mais ne parlant pas un traître mot de français, à part M. J. Perrault et moi ; et encore, dans ce milieu, l’aurionsnous oublié en peu de temps, sans la gracieuseté du Prince de Galles et du duc de Manchester, président de la Commission coloniale, qui ne nous adressèrent jamais la parole autrement qu’en français.

Etait-ce une leçon ? C’en avait tout l'air.

Montréal, 18 février 1885.

ons interrernement

d douane ticres. De ront à quoi

e, en EXPO-

e Malcolm.

1oi surtout hiques avec xdienne) le le décréter nt fédéral, aires, secré- Jominion à nt l'anglais à ne verrait

ésentés offi- Jominion of 2... ASSOZ .

pur nommer illeurs, mais à part M. J.

eu, l'aurionsacieuseté du président de sèrent jamais

ir,

BENE MERENTI!

La croix! La médaille militaire ! Voilà les deux phures sur lesquels le bon soldat tient les yeux fixés pendant ses années de présence sous les drapeaux ; les pôles vors lesquels gravitent toutes ses ambitions, toutes ses espérances. Pour obtenir ce bout de ruban, auquel] est suspendu l'effigie de sa patrie ou de son souverain, quels prodiges de valeur n'accomplissent pas les vaillants soldats ? Ils souffrent la faim, le froid, les privations de toutes sortes, exposent leur vie, ils versent leur sang généreusement,

Tous ne sont pas appelés à faire les mêmes sacrifices, mais tous sont prêts à se sacrifier également, Le rôle en commande aux avant-postes en même temps qu’à l’arrière-garde. Les balles homicides en frappent quelques-uns ; elles en épargneït un plus grand nombre, mais tous pourraient être frappés.

Le souverain dans sa muniticence, reconnaît l’accom plissement de devoirs aussi généreusement accomplis, en récompensant par une médaille commémorative. dite de “ Campagne ” les services d'une armée ou d'un corps expéditionnaire, Ceux qui parmi cette agglo-

mération d'hommes ont eu le bonheur de trouver une occasion de se distinguer spécialement, reçoivent en outre la “ médaille militaire” en France, la “ Victoria Cross ” en Angleterre.

Les zouaves pontificaux canadiens ayant eu le bonheur de servir sous les drapeaux du Saint-Siège, il y £ près d’un quart de siècle, la cause la plus sainte de notre époque, en défendant les états de l’église, leur mère, contre un envahisseur aussi puissant que peu scrupuleux, ont reçu du Souverain Pontife, le Grand Pape-Roi Léon XIII qui sait se souvenir, un témoignage éclatant de sa satisfaction et de sa muniticence royale et pontificale, —“ la médaille militaire.”

Cette médaille est plus qu’une médaille de campagne : c’est un brevet de bravourc autant que de bonne conduite, c’est un certificat de courage autant qu'une attestation de bons et loyaux services sous les drapeaux du Pape. Le brevet est une véritable lettre de noblesse, adressée à l’heureux titulaire.

Nous empruntons au journal L’Etendard de Montréal, le récit des grandes fêtes qui ont accompagné la distribution et la remise de ces précieuses médailles aux zouaves canadiens, à Sainte-Anne de la Pérade, par l'honorable M. Mercier. Ce dernier avait été chargé personnellement, lors de son dernier voyage en France, par le général de Charette, du soin de faire parvenir ces médailles et ces brevets à leur destination.

C’est à l'intelligente collaboration et au dévouement de notre distingué camarade, M. Adolphe Martin, rédacteur à l’Etendard, que nous devons le procès-verbal de ces fraternelles assises, tenues à Sainte-Anne de la

À ë] # ë] à is ÿ “| Ë

ES TEV EN Te ANT

pres RARES

uver une oivent en «Victoria

eu le bonège,ily£ sainte de sglise, leur t que peu ,le Grand un témoiaunificence LE]

Je

“#ampagne :

bonne conant qu'une s drapeaux le noblesse,

‘4 de Monompagné la édailles aux Pérade, par été chargé en France, re parvenir n.

dévouement artin, rédacrocès-verbal -Anne de la

Am RLVÈE ARE PER RE 2AGir

AAA Sn PTE Le

RSS D Hs I ER RS

RUE DCE mn

BENE MERENTI 395

Pérade, Je suis heureux d'emprunter à mon ancien compagnon de chambrée du 4ème dépot, lorsque nous étions casernés au couvent des Augustins à Rome, et plus tard à Mentana en 1868, le récit de cette belle démonstration, couronnant le quart de siècle d'existence du mouvement zouave en Canada.

(De l'Elendard) “AIME DIEU ET VA TON CHEMIN ” UNION ALLET

La circulaire ci-dessous à été adressée par le comité d'organisation de la réunion générale des zouaves, à Tourouvre, à tous les anciens zouaves pontificaux du Canada et des Etats-Unis :

Mon cher Camarade,

Depuis bientôt un quart de siècle que la révolution triomphante nous a violemment arrachés des murs de la Ville sainte, nous avons tenu constamment les yeux fixés sur le Vatican et durant ces longues années, le Pontife prisonnier n'a jamais cessé d'encourager l'espoir et la constance de ceux qui se sont un jour dévoués à la défense du patrimoine de Saint-Pierre.

À maintes reprises, notre cœur a été consolé par les témoignages d'amour et de sollicitude du Saint-Siège à notre égard.

Page 1