‹ Zouaviana, étape de vingt-cinq ans, 1868-1893 [microforme]Chapitre 83 sur 108 · PROGRAMME · texte numérisé non relu

PROGRAMME

18 AOUT.— Réception officielle des zouaves à la gare de Sainte-Anne, par les autorités religieuses :t civiles, puis rendez-vous des zouaves et autres invités à Tourouvre ; souper, feu d'artifice et musique par deux fanfares venues de Québec et de Montréal, promenade en chaloupes et autres délassements.

19 AOùT.—Le lendemain, 19, déjeûner à 9 heures ; messe solennelle à 9 heures 30 dans l’église de la paroisse et sermon par M. l'abbé Proulx. Bénédiction et distribution des médailles et diplômes accordés par le Saint- Père ; banquet à une heure, suivi de discours ; départ dans l'après-midi, et au besoin, souper le soir pour ceux qui n'auront pu partir.

Suivant les instructions du général de Charette, M. Mercier a chargé M. de Montigny, le plus ancien des zouaves, de présider la distribution des médailles et diplômes.

La presse de cette province, sans distinction de parti ou de religion, a été invitée à assister à ces fêtes; la plupart des journaux y seront représentés.

M. Charles Trudel, vice-président de la section de Québec, s’est assuré un train spécial de première classe pour mardi après-midi. Ce sera le seul convoi spécial qui partira ce jour-là de la gare du Palais à destination

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de Tourouvre. Il s'arrêtera seulement au Pont-Rouge (Sainte-Jeanne de Neuville) et à Portneuf, atin de prendre les zouaves qui résident dans ces deux paroisses,

Les zouaves de Montréal se réuniront sur la place de l'hôtel de ville, à 2 hrs. pm. De là, ils partiront en corps pour se rendre à la gare Dalhousie, drapeau et musique en tête.

Les zouaves de Québec se réuniront à la résidence de M. C. Trudel, No 31 rue Dauphin, à la date ci-dessus dans l'après-midi. De là, ils partiront en corps pour se rendre à lagare du Palais, drapeau et musique en tête.

Les membres de la presse feront route avec les zouaves et logeront comme eux sous des tentes à Sainte- Anne de la Pérade.

Les membres honoraires et les amis des zouaves sont cordialement invités à les accompagner.

Cette belle démonstration, qui aura à la fois un caractère religieux et militaire, et où les Canadiens qui prirent les armes pour la plus noble, la plus héroïque des causes recevront la récompense que leur accorde Sa Sainteté Léon XIIT, promet d'être magnitique.

(Par télégraphe à l’Elendard) Sainte-Anne de la Pérade, 18 août.

Nos zouaves pontiticaux sont arrivés ici vers 8 heures ce soir, Ils sont joyeux et leur sujet de conversation

naturellement a roulé sur les épisodes de la prise de Rome et les souvenirs de 1868 et 1870.

Pendant tout le parcours, à toutes les stations intermédiaires, ils ont été acclamés par des foules nombreuses venues de toutes parts pour les saluer au passage. Arrivés à la gare de Sainte-Anne, ils se sont mis en marche sur deux rangs, ayant en tête le drapeau pontifical et la fanfare L’ Harmonie, pour se rendre devant l’église de la paroisse, où au-delà de 3000 personnes les attendaient. Six hommes de la police de Montréal commandés par le sergent Bériau et six autres de Québec, s'occupaient à frayer un passage à la procession parmi cette foule et à maintenir l’ordre.

Lorsque les visiteurs furent rangés près du portique de l'église, Monsieur le maire Rousseau lut l'adresse

suivante :

Aux anciens zouaves pontificaux,

Messieurs les zouaves,

Permettez-moi de vous souhaiter, au nom des paroissiens de Sainte-Anne de la Pérade, la plus cordiale bienvenue. Laissez-moi vous dire combien nous sommes tiers et heureux de posséder quelque temps au milieu de nous la vaillante phalange canadienne, qui, il y a plus de vingt ans, volait au secours du Pape et combattait avec héroïsme pour le maintien de son pouvoir

temporel.

Elle est déjà assez éloignée, cette époque glorieuse qui a jeté tant d'honneur sur le nom canadien ; mais son souvenir continue toujours à vivre dans nos cœurs de catholiques.

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